Deux ans après, n’oublions pas les lycéennes de Chibok!

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Deux ans après, n'oublions pas les lycéennes de Chibok!

Jeudi marquera le triste deuxième anniversaire de l’enlèvement, par Boko Haram, des 276 Nigérianes communément appelées les «lycéennes de Chibok». Un rapt de mass qui avait suscité une mobilisation internationale sans précédent –comprenant un grand nombre de personnalités, de Michelle Obama à Angelina Jolie. Mais malheureusement, le temps passant et la vie suivant son cours, avec son lot d’actualités tragiques, la médiatisation faiblit. Pourtant, plus de 200 jeunes filles sont toujours portées disparues, sans doute toujours aux mains des islamistes pour la plupart, mariées de forces, utilisées comme chair à canon pour commettre des attentats suicide*, peut-être même vendues en esclaves, voire tuées pour certaines… Aussi plusieurs personnes et organisations engagées pour cette cause ont-elle publié un appel contre l’oubli, sur le site de Libération.

Les signataires appellent notamment le Conseil de Sécurité de l’ONU à «prendre ses responsabilités pour combattre le terrorisme de Boko Haram», «saisir la Cour Pénale Internationale afin que cesse l’impunité des dirigeants de Boko Haram-Etat Islamique en Afrique de l’Ouest» (nouveau nom de la secte islamiste depuis qu’elle a prêté allégeance à Daech en mars 2015), ou encore  à «développer les dispositifs d’accueil des otages libérés, principalement femmes et enfants qu’il faut aider à se reconstruire par l’accompagnement et le soutien psychologique.»

“Il faut tenir sur la durée, car aucune otage n’a été libérée”

Parmi les signataires figurent la philosophe Elisabeth Badinter, Sabine Salmon, présidente nationale de Femmes solidaires, Annie Sugier, Présidente de la Ligue du droit international des femmes (LDIF), Jean-Louis Normandin, président d’Otages du Monde, ou encore Huguette Chomski-Magnis, secrétaire générale du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme qu’elle a créé en 2003.  Cette dernière s’est confiée à Paris Match sur les raisons de sa mobilisation et les espoirs qu’elle nourrit. «C’est un engagement de la (…)

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