France-Afrique : Enquête exclusive : Révélations insoupçonnées sur les liaisons scandaleuses et les manœuvres du PMU en Afrique.

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En possession de documents authentiques exclusifs, Confidentiel Afrique livre en primeur les dessous d’un scandale à grande échelle du PMU en Afrique sur fond de réseaux mafieux, d’extorsions d’argent, de méthodes indélicates, de monopole abusif et de pressions. Les reporters de Confidentiel Afrique ont fouiné pendant plusieurs semaines dans les dédales de ce poker menteur équestre qui se joue sur le terrain africain. Exclusif

Les dirigeants de PMU France ont décidé de privatiser une partie de leurs activité en confiant à un entrepreneur privé ses paris hippiques en Afrique.

La société PMU Partenaire créée par Yves Vatelot, est une émanation de sa société Luxembourgeoise PHS.

PHS détient environ 70% du capital de PMU Partenaire tandis que PMU France aurait acquis plus ou moins 30% du capital.

PMU Partenaire (SAS) société à associé unique, a donc été fondée par Yves Vatelot dont l’activité est essentiellement la viticulture dans le Bordelais, ne dispose d’aucune expertise en matière de jeux en général ou de courses hippiques en particulier, pas plus selon les informations disponibles de connaissances des marchés du continent africain.

Grosse pagaille, Privatisation bizutée, Poker menteur équestre

Selon les principes qui régissent le GIE qu’est PMU France, les décisions majeures doivent être soumises à l’accord des Sociétés de Courses qui en sont les décideurs principaux, et aux Administrateurs de l’autorité de tutelle qu’est l’Etat Français.

En toute logique les Administrateurs des sociétés de courses qui siègent au Conseil d’Administration du PMU et l’autorité de tutelle, ont dû valider le schéma, qui consiste en une privatisation partielle de l’activité internationale du GIE / PMU France.

Ce schéma soutenu par BNP Paribas, a été mis au point semble-t-il pour tenter d’imposer aux Loteries Nationales Africaines et aux opérateurs de Paris Hippiques du continent, la participation à une « Masse Commune »internationale pour les paris hippiques. Au cours de quelques présentations on a fait « miroiter » des gains sans commune mesure avec ceux qu’engendrent la « Masse Séparée » pratiquée actuellement par chaque opérateur.

L’analyse qu’en ont fait la plupart des Dirigeants Africains s’est avérée négative du fait entre autre de deux arguments évidents :

– Les problèmes compliqués que posent les transferts d’argent entre les différents pays Africains et la France par rapport aux Banques Centrales, qu’il s’agisse du CFA ou d’autres monnaies comme le franc Congolais, or tout le principe d’une « Masse Commune » repose sur lesdits transferts qui résultent de phénomènes de compensation.

– Il est indéniable que les enjeux de type « Masse Commune » profitent en toute priorité aux joueurs dits « Professionnels » qui par leur puissance de mise et les logiciels dont ils disposent déséquilibrent complètement les chances de gains à leur profit. C’est d’ailleurs également vrai des joueurs Européens en général qui vont pouvoir jouer 10 quand le joueur Africain jouera 1.

Un calcul fait pour Madagascar, établit un rapport de 1 à plus de 180 la capacité de mise par rapport à la France, le résultat certain sera à terme que les enjeux de l’Afrique effectués sur les courses hippiques vont se tarir car « siphonnés » par le schéma PMU Partenaire, ceci est d’autant plus vrai que dans beaucoup de pays la tendance est à délaisser les courses hippiques au profit d’autres types de jeux comme les paris sportifs.

Niet catégorique des loteries africaines au Projet PMU France et PMU Partenaires

Les dirigeants des loteries Africaines se sont clairement opposés au projet PMU France et PMU Partenaire, en diverses occasions et l’ont fait savoir, par un courrier officiel envoyé de Bamako à PMU France avec copie aux Sociétés de Courses, à la suite d’une réunion spécifiquement organisée sur ce sujet, ce courrier est signé par tous les Directeurs Généraux des Loteries d’Afrique présents.

Depuis, des pressions considérables et contestables dans leur forme, ont été constatées, certains Directeurs ont été menacés d’être démis de leur fonction s’ils ne se soumettaient pas au plan, des cas de destitutionsorganisées existent !

