Côte d’Ivoire: l’avenir de Guillaume Soro en question

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Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro.Reuters/Thierry Gouegnon

En Côte d’Ivoire, le gouvernement ne reprendra ses activités que le 9 janvier. La nouvelle Assemblée nationale n’est pas encore formée mais pour autant, la vie politique n’est pas au point mort. L’une des grandes questions du moment est celle du remaniement gouvernemental avec notamment une inconnue : Guillaume Soro sera-t-il reconduit dans ses fonctions de Premier ministre ?

La question est encore en discussion mais depuis une dizaine de jours, le maintien de Guillaume Soro à la primature, qui paraissait acquis, semble désormais plus incertain.

Selon plusieurs sources, si le président a été irrité par les derniers agissements des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) à Vavoua puis à Sikensi, le bilan sécuritaire de son Premier ministre n’est pas en cause. En fait, d’autres raisons motiveraient la réflexion d’Alassane Ouattara. Tout d’abord, le chef de l’Etat sait qu’il doit calmer la grogne grandissante dans les rangs de ses alliés du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire).

Après sa déconvenue des législatives, le parti d’Henri Konan Bédié montre de plus en plus des signes d’impatience et entend bien occuper au plus vite la primature qui lui avait été promise. Si Alassane Ouattara ne veut pas miner son alliance au sein du RHDP (Rassemblement des Houphoutistes pour la démocratie et la paix), le respect de la parole donnée apparaît donc comme un impératif.

Le président ivoirien est par ailleurs conscient qu’il doit asseoir son pouvoir sur un socle communautaire plus large que celui des populations du Nord. Nommer un Premier ministre orginaire du centre lui permettrait alors de renforcer une cohésion nationale toujours fragile.

Si cette option venait à être validée, se poserait alors la question : quelle porte de sortie offrir à Guillaume Soro ? Fraîchement élu député, l’ex-chef rebelle pourrait se voir proposer la présidence de l’Assemblée nationale. Tout cela fait actuellement l’objet d’intenses tractations, et comme on dit à Abidjan, l’affaire est compliquée.

Source: rfi.fr

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