En RDC, la leçon burkinabè sera-t-elle retenue?

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En RDC, la leçon burkinabè sera-t-elle retenue?
Le président congolais Joseph Kabila.
Reuters

La situation au Burkina est scrutée avec attention en RDC où le débat sur une possible révision constitutionnelle fait rage. Les responsables de la prison centrale de Kinshasa ont confisqué tous les postes téléviseurs qui étaient dans les cellules des prisonniers pour empêcher les détenus de suivre l’évolution de la situation à Ouagadougou. Les Congolais suivent aussi avec amusement les mésaventures d’une délégation de la majorité partie au Burkina Faso étudier la stratégie utilisée par le président Compaoré pour faire modifier la Constitution.

A la prison centrale de Kinshasa, des postes de télévision ont été retirés des cellules, question de ne pas permettre aux prisonniers de suivre le déroulement des évènements du Burkina Faso, déclarent les détenus.

Au même moment circulent sur les réseaux sociaux des informations faisant état des difficultés de la délégation de la majorité présidentielle à Ouagadougou. Des politiques congolais, dont certains de la majorité, affirment que, partis pour s’inspirer des stratégies du maintien au pouvoir de Blaise Compaoré, les membres de cette délégation ont appris une autre leçon. Les derniers bouleversements au Burkina Faso ont montré comment on pouvait quitter le pouvoir si l’on ne respectait pas les textes auxquels on avait soi-même souscrit…...Lire la suite sur rfi.fr

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4 COMMENTAIRES

  1. Ne vous confondez pas aux journalists occidentaux pour nous mettre en mal avec nos confreres…

  2. 😈 😈 😈 😈 ,patience chacun son tour chez le coiffeur,mais qu’il ne réfleci pas trop longtemp 😈 😈 😈 😈

  3. La CPI n’est que de facade. Voyons la realite en face. quel president africain n’est pas un pion frncais pour proteger les interets francais en Afrique francophone? En Algerie, au Rwanda, qui derive vers les anglophones, au Togo, au Burundi, au Benin, au Congo Brazza, au Congo RDC, Cote d’Ivoire, Mali, Senegal etc…tous ces presidents sont la pour les francais, mais tout tourne mal par les revoltes populaires, alors la France en tete de ligne change de tons. C’est que Degaulle sidait: que les pays n’ont pas d’amis mais des interets. Et c’est la pure verite.Mes chers amis et amies, arretons de prendre la CPI pour autre si Nous voulons prendre notre avenir en mains, nous avons nous memes nos instances, nos lois et reglements (modernes et traditionels). Donc servons nous en pour rendre justice, pour aller del’avant, pour lutter contre tous les maux de nos societes. On calque sur l’occident, mais ce n’est tout le temps un bon exemple a suivre. La CPI n’est pas un organe absolu pour moi. Paroles d’1FILSDUMALIBA.

  4. Pourquoi Blaise Ebola a été déboulonné!

    En août 2014 à Washington le président du Faso s’en est allé dans une interview un peu trop libérée rappelant celle de l’ancien président malien Moussa Traoré à la Baule en France en 1990.

    Burkina24 nous rapporte ce qui suit à propos de cette interview:

    [« L’Afrique a besoin d’institutions fortes, mais pas d’hommes forts », déclarait Barack Obama, lors d’une visite en Afrique pendant son premier mandat. Le Président du Faso, Blaise Compaoré, pense plutôt le contraire. « Il n’y a pas d’institutions fortes, s’il n’y a pas d’hommes forts pour poser les jalons de ces institutions, dans la durée », a-t-il déclaré à TV5, BBC et France 24 depuis les Etats-Unis.]

    Fin de citation.

    Au pouvoir depuis 27 ans et ayant réussi à forger un statut de médiateur respecté dans les interminables conflits d’Afrique occidentale, le président du Faso qui a jusqu’ici reigné sans partage depuis qu’il a tué l’icône de la bonne gouvernance en Afrique, Thomas Sankara, s’est un peu trop lâché en défiant Obama jusque dans ses “18 mètres” à Washington.

    S’est-il laisser tromper par l’apparence innocent et gentleman au sourire ravageur d’Obama?

    Autant Obama peut paraître doux comme l’agneau, il reste le président de la première politique, militaire et culturelle du monde qui ne ban une pas avec les lignes tracées dans la marché actuelle du monde.

    Si Blaise Ebola doit son pouvoir et la stabilité de son régime à la France Afrique, les dirigeants de la France demandent d’abord l’avis des américains avant de prendre une décision importante dans leur politique internationale.

    Donc l’imprudence de Blaise Ebola, a été d’essayer de tenir tête aux États-Unis d’Amérique étant sur un piédestal France Afrique.

    Forcément que cela ne marche pas.

    Blaise Ebola a pu gérer les soulèvement populaire et la mutinerie militaire de 2011 qui en a suivi, au pire moment des révolutions arabes, en réorganisant la hiérarchie militaire.

    Il a certes pris de l’assurance après cette épisode qui a semblé conforté son régime et s’est peut être estimé inamovible après, jusque au point de vouloir jeter à la face de Washington que “chaque peuple doit tracer sa propre voie” en matière de démocratie.

    Non Blaise, les peuples sous domination ne tracerons pas leurs propres voies dans un monde injustice, ils doivent suivre les voies des puissants jusqu’à devenir puissants eux mêmes.

    Or l’Afrique depuis 54 ans ne fait pratiquement rien pour devenir puissante demain à cause de la mauvaise gouvernance d’une élite inconsciente et insouciante.

    Le modèle sociopolitique basé sur la démocratie pluraliste et son pendant économique du capitalisme et leur propagation actuelle dans le monde sont une volonté manifeste des États-Unis d’Amérique.

    Ni les arabes, ni les chinois, ni Hindous, ni Pakistanais, ni l’Amérique latine, ne peuvent actuellement se soustraire à cette volonté des américains au stade actuel de leur développement.

    La Chine bien que communiste avec plus d’un milliard d’âmes et un économie colossale planquée à la deuxième place du monde, est obligée de faire profil bas devant les américains notamment en matière économique.

    Alors pourquoi l’Afrique francophone, encore bercée dans sa France Afrique natale essaie de s’y soustraire avec ses dirigeants bavards truffés de nullité crasse?

    Blaise Ebola a donc sous estimé la CIA et sa formidable capacité de mobilisation et création de contestation massive dans ses murs.

    L’opposition burkinabé a trop facilement reçu un coup de maître au point qu’il faut se demander si elle n’était pas accompagné d’un maître dans les rues de Ouagadougou les 30 et 31 octobre 2014.

    La démocratie pluraliste sera donc imposée en Afrique, c’est un fait car c’est voulue par les américains, il faut juste que nous autres africains nous nous servions de ce modèle politique pour jeter les bases d’un développement harmonieux comme l’Asie et l’Amérique latine ont pu le faire avant nous.

    Mais si jamais nous nous servons de la démocratie pour continuer à piller nos peuples nous resterons toujours dépendants des autres nations de ce monde et jamais nous ne pourrions parler librement nos opinions devant aucun puissant de ce monde sans en avoir pour notre grade et souvent au prix de sang de nos propres compatriotes.

    C’est la leçon à tirer de cette nouvelle révolution burkinabé dont il faut suivre l’évolution comme du lait sur le feu si elle ne va pas accoucher d’une parodie à la malienne ou si elle mettra sur les fonds baptismaux une réelle démocratie et d’un vrai État de droit dans l’un des pays d’Afrique qui a connu le plus de coups d’État militaires sous les tropiques.

    Salute Ouagadougou!

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