Des partenaires historiques de PMU France pour certains depuis plus de 20 ans, se sont retrouvés du jour au lendemain face à des concurrents mis en place par PMU Partenaire sous l’appellation PMU BET. Ils opèrent les paris en « Masse Commune » au mépris de toute forme de respect des pratiques commerciales. On amême été jusqu’à sommer PMU MADAGSCAR,partenaire de PMU France depuis 21 ans de ne plus utiliser le logo PMU dans sa communication habituelle sur le NET en particulier, pour permettre au nouveau partenaire opérateur de Casinos de développer son activité PMU BET.

Il est temps que soit mis un peu d’ordre dans toute cette affaire et que l’on sache qui profite de cette démarche entamée par PMU France dès la Présidence de Philippe Germon, et poursuivie depuis par l’actuel Président, Xavier Hurstel.

Est-ce que les Présidents des Sociétés de Courses ont été pleinement informés de ce début de privatisation au profit d’un non professionnel qui reçoit près de 70% de la manne Africaine et des méthodes commerciales qui l’accompagnent ?

Est-ce que l’Etat Français, à qui les Sociétés de Courses demandent régulièrement des réductions de taxes, ne devrait pas s’interroger sur la finalité du schéma PMU Partenaire qui ajoute une société d’origine Luxembourgeoise à l’exploitation et prive ainsi lesdites sociétés d’une part de leurs revenus ?

Avec le schéma mis en œuvre, il faudrait multiplier par trois les mises en Afrique pour simplement retrouver la même rentabilité pour les Sociétés de Courses ?

Est-ce que les pressions exercées pour obliger les Loteries Nationales à accepter ce schéma sont des pratiques acceptables, est-ce que ce comportement très « françafrique » est encore la règle ?

Enfin pourquoi accepter de créer une strate privée supplémentaire, offrant à une société d’origine Luxembourgeoise près de 70% de l’Afrique et de l’International ensuite ?

«LES VENDANGES DE PMU-PARTENAIRE EN AFRIQUE »

Les dirigeants de PMU France (anciens des cabinets de Fillon et Le Maire) pour certains, ont réussi à monter une opération qui spolie les opérateurs Africains, Loteries Nationales pour la plupart, et qui de surcroît abuse de la confiance des joueurs.

En privatisant l’activité internationale de PMU France avec un viticulteur du Bordelais Y.V (propriétaire de Château Raignac) Président de PMU Partenaire France

– 34% PMU France

– 66% PHS Luxembourg

Les Présidents des sociétés de courses et l’autorité de tutelle ont semble-t-il, validé cette privatisation de l’activité internationale du GIE / PMU France sans contrepartie.

Mais « l’équipe des vendangeurs » veut imposer la« Masse Commune » Européenne du pari hippique aux loteries et sociétés de paris hippiques en Afrique. Avec le soutien de la banque BNP Paribas.

Menaces et Pressions affligeantes

Les dirigeants des loteries se sont en plusieurs occasions, opposés à PMU Partenaire, certains même ont été menacés par les dirigeants de PMU France qui n’ont pas hésité à la veille des présidentielles à approcher Ambassadeurs et Ministres pour se plaindre de ces irréductibles.

 

En favorisant la création d’une société PMU BET avec le propriétaire corse du Casino de Madagascar, PMU Partenaire tente d’éliminer la société PMU-Madagascar qui collabore souscontrat avec PMU-France depuis plus de 21 ans et emploie plus de 1200 personnes, c’est une trahison pour le moins discutable.

Après avoir déclaré souhaiter mettre de l’ordre et moraliser ses activités en Afrique, de tels comportements sont édifiants, sont-ils cautionnés par PMU France, par les Sociétés de Courses et par l’Etat ?

Le montant des paris hippiques en Afrique représente plus de 600 millions d’Euros et dans le schéma proposé, en s’attribuant 20% du système Masse Commune, PMU Partenaire souhaite ponctionner 120 millions au détriment des opérateurs africains .

ANNEXES

La création de PMU Partenaire est un schéma qui a été mis au point par des dirigeants de PMU France, au départ sous la Présidence de Philippe Germond puis celle de Xavier Hürstel.

L’idée consistait à obliger les opérateurs Africains à rejoindre la « Masse Commune » des paris et au passage de les priver des droits Internet sur les paris hippiques.

PMU Partenaire : Les « vendanges exceptionnelles en Afrique »

❖ Une première spoliation des joueurs et des opérateurs Africains réside dans le fait qu’en adoptant cette Masse Commune au lieu de la Masse Séparée actuelle, deux conséquences immédiates en découlent :

➢ Pour les joueurs c’est une promesse de gains supérieurs mais qui ne seront pratiquement jamais gagnés en Afrique car ces derniers sous performent largement par rapport aux joueurs Internationaux qu’on qualifie de « professionnels » et même par rapport aux joueurs Français.

