Etats-Unis: la Chambre approuve l’abrogation de l’Obamacare

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Le président Donald Trump à la Maison Blanche entouré d'élus républicains de la Chambre des représentants, après le vote de la nouvelle loi sur la santé, le 4 mai 2017. REUTERS/Carlos Barria
Le président Donald Trump à la Maison Blanche entouré d'élus républicains de la Chambre des représentants, après le vote de la nouvelle loi sur la santé, le 4 mai 2017. REUTERS/Carlos Barria

La Chambre des reprĂ©sentants a votĂ© de justesse un texte qui remplace la loi Obama sur la santĂ©. Les rĂ©publicains ont dĂ» nĂ©gocier des semaines pour parvenir Ă  obtenir les voix nĂ©cessaires Ă  ce vote. Le parti conservateur est divisĂ© entre l’extrĂŞme droite qui voulait tout simplement anĂ©antir l’Obamacare, et les modĂ©rĂ©s qui souhaitaient conserver les principales mesures de la loi.

Les républicains ont enfin réussi à voter une loi sur la santé pour remplacer Obamacare. L’échec de la tentative du mois de mars avait fait sortir Donald Trump de ses gonds. Le revers politique a terni l’image des conservateurs, majoritaires, mais incapables de s’entendre à la Chambre sur une réforme présentée comme essentielle.

Donald Trump ne cachait pas son plaisir ce jeudi: « Venant d’un milieu différent, je ne suis un politicien que depuis peu… Je m’en sors comment ? Je m’en sors bien non je suis président ! Je suis président ! Vous le croyez ? »

Toutefois, cette loi devra encore être votée par le Sénat. Le texte sera donc amendé, et la bataille va recommencer. La démocrate Nancy Pelosi a nnoncé la couleur: « Trumpcare supprime l’assurance des gens qui sont malades. Et tout ça pour faire un transfert de 600 milliards de dollars vers les entreprises les plus riches et les gens fortunés. C’est pour baisser leurs impôts ! »

L’article qui alimente la colère est la suppression d’une couverture sans discrimination pour les malades chroniques, les diabétiques, cancéreux ou autres cardiaques.

Les assurances pourront augmenter le prix de la couverture pour ces derniers, considérés comme « personnes à risque ». Des dizaines de laboratoires, médecins, chercheurs et hôpitaux, ont demandé par écrit aux républicains de revenir sur cette décision, qui privera les malades d’une assurance dont ils ont, par définition, besoin.

Par RFI – Anne-Marie Capomaccio, Correspondante Ă  Washington – 04/05/2017

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