Côte d’Ivoire : Ouattara investi candidat pour la présidentielle

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« J’annonce l’investiture du candidat unique du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix [RHDP, au pouvoir] pour l’élection présidentielle », a déclaré Henri Konan Bédié, l’ex-chef de l’Etat ivoirien et principal allié d’Alassane Ouattara, au cours d’une cérémonie ayant rassemblé plusieurs dizaines de milliers de sympathisants dans le plus grand stade d’Abidjan.

Le président ivoirien Ouattara avait été officiellement désigné le 22 mars candidat de son parti, le Rassemblement des républicains (RDR) à la présidentielle d’octobre, cruciale pour la Côte d’Ivoire qui sort d’une décennie de crise politico-militaire.

Le président gabonais présent

M. Ouattara, coiffé d’un chapeau blanc sur une chemise de la même couleur, a fait une entrée triomphale dans cette enceinte de 35 000 places, à bord d’une voiture décapotable. Aux cris de « ADO président ! » (les initiales d’Alassane Dramane Ouattara), le président a été accueilli par ses sympathisants, la plupart habillés de T-shirts à son effigie. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, assistait également à cette « convention d’investiture » dans le stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan.

L’alliance du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de M. Bédié et du RDR a déjà fait ses preuves. Au deuxième tour de la présidentielle de novembre 2010, M. Bédié (arrivé troisième au 1er tour) avait appelé à voter pour M. Ouattara, l’aidant à l’emporter face à Laurent Gbagbo, qui était au pouvoir depuis dix ans.

Mais, après une décennie de tourmente politique et militaire dans cette ex-colonie française, le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de M. Ouattara avait plongé le pays dans une crise sans précédent. Plus de 3 000 personnes ont péri.

Aujourd’hui, alors que M. Gbagbo attend à La Haye d’être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) pour « crimes contre l’humanité », le président Ouattara apparaît comme le grandissime favori de la prochaine élection. Sans leader incontesté et en proie à de fortes divisions, le parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), n’a toujours pas décidé s’il se lancerait ou non dans la bataille.
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Le Monde.fr avec AFP

 

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