➢ Pour les opérateurs, au lieu de payer comme actuellement, 3% des enjeux aux sociétés de courses pour les paris pris pendant la réunion et encore moins pour les paris pris dans le réseau avant la réunion, PMU Partenaire proposait d’empocher 20% du produit des jeux ce qui constitue une énorme différence au détriment des africains.

❖ Par ailleurs, en voulant s’approprier à son seul profit, les droits Internet des paris hippiques, PMU Partenaire a tenter de passer outre les lois, car en principe il s’agit de droits inaliénables, les Loteries Nationales détenant le monopole total des jeux.

De plus chacun sait que ces droits seront à terme les plus profitables.

❖ Autre exemple : La violation de l’accord qui lie l’Opérateur historique, PMU Madagascar à PMU France depuis plus 21 ans, en effet en favorisant la création de PMU BET avec comme partenaire l’opérateur du casino local, PMU Partenaire fait naître sur place une concurrence tout à fait déloyale qui vise directement une entreprise dont PMU France a perçu les redevances depuis 21 ans

PMU France a même dépêché sur place son responsable Afrique pour tenter de débaucher les mandataires de PMU MADAGASCAR !

❖ PMU Partenaire s’est aussi livré à une entreprise de déstabilisation des Directeurs Généraux qui en Afrique ont refusé le schéma proposé

En imaginant que la démarche PMU Partenaire fonctionne ce sont plus de €100 millions qui étaient visés par l’entreprise au détriment des Loteries d’Afrique.

Spoliation financière, tentative d’usurpation de monopole, non-respect de l’égalité des chances de gains entre Europe et Afrique, trahison des partenaires historiques de PMU et des Sociétés de Courses, pressions exercées en vue de déstabiliser quelques dirigeants de loterie d’Afrique non « conciliantes »

Autant de questions qui font s’interroger sur les responsabilités dans cette affaire.

Confidentiel Afrique publie l’excellente chronique de Andrev GUEGUEN tirée de son blog du 29/ 10/ 2016 et qui s’intitule << Les dirigeants du PMU acceptent l’argent sale de mafias étrangères !>>.

La Cour des comptes essaime en longueur d’année les petits cailloux noirs de ses rapports, la trace des caniveaux de la ‘démocrature’ qui nous gouverne. En ce mois d’octobre 2016, son rapport sur ‘La régulation des jeux d’argent et de hasard’ apporte la preuve d’une complicité des dirigeants du PMU avec les mafias étrangères qui spolient délibérément les petits parieurs français ! Qu’attend-t-on ?

Le monde des courses de chevaux, les ‘institutions’ hippiques, ces précieuses ridicules Principautés du turf français, ne suscite aucun intérêt ou presque dans l’opinion. Et ce n’est pas la vacuité de la presse hippique qui l’attirera vers les courses, sinon pour mesurer l’étendue de la corruption de ses rédacteurs prétendument ‘journalistes’…, clercs serviles voués au conditionnement de joueurs recrutés parmi les catégories sociales les plus défavorisées, le lumpenprolétariat de notre société occidentale. Des joueurs accoutumés et incités aux paris d’un jeu organisé pour les faire perdre. Inutile de compter sur les journaux hippiques pour les sortir de l’ignorance. Hormis un seul quotidien, Le Veinard ce samedi 30 octobre, où M. Patrick Lanabère informe ses lecteurs sur la pagination réduite de sa Libre Opinion, à propos du rapport : « … remettant notamment en cause certains angles de son fonctionnement. Cela va du blanchiment d’argent…, au regard et pouvoirs des autorités de tutelles (ministères)…, le statut des ‘acteurs’ et la régularité des compétitions… »

Quant aux sites de l’internet-aquarium du turf, c’est un triangle des Bermudes du bon sens…, une mer des Sargasses de petits requins sans pudeur ni retenue. Le détour vaut la peine !… Un site surnage là-dedans, le Cercle Tourbillon, une succession de papiers apériodiques, d’un scripteur anonyme logé au creux du système technocratique, commentés de ‘pensées’ – qu’ils disent !… – essentiellement de professionnels, éleveurs et propriétaires, qui réagissent tant bien que mal – surtout mal –… Les interventions des parieurs sont rares et ignorées : les habitués du Cercle laissent le PMU les spolier à leur avantage en toute conscience et sans état d’âme.

