Constitution burkinabè: l’opposition change de stratégie

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Constitution burkinabè: l’opposition change de stratégie
Mobilisation des opposants burkinabè contre la révision de la Constitution, le 15 octobre.
Romaric Hien / AFP

Au Burkina Faso, c’est une semaine de tous les risques qui commence. Jeudi prochain, les députés vont statuer sur le projet de loi du gouvernement portant révision de la Constitution. Avec le ralliement de l’ADF/RDA à la majorité, le projet de loi du gouvernement a des chances d’obtenir les trois quarts des voix nécessaires pour une modification de l’article 37 sans passer par un référendum. La décision de l’ADF/RDA pousse l’opposition à adopter une nouvelle stratégie.

L’opposition politique change de stratégie. A défaut d’empêcher le vote de la loi portant révision de la Constitution, elle se battra à l’Assemblée pour obtenir l’organisation d’un référendum. « Il n y a pas de contradiction, nous évoluons en fonction du contexte qui se présente à nous, précise Ablassé Ouedraogo, du parti le Faso autrement. Le pouvoir ne cherche pas à organiser un referendum, il cherche à réaliser le KO debout. La seule chose à faire c’est de barrer le chemin à cette possibilité. »

C’est une semaine cruciale qui commence pour les Burkinabè. Durant toute une partie de la journée du dimanche, les opposants à la modification ont sillonné les domiciles des députés pour, disent-ils, « attirer l’attention des parlementaires sur les menaces qui planent sur la paix sociale ». « Nous sommes venus au domicile du président de l’Assemblée nationale pour dire qu’il faut régler d’abord le problème en famille », affirme Marcel Tankoano du M21.

Marche de femmes ce lundi

La police et la gendarmerie patrouillent de jour comme de nuit dans les rues de Ouagadougou. L’opposition prépare le lancement de sa campagne de désobéissance civile prévue pour ce mardi 28 octobre. Face à cette situation de crise, les femmes des partis politiques et des organisations de la société civile opposées à la révision de la Constitution prévoient une marche pacifique ce lundi pour demander au président Blaise Compaoré de retirer le projet de loi au nom de la paix.

« L’heure est grave. C’est un appel très fort que nous voulons lancer afin que le président Blaise Compaoré retire cette proposition de loi. Ce n’est pas encore tard », explique Henriette Zounbaré, de l’Union pour le progrès et le changement.

Dans un communiqué, les ministères en charge de l’Education et de l’Enseignements secondaires et supérieurs ordonnent la fermeture de toutes les écoles et universités à compter de ce lundi et ce pour une semaine…… Lire la suite de l’article sur rfi.fr

 

 

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4 COMMENTAIRES

  1. 😆 😆 😆 , churchill cool ca; en tout cas et tous moyens ildoit degage. Presque 30ans, qu’est qu’il veut encore qu’il n’a deja eu par des detournements de fonds, des assasinats, des sequestrations et j’en passe.
    Blaise degage, il est temps, sinon vous allez le regretter amerement.

  2. Même s'il faut un coup d’État, il faut balayer Blaise Compaoré, l'ennemi juré du Mali. Il ne faut pas qu'il apprenne aux autres présidents africains de s'éterniser au pouvoir pour des intérêts personnels.

  3. Cela est-il une forme de démocratie? C'est en Afrique qu'il y a encore ses genres de débats modification des articles pour rester au pouvoir. Monsieur le Président vous devriez réfléchir avant la modification de la constitution votre promesse devrait être une dette si vous êtes honnête.

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