Burundi: nouvelle opération de ratissage contre des «insurgés»

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Burundi: nouvelle opération de ratissage contre des «insurgés»
Un habitant de Cibitoke fuit les violences meurtrières qui ont éclaté lors d’une précédente opération de police, le 1er juillet dernier.
AFP PHOTO / MARCO LONGARI

Le quartier de Cibitoke a été perquisitionné pendant plusieurs heures dimanche matin, à Bujumbura. Des armes ont été saisies et 23 personnes arrêtées. Dans ce quartier où la mobilisation avait été forte contre un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, les relations entre la population et la police restent tendues, et chacun a une lecture très différente des évènements.

Dès les premières heures de la matinée, dimanche, des militants des droits de l’homme burundais ont reçu des appels des habitants de Cibitoke. La veille, ils ont entendu des tirs et dès 6 h du matin, la zone entre la 11e et la 14e avenue a été bouclée. « Les policiers fouillent les maisons et pillent la nourriture. Ils ont des listes de noms », rapportent ces habitants inquiets. Une vingtaine de jeunes ont été arrêtés. Certains « seulement parce qu’ils habitent près d’une parcelle inoccupée où deux kalachnikovs ont été retrouvées », expliquent encore ces habitants, convaincus que la police leur « fait payer la mobilisation anti-troisième mandat ».

Une patrouille militaire attaquée

« La police n’a jamais ciblé un quartier parce qu’il est réputé contestataire », rétorque Pierre Nkurikiye, le porte-parole de la police burundaise. Selon lui, une patrouille de l’armée a été prise à partie, samedi soir, par des jeunes qui ont tiré sur les soldats avant de prendre la fuite. Les soldats les ont ensuite poursuivis jusqu’à une maison qu’ils ont encerclée jusqu’à l’arrivée de la police, dimanche matin. Quatre personnes ont été arrêtées et un fusil confisqué.

Mais comme des suspects ont pris la fuite, les perquisitions ont été étendues, affirme Pierre Nkurikiye. Des kalachnikovs ont par ailleurs été découvertes à l’intérieur de l’enclos fermé d’une maison, dont les propriétaires ont été arrêtés, précise-t-il. « L’ensemble des 23 personnes interpellées l’a été en lien avec ce qui a été trouvé », souligne le porte-parole de la police. Quant aux saisies de nourriture, elles sont considérées comme de « l’équipement logistique des insurgés », conclut-il..….Lire la suite sur rfi.fr

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1 commentaire

  1. Ça devient de la malhonnêteté.Deux officiers de haut rang burundais partisants du président ont été assassinés et personne n’a trouvé ça chocant et voila que les autorités éssayent de remettre de l’ordre dans le pays et voilà des critiques qui pleuvent de partout contre le président.
    Le Burundi comme le Ruanda étaient des anciennes colonnies de la Belgique et voilà,la france qui
    éssaye d’y prendre pied en y sémant le trouble.Ne soyez pas dupes.L’afrique appartient aux africains.Le Viol des fillettes centre africaines est plus grave.Les coupables de ces crimes ont
    été renvoyés en France et personne ne sait s’ils seront jugés un jour.La France pratique le coupble ou non,mon compatriote.Comme disent les américains Right or wrong my people.Ils ne veulentpas laisser leurs compatriotes qui ont commis des crimes à l’étranger soient condamnés.
    Ils se comportent comme des êtres supérieurs.On le voit avec AIR COCAINE en Saint Domingue ou avec Florance Cassez au Mexique,et avec celui arrêté en Indonésie pour trafic de drogue.
    Les européens se mèlent-ils de ce qui se passe au Jemen?
    La démocratie,la démocratie,Demandez aux africains qui vivent en europe s’ils vivent dans des
    démocraties.Comme disait le premier ministre français Manuel Walls.Ce qui se passe dans les
    banlieux Parisiens c’est de l’Apparteid.

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