Entre deux eaux du Tourbillon flotte l’éminence du syndicalisme intra muros, l’ami Pierre Belaïche, très bien documenté toujours, qui peut légitimement se targuer d’avoir mené à bien l’incroyable négociation du ‘vol des centimes’ sur les paris – les rapports payés 1,9 à l’hippisme contre 1.98 au sport, par exemple…, les ‘x’ centimes impayés restants sont versés aux…, assurances retraites des sociétés de la nébuleuse du PMU…, près de 40 millions d’euros chaque année ! –. Le casse hippique du siècle légitimé par décret du 21 avril 2015, signé du premier ministre socialiste lui-même, M. Valls…. Chapeau mon Pierre !…

L’auteur clandestin du Tourbillon s’est fait l’écho de la publication en cette fin octobre du : ‘RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES QUI CONFIRME TOUTES LES ANALYSES DU CERCLE TOURBILLON’ : « Accablant pour la gestion Bélinguier, pointant l’immobilisme, le manque d’ambitions et de clairvoyance de la gestion actuelle, ce rapport confirme de manière explicite tous les constats et toutes les analyses présentées par le Cercle Tourbillon depuis 3 ans. » Pas un mot sur les malheureux parieurs évidemment… Et la copie du rapport mise en ligne sur le Cercle ne reprend que ses soixante premières pages et évite le chapitre qui fâche : « II. Des objectifs de protection de la santé et de l’ordre public loin d’être atteints ». Un second article quelques jours plus tard insiste sur le discours d’expansion internationale du PMU…, en oubliant d’en évoquer les incroyables dérapages : « L’État attend aussi une véritable politique des paris, politique ambitieuse en France mais aussi à l’étranger dans un marché extrêmement mouvant et en perpétuelle adaptation ce qu’expliquait la récente analyse du Cercle Tourbillon sur les grandes manœuvres de restructurations et de concentrations qui s’opèrent actuellement dans le monde des opérateurs de paris. Se pose donc une nouvelle fois la question du modèle du PMU sur lequel nous avons déjà fait plusieurs propositions. »…, des mots rabâchés en droite ligne du discours ‘libéral’ et mondialiste délirant de la technostructure des énarques du PMU…, un discours se proposant d’amplifier par delà les frontières la spoliation scandaleuse des parieurs français : « Maintenant que ce n’est plus le Cercle Tourbillon seul qui le dit, mais aussi la Cour des comptes, peut-être que les acteurs vont enfin se réveiller.»… Les rapports de la Cour de comptes sont publiés pour justifier d’un semblant démocratique de l’Etat jacobin…, et surtout pas pour être suivis d’effets !… Ces rapports sans conséquences sont réconfortants somme toute : puisque de si hauts magistrats écrivent sans aucun but…, écrire pour écrire trouve son sens en lui-même !…

Le PMU est le temple des dissimulations, tromperies, trucages, menteries en tous genres !… Si en 2009 son chiffre d’affaire s’établissait à neuf milliards trois cent deux millions d’euros (9 302 M€), sept ans plus tard, son solde apparaît en croissance de près de cinq cents millions (9 797 M€)…, et les ‘encouragements’ reversés à la filière hippique de 732 millions en 2009 sont passés à 807 millions en 2015 : soit un versement supplémentaire annuel aux propriétaires de 75 millions d’euros (avec un pic à 876 M€ en 2011…, depuis 2009 le cumul des suppléments annuels a été de 657 M€, plus d’un demi milliard en six ans !!!!)…, alors que le montant des enjeux hippiques des Bars-tabac-PMU et du site en ligne PMU.fr s’est effondré sur la même période de près d’un milliard d’euros (9 172 – 8184 = 988 M€)… Les enjeux hippiques de 2015 (8 184 M€) sont du même niveau que ceux de 2006 (8 106 M€), année où furent reversés 653 millions d’euros à la filière hippique…, soit une ‘gab’ annuelle moyenne de 155 M€ de plus en une décennie !!!… Une gabegie effectivement : si les allocations des courses n’ont cessé de croître de 5 % l’an jusqu’en 2014 et ont été stabilisées l’an dernier, le cheptel équin est en décroissance et, notamment au galop, où il est de plus en plus courant de voir des courses où l’effectif des chevaux engagés est juste égal au nombre d’allocations à se partager !!

