Etats-Unis: après les «midterms», la bataille pour 2016 est lancée

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Etats-Unis: après les «midterms», la bataille pour 2016 est lancée
La démocrate Hillary Clinton, en campagne pour les élections de mi-mandat à la Nouvelle-Orléans, le 1er novembre.
REUTERS/Jonathan Bachman

Suite aux élections de mi-mandat, les républicains sont désormais majoritaires au Sénat américain. Barack Obama va donc devoir gouverner dans une situation de cohabitation pendant les deux dernières années de son mandat, puisque la Chambre des représentants reste elle aussi républicaine. Si c’est un revers pour le président, la situation n’est pas inhabituelle. Mais une page se tourne. Beaucoup d’élus pensent déjà à la présidentielle de 2016.

La victoire républicaine au Sénat à peine annoncée, le débat s’est porté sur l’élection présidentielle de 2016, explique notre correspondante à Washington Anne-Marie Capomaccio. Barack Obama va certes gouverner pendant deux ans avec un Congrès hostile, c’est un revers personnel, mais ses prédécesseurs ont bien géré cette situation, qui a remis leur parti en selle. Aux Etats-Unis, on est en effet en campagne électorale permanente. Après ces élections de mi-mandat, vont arriver les primaires républicaine et démocrate pour la présidentielle.

Ces deux ans vont permettre à chacun de montrer sa capacité dans la gestion des affaires de l’Etat. Chez les démocrates, ils ont déjà une candidate en course, dans un non-dit assourdissant. Hillary Clinton doit déclarer ses intentions très bientôt. Officiellement, elle est encore en phase de réflexion. Contrairement à Barack Obama, l’ancienne secrétaire d’Etat a été extrêmement présente sur le terrain ces dernières semaines, sillonnant le pays pour soutenir les candidats aux élections, notamment dans l’Iowa, l’Etat qui ouvrira le bal des primaires en 2016.

Et si c’était un Bush ?

Dans le camp d’en face, les impétrants conservateurs sont nombreux et certains ont pris position dès mardi soir. Mais le chemin est semé d’embûches, car même si les républicains ont remporté le scrutin, tous les politologues estiment que le vote latino-américain sera déterminant pour la présidentielle. Or, les républicains ont jusque-là refusé la régularisation des sans-papiers. De plus, pour l’instant, aucun prétendant sérieux ne sort du lot. On parle du sénateur texan ultraconservateur Ted Cruz, de son collègue latino Marco Rubio, ou encore de Rand Paul. Ce dernier a d’ailleurs profité de la soirée électorale pour attaquer Hillary Clinton. « C’est la grande perdante de ce scrutin », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Et si les conservateurs envoyaient finalement un autre membre de la famille Bush dans la course ? Le frère de l’ancien président George W., John Ellis dit « Jeb » Bush, serait intéressé, au grand désespoir de sa mère ; en début d’année, Barbara Bush avait publiquement déploré que le débat présidentiel puisse être dominé par deux familles. Comprendre : les Clinton et les Bush.

→ À relire : La revue de presse des Amériques du mercredi 5 novembre 2014

 

Par RFI

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