Quand Bachar el-Assad se permet de donner des leçons de popularité à Hollande

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Le président syrien a affirmé que lors d'une visite de parlementaires français en Syrie, l'un des membres de la délégation était des services de renseignements.
Le président syrien a affirmé que lors d'une visite de parlementaires français en Syrie, l'un des membres de la délégation était des services de renseignements. © YURI KADOBNOV / AFP/ YURI KADOBNOV

VIDÉO. Interrogé par Europe 1 sur d’éventuels contacts avec le président de la République, le dictateur syrien a préféré ironiser sur ses “11 % de popularité”.

Le président syrien Bachar el-Assad n’a pas épargné François Hollande. Interrogé par la radio Europe 1 et les chaînes de télévision TF1 et LCI, il a été invité à commenter la fin du mandat de François Hollande alors que lui-même est toujours au pouvoir, Bachar el-Assad répond : “Je ne l’ai jamais rencontré. Pour être franc, je ne me soucie aucunement de lui et (…) ses 11 % de popularité, ce qui, je pense, s’appelle toucher le fond comme jamais aucun de ses prédécesseurs dans l’histoire de France”.

Le président syrien a affirmé que lors d’une visite de parlementaires français en Syrie, l’un des membres de la délégation était des services de renseignements. Interrogé sur des contacts personnels avec les services de renseignements français, il répond : “En fait, lors de la visite d’une délégation parlementaire en Syrie, un des membres de la délégation était du service de renseignements. Donc, ces contacts existent.” Et d’ajouter : “Bien sûr le gouvernement français a déclaré qu’il s’agissait d’une délégation parlementaire, mais qu’il n’était pas concerné et qu’il désapprouvait. Ce n’est pas vrai : il y a bien entendu plusieurs canaux de communication.”

Retrouvez l’intégralité de l’entretien ci-dessous :

Trois députés français à Alep

Plusieurs délégations de parlementaires français se sont rendues en Syrie ces dernières années malgré les réprobations du gouvernement socialiste.

La dernière visite de parlementaires remonte à janvier, lorsque trois députés de droite, Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq et Jean Lassalle, se sont rendus à Damas puis à Alep pour y passer le Noël arménien “en solidarité avec les Chrétiens d’Orient”. Deux d’entre eux, Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq, s’étaient déjà rendus en Syrie à deux reprises depuis novembre 2015, malgré la désapprobation des autorités françaises. Ils avaient notamment rencontré en mars 2016 le président syrien.

Publié le 16/02/2017 à 09:33 | Le Point.fr

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