Depuis 2010 et leur autorisation, le pari sportif et le poker en ligne sur PMU.fr apportent un supplément de chiffre d’affaire aux alentours de 700 à 800 millions d’euros par an…, des paris peu rentables (68 M€ en 2014 et 2015), largement déficitaires et qui ne compensent pas la perte de ressources des paris hippiques perdus.

Depuis 2012, le fer de lance, la botte secrète du PMU repose sur ses activités à l’international. Après avoir stagné autour de 150 millions l’an, les enjeux ont enregistré un solde de 330 millions d’euros en 2012 et de 808 millions en 2015, soit un écart de 478 millions d’euros : le chiffre d’affaire 2015 affecté de cette somme serait de neuf milliards trois cent dix-neuf millions d’euros (9 319 M€), un chiffre d’affaire équivalent à celui de 2009 cité plus avant (9 302 M€). Et une rentabilité nulle, le rapport de la Cour relevant d’ailleurs que pour plus de la moitié du solde international (422 des 808 M€) les gains du PMU s’établissaient à 13 millions d’euros et ceux de l’Etat à 18 millions !… Une rentabilité trois fois moindre que sur les paris hippiques joués en France…, tout ça pour un habillage artificiel du chiffre d’affaire… Voilà la fameuse politique internationale des Principautés du turf !!

Les responsables sont donc coupables !

Le 18 avril 2015, ici sur Médiapart, je reprenais une information parue un an plus tôt dans Paris-Turf, ‘Dominique de Bellaigue scotche les auditeurs’ : « Les parieurs fous du course à course, les cinglés du Quinté+ ‘investissent’ comme des petits porteurs boursiers, s’enorgueillissent les animateurs d’Equidia…, ‘mieux qu’à la Caisse d’épargne’ surenchérit l’inénarrable Pierre-Joseph Goetz. Et M. Dominique de Bellaigue, le président du Cheval Français, se prend à délirer : ‘ Des équipes se forment pour jouer des sommes considérables en validant des paris automatiques à haute vitesse. Exemple : en 2013, nous avons remarqué que trois joueurs ont misé 70 millions d’euros chacun’. »

Le 26 février 2016, notre émérite pilleur de cote-fort des ARS, l’incontournable, l’ami Pierre Bellaïche apportait sa pierre à l’édifice des turpitudes du PMU…, tant et si précis que je revenais une nouvelle fois sur le ‘hight trading’: « Autre grosse ficelle à abuser les joueurs près à tout entendre : si de gros joueurs spéculent aux courses…, c’est qu’elles sont rentables !… M. Dominique de Bellaigue s’était pris lui aussi à délirer tout haut sur Paris-Turf : ‘Des équipes se forment pour jouer des sommes ……….., bis répétita ………………, misé 70 millions d’euros chacun.’ »… Des paris à Haute fréquence en quelque sorte !… Heureuse surprise, Pierre Bellaiche, a retrouvé la trace des 70 millions d’enjeux signalés par M. de Bellaigue : ‘Je vous mets en ligne les chiffres 2015, annonçait-il pas peu fier, sur le site Cercle Tourbillon : INTERNATIONAL 807 M€ (+ 80 M€ soit + 11 %). NDLR : cela est du aux gros parieurs mafieux des USA (140 M€) et aux parieurs de l’île de Man, paradis fiscal (77M€), soit 217 M€.’ »

Information qui me permettait de commenter les effets de cet apport d’argent international sur la présentation des résultats annuels des enjeux collectés par le PMU : « Observons que l’augmentation annuelle de 80 M€ à l’International – l’axe stratégique majeur du Plan PMU 2020 – est donc largement tributaire de l’apport d’enjeux mafieux… ; enjeux à l’International qui seraient en chute libre sans eux avec un solde de 590 millions d’euros (-137 M€). A croire M. Hürstelsur Vox Pop d’Arte, ( https://www.youtube.com/watch?v=RhmJOiT3Wq8 ) le pari mutuel serait un jeu bien plus propre que le bookmaking. Ha bon ?… Mais si des joueurs mafieux engagent de telles sommes sur un système de jeu – où l’ARJEL nous avise que l’on ne gagne pas à long terme –, parquel détour de bonne fortune ces mafieux-là parviendraient-ils à le rendre rentable pour s’y aventurer avec de telles sommes ?… N’était-on pas protégés, les petits parieurs j’entends, des razzias spéculatives de gros joueurs trop bien informés depuis les affaires de M. X …, M. Patrick de Moutisdes décennies 60 et 70 ?… »

Non seulement les petits parieurs ne sont pas protégés…, le PMU les laisse gruger sans vergogne. C’est ce que nous apprend le rapport de la Cour des comptes, en ce mois d’octobre 2016, qui rebaptise fort opportunément les mafieux étrangers en ‘parieurs professionnels’ (Voir Annexe ci-dessous).

