Burkina Faso: la Cédéao s’oppose à des sanctions, Macky Sall médiateur

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Burkina Faso: la Cédéao s’oppose à des sanctions, Macky Sall médiateur
Les présidents du Niger Mahamadou Issoufou (g), du Togo Faure Gnassingbé, du Ghana John Dramani Mahama, de la Commission de la Cédéao Kadré Désiré Ouedraogo, et du Bénin Yayi Boni, lors du sommet de la Cédéao, à Accra, le 6 novembre 2014
AFP PHOTO / STRINGER

Les dirigeants ouest-africains s’opposent à des sanctions contre le Burkina Faso. Réunis jeudi 6 novembre à Accra, au Ghana, les chefs d’Etats de la sous-région ont lancé un appel à la communauté internationale afin d’éviter que des sanctions soient prises contre le pays qui traverse une période délicate. La Cédéao a également désigné le président sénégalais, Macky Sall, pour conduire le groupe de contact sur le Burkina Faso.

Manifestement, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) est plus conciliante que l’Union africaine vis-à-vis du Burkina Faso. Jeudi 6 novembre à Accra, les chefs d’Etat de la sous-région se sont prononcés contre des sanctions internationales contre le Burkina.

Dans un communiqué, la conférence des chefs de l’Etat ouest-africains lance même un appel à la communauté internationale et aux partenaires afin qu’ils n’imposent pas de sanctions au Burkina Faso « compte tenu des efforts en cours au niveau de la région »  et qu”ils continuent à soutenir ce pays en cette « période délicate ».

Dès lundi, l’UA menaçait pour sa part le Burkina Faso de santions si les militaires ne remettaient pas le pouvoir aux civils dans les deux semaines. Délai qui, semble -t-il, n’impressionne pas le lieutenant-colonel Zida qui avouait ce jeudi que ce délai n’engageait que l’Union africaine.

La Cédéao se veut donc compréhensive vis-à-vis du Burkina. Jeudi, les chefs d’Etat ouest-africains ont exprimé leur profonde gratitude envers le lieutenant-colonel Zida et l’armée burkinabè pour leur professionnalisme dans le maintien de la sécurité, de la loi et de l”ordre et pour leur rôle positif dans la mise en place d’un processus de transition dirigé par une personnalité civile.

La Cédéao veut donner sa chance à une expérience qui n’est pas un coup d’Etat militaire mais une insurrection populaire, analyse un diplomate ouest-africain : « ce n’est ni le Niger de Salou Djibo ni le Mali de Sanogo », précise-t-il.

Positions complémentaires

N’y a-t-il pas contradiction, sur ce dossier, entre la position de la Cédéao et celle de l’Union africaine ? Non, car les positions des deux institutions africaines sont complémentaires, assure Edem Kodjo, envoyé spécial de l’Union africaine, au micro de RFI. « La Cédéao est dans son rôle : lorsqu’elle intervient pour trouver une solution à une crise dans un des pays membres, elle a tout intérêt à demander à ce qu’il n’y ait pas de sanctions immédiates. L’Union africaine est également dans son rôle. C’est sur insistance du président en exercice de la Cédéao que Mme Zuma (la présidente de la Commission de l’UA) est intervenue auprès du Conseil de paix et de sécurité pour que l’on donne un délai de quinze jours au Burkina Faso. Elle aurait pu prendre une sanction immédiate, comme cela s’est déjà vu dans le passé, dans d’autres Etats », relève l’envoyé spécial de l’UA.

« C’est le même combat pour l’UA et pour la Cédéao : nous recherchons tous une solution, et nous la voulons vite. Nous voulons un civil pour diriger la transition, et c’est également ce que la Cédéao veut : il n’y a aucune contradiction », estime Edem Kodjo.

Pour mémoire, une commission composée de l’ancienne opposition à Blaise Compaoré, de la société civile et des chefs religieux et traditionnels travaille à l’élaboration d’une charte de la transition. Cette charte devrait être validée demain, samedi, et présentée lundi prochain aux médiateurs internationaux de la troïka ONU-UA-Cédéao.

Macky Sall nommé à la tête du groupe de contact

 

La Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest a aussi désigné le président sénégalais, Macky Sall, pour conduire le groupe de contact sur le Burkina Faso. Ce dernier semble confiant sur le fait que le colonel Zida va remettre le pouvoir à une personne consensuelle issue de la société civile.

Principale mission du président sénégalais : suivre de près le déroulement de la transition au Burkina Faso jusqu’à l’élection de novembre 2015. Macky Sall devra rendre compte de chaque étape du processus de transition à ses pairs ouest africains et et veiller à ce que la Charte de la transition, en cours d’élaboration, soit respectée.

D’après un membre de sa délégation, « ce sont ses relations personnelles avec chaque acteur de la scène politique burkinabè qui entrent en jeu ». En effet, selon ce responsable sénégalais joint par RFI, Macky Sall connait aussi bien les leaders de l’opposition, que les dirigeants de l’ancien régime. Il a, martèle cette source, une réelle confiance en le lieutenant-colonel Zida, qui lui a assuré, « avoir accepté de transférer le pouvoir ».

