Bande de Gaza: la poursuite des raids aériens fait craindre l’escalade

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Gaza, le 19 novembre 2012 au matin.

Pour la sixième journée consécutive, l’armée israélienne bombarde la bande de Gaza ce lundi 19 novembre. Au total, sept Palestiniens sont morts ce lundi matin, dont un enfant de 5 ans et une femme. L’Etat hébreu réclame l’arrêt des tirs des roquettes, sans quoi Benyamin Netanyahu s’est dit prêt à étendre «significativement» les opérations, autrement dit à lancer l’offensive terrestre. Un scénario que la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne souhaitent éviter. Dimanche, à Jérusalem, Laurent Fabius a répété que «la guerre n’est pas une option».

Des bombardements intenses ont eu lieu durant toute la nuit, alors que l’on entre dans le sixième jour de combats entre Israël et les groupes armée palestiniens. Les premières frappes ont commencé vers 21h, tirées depuis les navires de guerre qui sont postés le long de la bande de Gaza.

Ensuite, il y a eu une énorme déflagration qui a fait vibrer les murs et les vitres du bâtiment où je me trouve, quelques minutes avant qu’un hélicoptère ne survole la ville. Mais c’est vers 4h du matin que les bombardements ont été particulièrement soutenus.

Et enfin, la dernière offensive de la nuit a eu lieu vers 6h du matin. Plus d’une dizaine de raids ont été menés dans la région des tunnels. Les tunnels qui sont cruciaux pour les Gazaouis puisque c’est par là que la plupart des biens arrivent dans l’enclave palestinienne sous blocus israélien.

Depuis le début mercredi de l’offensive israélienne à Gaza, le bilan est désormais de 84 morts palestiniens, dont une trentaine pour la seule journée de dimanche, la journée la plus sanglante depuis le début de l’opération «Pilier de défense».

Les Gazaouis se souviendront longtemps du massacre de la famille al-Dallou. La maison de deux étages a été réduite à néant. Il ne reste qu’un cratère de plusieurs dizaines de mètre de largeur. Les secouristes ont dû être aidés par trois bulldozers pour libérer les corps des quatre femmes et des cinq enfants ensevelis sous les décombres.

Selon le journal israélien Haaretz, ce raid serait une bavure. C’est la mauvaise maison qui aurait été ciblée. Très mince consolation pour les Gazaouis qui, face aux frappes incessantes de l’armée israélienne, semblent faire de plus en plus bloc autour de Hamas.

 

RFI/ 19/11/2012