Le PMU accepte sans sourciller 422 millions d’euros d’enjeux annuels de ces ‘parieurs professionnels’ étrangers qui se paient sur la masse commune des petits parieurs français !… Le PMU accepte sans sourciller que ces parieurs mafieux bénéficient d’un prélèvement sur leurs mises de 5 % (TRJ 95) alors que les parieurs locaux sont soumis à 26.4 % de commissions, prélèvements sociaux et taxes fiscales (TRJ 73.6). Or, le niveau du Taux de retour joueur, qui fixe la limite entre les pertes et les gains au pari mutuel, est de 85 : c’est-à-dire qu’avec un TRJ 95, les parieurs mafieux gagnent à tous les coups…, cependant que le TRJ 73.6 des petits parieurs français les fait perdre à tous les coups. Le principe des paris mutuels est basé sur la récupération des mises perdantes par les Gagnants, aussi les mises perdantes des parieurs français sont gaillardement captées par les parieurs mafieux, au vu et au su des dirigeants du PMU et des Sociétés mères des Principautés depuis 2013…, envers et contre les observations formulées par la COJEX…, mais avec l’aval des autorités de tutelle, M. Le Foll en tête ! « L’interdiction des prises de paris par les parieurs professionnels…., n’a pas été demandée. Les ministres ont uniquement demandé au PMU d’étudier la possibilité d’encadrer cette activité, notamment en la plafonnant à 5 % des enjeux. »… « … le PMU considère que le plafonnement des enjeux des parieurs professionnels à 5 % du total des enjeux hippiques du PMU n’est ni souhaitable, compte tenu de l’impact négatif que cela aurait sur sa profitabilité, ni réalisable. »…. Scandaleux ! Ces enjeux doivent tout simplement êtres interdits puiqu’ilscontreviennent à l’esprit de la loi de 1891 instituant un pari mutuel équitable entre tous les joueurs !

Les 422 millions d’enjeux mafieux représentent plus de la moitié des 808 millions à l’international en 2015. Le PMU (13 M€) et l’Etat (18 M€) ont estimé leurs pertes, ‘dans le cas de paris à cote fixe’ – c’est à dire leur ‘manque à gagner’, au cas où ils y renonceraient !…, donc leurs gains actuels… – sans préciser le ‘vol’ par ‘iniquité’ sur les masses d’enjeux des parieurs au pari mutuel. Un petit calcul élémentaire s’impose…, une règle de trois. En 2015, le PMU a prélevé 432 M€, l’Etat et les organismes sociaux 1 164 M€, la filière hippique 817 M€ : 2 milliards 413 millions d’euros soutirés en espèces, par chèques ou cartes bancaires des comptes de joueurs français. Un rapport entre le total des prélèvements et les 8 milliards 992 millions d’euros d’enjeux hippiques, multiplié par les 422 millions d’enjeux mafieux (2 413 / 8 992 x 422) donne une estimation grossière, à la louche, des gains nets des mafieux à plus de 113 millions d’euros en 2015 !…

Dans un document commun aux Principautés adressé aux ministres de tutelle en juin 2015, les ‘activités d’export du PMU et des Sociétés mères’ en masse commune prévoyaient : « Depuis 2013, la masse française s’exporte auprès d’opérateurs accueillant des parieurs professionnels, permettant d’augmenter les ressources fiscalisées en France. La technique utilisée par le PMU pour opérer ces paris préfigure un modèle de régulation pour les autres opérateurs mondiaux »… Cette pratique est donc à l’initiative du PMU et le ministère du budget en appréciera les arguments ‘fiscalistes’ invoqués !!!… Comparons notre estimation des gains des mafieux avec les données ‘à l’export’ du rapport de la Cour des comptes; rapprochons les 113 millions de l’arnaque mafieuse de la somme indiquée au paragraphe c) page 47 : « Toutefois, la marge brute avant prélèvement du PMU s’est dégradée plus fortement que les enjeux du fait notamment de la forte augmentation des partenaires étrangers (liée à la hausse des enjeux à l’export) qui a atteint 149 M€ en 2015. »… Soit, en admettant une commission de 5 % pour les opérateurs étrangers sur un solde de 808 M€, (149 – 40 = 109 M€)…, 109 millions qui valident grosso modo nos 113 millions théoriques !!

