CEDEAO/ Terrorisme / Front commun contre l’insécurité

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Les 15 pays membres de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont décidé de mettre en place une stratégie de lutte contre le terrorisme et le plan de mise en œuvre et sa déclaration politique contre ce fléau. Réunis à Bamako du 11 au 13 Octobre 2011, les experts gouvernementaux ont travaillé sur un document qui devra aboutir à l’instrument souhaité qui est la stratégie de lutte contre le terrorisme. Au mois de mai dernier, les experts de la Cedeao ont élaboré un avant projet de stratégie qui a été amendé lors de la rencontre de Bamako qui a réuni les experts gouvernementaux comprenant des magistrats, militaires, des policiers, des douaniers pendant trois jours de travaux. Ce « projet de stratégie de lutte contre le terrorisme, son plan de mise en œuvre et sa déclaration politique contre le terrorisme » fera l’objet d’une réunion des ministres de la Cedeao en vue de sa validation. Ce n’est qu’après que le projet sera adopté par les Chefs d’Etat de la Cedeao lors de leur prochaine rencontre qui interviendra avant la fin de l’année 2011, selon le Lieutenant-Colonel Abdourahmane Dieng, Chargé de Programme principal de la Sécurité régionale de la Cedeao.         

Aujourd’hui, il y a une prise de conscience à tous les niveaux concernant les menaces de terrorisme et son impact sur les activités. Avec la déclaration de politique commune de lutte contre le terrorisme de la Cedeao, le rôle revient désormais à chacun des Etats de préserver la paix et la sécurité dans l’espace, selon Sissoko El hadj Boua Kanté, Responsable de la Cellule nationale de la Cedeao. Au regard des résultats, il a dit son espoir de voir notre espace nettoyé de tout acte de terrorisme. L’Ambassadeur José, représentant de l’Union africaine qui a activement pris part aux travaux, a abondé dans le même sens.           

Les experts gouvernementaux qui vont multiplier les échanges d’information et des rencontres ont adopté des recommandations à la fin de leurs travaux. Elles concernent un fonds à allouer aux victimes ; des ressources pour le renforcement des capacités des magistrats et des policiers. En plus les recommandations visent une approche sécurité/développement, dans ce sens que la pauvreté constitue un terreau fertile pour le recrutement de nouveaux terroristes. Des questions se rapportant à l’extradition des criminels, qui après avoir commis un crime dans un pays peuvent être recherchés dans un autre ; ainsi que le trafic de drogues et des armes, et des questions de blanchiment d’argent ont été abordées au cours de la rencontre de Bamako. Selon le Colonel Ouedraogo Serge Alain, Chef de la Délégation du Burkina Faso et Président de la réunion des experts gouvernementaux de la (CEDEAO) concernant le Blanchiment d’Argent, les participants se rapportent aux travaux du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Dans ce domaine les pays disposent d’instruments juridiques et des mécanismes applicables.  

 B. Daou

 

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