Selon son entourage, le facilitateur sénégalais veut « donner du temps » pour permettre le choix d’une personnalité civile consensuelle : « il n’est pas question précise un de ses proches, de choisir quelqu’un dans la précipitation, qui sera par la suite contesté par la rue ».

Enfin, sur la même lancée que la Cédéao, Macky Sall se veut conciliant : « il veut éviter au Burkina, des sanctions de la communauté internationale, explique un diplomate, parce que c’est un pays déjà pauvre et enclavé ».

 

Par RFI

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13 COMMENTAIRES

  1. Toujours est il que c’est le peuple burkinabè qui a été volé. Le pouvoir leur revient car ces militaires n’aurait pas eu le courage de le prendre sans ce sacrifice consenti par le peuple.
    C’est lâche.

  2. S’il n’y a pas de sanction contre le BF, le Mali devrait revoir ses positions s’il faut rester à la CEDEAO ou partir: je ne supporte pas Blaise, mais les règlements sont les règlements: ils doivent s’appliquer de la même façon sur chaque Etat. Il y a eu un coup d’état au Mali, nous avons été “exclus” par la communauté internationale cela doit s’appliquer pareillement au BF si les choses se passent normalement…. 😉

  3. @djeden. Que ce soit par une “bande de voyous irresponsables” ou le peuple avec en sa tête un officier de valeur: UN COUP D’ETAT RESTE UN COUP D’ETAT, CEST A DIRE UNE VIOLATION DE LA CONSTITUTION! Par conséquent, les sanctions doivent être pareilles! Pour le cas du Mali, ça se comprend: des maliens comme Soumaïla CISSE et tant d’autres étaient pour la sanction contre leur pays!”Wara min ko ounkoun ka tchi, niama to la” s’est dite la communauté internationale! C’est pourquoi les Dieux du Mali ne confieront jamais le pouvoir à ces apatrides qui ont aussi demandé le blocage de nos armés à Conakry pour favoriser la progression des djihadistes? Que dieu bénisse le Mali et maudisse tous ses ennemis d’au dedans et d’au dehors. 😈 👿

    • “@djeden. Que ce soit par une « bande de voyous irresponsables » ou le peuple avec en sa tête un officier de valeur: UN COUP D’ETAT RESTE UN COUP D’ETAT, CEST A DIRE UNE VIOLATION DE LA CONSTITUTION!”

      Grand sambou, mon post se termine par “Toutefois, n’oublions pas que dans les deux cas la constitution reste violée! :wink:”!

      Donc, sur ce coup là nous sommes sur la même longueur d’onde! 😆

    • Grand sambou

      “…le blocage de nos armés à Conakry pour favoriser la progression des djihadistes”

      Mon frère, la raison de ce blocage était que ces armes ne tombent pas dans les mains de la bande de voyous assassins de Kati.

      Les seules personnes qui ont favorisé la progression des djihadistes sont les Mariko, CMD et la bande de COCHONS DE KATI. 😆 😆

  4. Et puis croyez moi ou pas, Macky Sall sera le nouveau remplacant de Blaise Compaore de la France. Qui vivra, verra. Je parie sur les tetes de vous savez quiiiiiiiiiiiiiiii 😆 😆 😆 .

    • Le niveau des interventions sur Maliweb est à l’image du mali et de ses dirigeants, c’est à dire médiocre. Aucune analyse sérieuse, que des invectives, insultes et ragots de commerce. Quant aux smileys, on dirait que c’est une nourriture pour certains afin de masquer leurs carences intellectuelles. Pauvre Mali, t’es vraiment mal barré!!

  5. Ok freres et soeurs, je sais que je vais chaud sur le forum, mais la table est mise. 😉 .

  6. Et voila une lecon a apprendre, la cedeao ne vas pas poser des sanctions contre le B.F, cool. Je ne peux pas dire avec precision qu’il y a collusion a la cedeao, mais il me semble qu’elle est aussi pourrie comme l’UA, et les autres organisations sous regionales. Le Mali a ete sanctionne, je dirais pourquoi le B.F pour que les militaires degagent mais le cas de B.F et du Mali sont differents, donc cela m’apaise car le peuple qui a pris leur desti nen mains. A l’oppose du Mali c’etait des soldats cancres, rates et des mutins qui sont defonces le C… de ATT, bebi ba bolo, d’ailleurs j’ai etait toujours et reste un supporteur de cel, mais c’est l’apres coup d’etat qui m’a trop decu avec le capi et sa racaille de bandits. Sinon le Mali etait un vrai laissez aller sous att et tout le monde fiasiat tous ceux qu’ils voulaient, ces actes refont surface avec ibklan, le geu-ulard, le balla faceke national actuellement toutes categories. Donc bravo au peuple du Faso. B.F = 1 ET LA CEDEAO = 0. :mrgreen:

    • 1FILSDUMALIBA

      “…le cas de B.F et du Mali sont différents, …car le peuple qui a pris leur destin en mains. A l’oppose du Mali c’était des soldats cancres, rates et des mutins”

      En effet, au Burkina c’est une armée soudée, organisée et responsable qui a nommé un des leurs à la tête de l’Etat!

      Alors qu’au Mali, c’était une bande de voyous irresponsables qui ont mis en danger le pays!

      Toutefois, n’oublions pas que dans les deux cas la constitution reste violée! 😉

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