 

Cependant que le système de jeux est prévu pour faire perdre les parieurs français ( http://www.evalujeu.fr/pages/joueur.html ; fenêtres Conseils au Joueurs puis Accepter de Perdre)…, le PMU tolère le mélange illicite des genres, le lumpenprolétariat français pillé par les mafias internationales !… En bonne démocratie, les dirigeants des prétendues ‘institutions’ hippiques s’en expliqueraient devant le prétoire d’une Cour de justice !

ANNEXE

‘La régulation des jeux d’argent et de hasard’ – octobre 2016

Cour des comptes – www.ccomptes.fr – @Courdescomptes

C – Les difficultés suscitées par l’existence de parieurs professionnels au PMU

Les parieurs professionnels sont des personnes physiques ou morales qui exercent leur activité professionnelle dans le monde du pari, en industrialisant leurs pratiques par des moyens assimilables à ceux des traders : ils utilisent un modèle prédictif qui calcule une cote théorique et réalisent des arbitrages, après avoir constaté des écarts entre cote calculée et cote réelle.

Le marché international des parieurs professionnels s’est fortement développé au cours des vingt dernières années et atteindrait entre 7 et 10 Md€ d’enjeux annuels. Pour le PMU, les parieurs professionnels représentaient en 2015, 422 M€ d’enjeux, soit 4,7 % de sa masse. Ils ont progressé de 21 % en 2014 et 22 % en 2015. Ces parieurs professionnels, qui sont très peu nombreux, parient sur la masse commune du PMU via des opérateurs étrangers qui ont signé un contrat de partenariat avec le PMU par le biais de plateformes souvent situées dans des pays permettant une optimisation fiscale des gains.

Dans le cadre de son plan stratégique PMU 2020, le PMU souhaite développer ses activités internationales, notamment au travers de contrats conclus avec des opérateurs étrangers accueillant des parieurs professionnels. En effet, bien que la marge brute du PMU sur les paris pris à l’étranger soit plus faible que sur ceux pris en France, l’entreprise dégage un profit sur cette activité car les prélèvements effectués sur ces paris sont moindres que pour les paris pris en France.

Dans son avis de 2015, la COJEX s’est inquiétée du développement des parieurs professionnels sur le pari mutuel hippique, peu nombreux, implantés souvent dans des paradis fiscaux et bénéficiant de services et d’outils spécifiques. Ces inquiétudes portent notamment sur :

– le recours des parieurs professionnels à des outils techniques s’apparentant à des robots informatiques dont l’utilisation est interdite aux opérateurs de jeux en ligne agréés par l’ARJEL par l’article 17 de la loi du 12 mai 2010. Ce recours permet aux parieurs professionnels d’enregistrer un grand nombre de paris par course (…) et d’en passer un volume important dans les dernières minutes précédant le début de la course. La COJEX estime que cette pratique, déloyale à l’égard des autres parieurs, compromet l’intégrité et la transparence des opérations de jeu ;

– l’origine des fonds engagés. Certes le PMU a prévu des clauses renforcées dans les contrats conclus avec les opérateurs qui sont ses partenaires commerciaux, mais la COJEX s’interroge sur les modalités précises de vérification de la réalité des contrôles que ces opérateurs sont tenus d’exercer, compte tenu de la complexité des circuits financiers en cause, et aimerait en connaître les résultats ;

– le taux de retour au parieur (TRP) élevé (95 %), dont bénéficient ces parieurs professionnels par rapport au TRP moyen (73 %) et qui pourrait pénaliser les parieurs classiques si la masse de leurs enjeux était appelée à augmenter significativement, malgré la limitation du TRP (…) imposée par le PMU. Une telle différence de gain, accrue encore par le versement de primes de fidélité par les opérateurs aux parieurs professionnels, porte atteinte à l’équité. »

Dans ces conditions, et tout en étant consciente de la nécessité de ne pas compromettre le développement de l’entreprise et le financement corrélatif de la filière équine, la COJEX a exprimé de fortes réserves sur cette nouvelle activité et a demandé que soit étudiée avec le PMU la possibilité d’y mettre fin ou, à tout le moins, de l’encadrer plus strictement.

La lettre commune adressée le 18 novembre 2015 au PDG du PMU par les ministres du budget et de l’agriculture, validant le programme d’action 2014 du PMU en matière de lutte contre le blanchiment, a relayé les inquiétudes exprimées par la COJEX s’agissant de l’origine des fonds engagés et de l’atteinte à l’équité entre joueurs. En outre, cette lettre indiquait que certains des parieurs professionnels étaient des personnes morales, en contradiction avec l’arrêté du 13 septembre 1985 selon lequel le pari mutuel doit se jouer entre personnes physiques.

Toutefois, l’interdiction des prises de paris par les parieurs professionnels, qui représenterait une perte annuelle sur le résultat du PMU estimée à environ 12 M€, n’a pas été demandée. Les ministres ont uniquement demandé au PMU d’étudier la possibilité d’encadrer cette activité, notamment en la plafonnant à 5 % des enjeux, en maîtrisant le taux de gain maximal de ces parieurs, et en interdisant la présence de personnes morales parmi les joueurs du PMU. Il a également été demandé au PMU de rendre compte des clauses relatives à la lutte contre le blanchiment figurant dans les contrats conclus par le PMU avec ses partenaires commerciaux. Cette lettre précisait que l’ensemble de ces modalités d’encadrement ferait l’objet d’une évaluation afin de vérifier leur efficacité, d’envisager des adaptations, voire, si la régulation s’avérait inapte à maitriser les risques, de préparer la mise en extinction de cette activité.

De son côté, le PMU considère que le plafonnement des enjeux des parieurs professionnels à 5 % du total des enjeux hippiques du PMU n’est ni souhaitable, compte tenu de l’impact négatif que cela aurait sur sa profitabilité, ni réalisable. En septembre 2016, le taux de 5 % avait été nettement dépassé. Il est à noter que la rentabilité de l’activité des parieurs professionnels s’effectue non seulement au détriment des parieurs français, mais aussi de l’État. D’une part, dans le cadre du pari mutuel (104), les taux de gain élevés des parieurs professionnels en masse commune réduisent mécaniquement le montant revenant aux parieurs français. D’autre part, l’augmentation des enjeux des parieurs professionnels se fait au détriment de la part prélevée par l’État français : la direction du budget a ainsi chiffré à 18 M€ par an (105) la perte fiscale pour l’État consécutive au développement des parieurs professionnels entre 2015 et 2020, perte due notamment à la diminution du « ré-enjeu » ou « recyclage » des gains.

Dans son nouvel avis du 10 mars 2016, la COJEX prenant acte des mesures prises par le PMU, n’a pas émis d’objection à la poursuite de l’activité en 2016, subordonnant toute décision pour l’avenir à une présentation détaillée des résultats des contrôles mis en place et au respect des règles du pari mutuel. Elle a cependant rappelé l’interdiction faite aux personnes morales de prendre des paris et insiste sur la nécessité de veiller à ce que l’équité entre les parieurs ne soit pas compromise par l’altération de l’équilibre des cotes.

La lettre des ministres validant le programme d’action 2015 du PMU en matière de lutte contre le blanchiment n’avait pas encore été adressée au PMU, à la clôture de l’enquête de la Cour.

Les tutelles n’ont pas transmis à la Cour l’évaluation, prévue dans la lettre du 18 novembre 2015, des modalités d’encadrement de l’activité des parieurs professionnels qui aurait cependant eu lieu. La réponse ministérielle indique que le PMU « a engagé des actions afin d’améliorer le suivi et l’encadrement des trois partenaires par lesquels transitent les parieurs professionnels ». S’agissant de l’équité entre les parieurs, elle précise que « les autorités de tutelle partagent les préoccupations de la COJEX ».

La Cour considère que l’existence de parieurs professionnels pariant sur la masse commune du PMU via des outils informatisés est difficilement compatible avec l’esprit du pari mutuel et qu’elle est coûteuse pour l’État. Par ailleurs, la part croissante de ces quelques joueurs professionnels dans le total des mises expose le PMU à un risque de forte volatilité de son chiffre d’affaires, en cas de départ de ces derniers. »

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(104) Dans le cas de paris à cote fixe, les gains des parieurs professionnels se font au détriment de l’opérateur :

(105) 13 M€ en 2015, 15 M€ en 2016, 18 M€ en 2017, 19 M€ en 2018, 18 M€ en 2019, 18 M€ en 2020.

 

Enquête réalisée par Ismael AIDARA et Pierre René

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