Gabon: le camp Bongo accuse un conseiller d’Alassane Ouattara d’ingérence

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Gabon: le camp Bongo accuse un conseiller d'Alassane Ouattara d'ingérence
Le président de la République gabonaise et candidat, Ali Bongo Ondimba (gauche) et son principal concurrent, Jean Ping (droite), pendant l'élection présidentielle d'août 2016. © RFI Montage

Au Gabon, depuis l’élection présidentielle du 27 août, les deux principaux camps, celui du chef de l’Etat sortant Ali Bongo et de son opposant Jean Ping, sont en pleine guerre de communication. Chaque jour, les deux adversaires se rendent coup pour coup, par médias interposés, en attendant les résultats. Ce mardi 30 août, une nouvelle polémique a éclaté, poussant le président de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, à limoger l’un de ses conseillers.

Mardi, le ministre gabonais de la Communication a tourné ses attaques vers l’étranger. Il a lié Jean Ping à des possibles tentatives de déstabilisation venues notamment de France et de Côte d’Ivoire. Alain-Claude Bilie-By-Nze a affirmé avoir des preuves irréfutables mettant en cause l’opposant gabonais et Mamadi Diané, un conseiller du président ivoirien Alassane Ouattara.

Un complot qui aurait visé à corrompre trois membres de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) pour qu’ils démissionnent. « Jean Ping apparaît ici comme l’objet et l’instigateur d’une déstabilisation menaçant le processus démocratique engagé. Par souci d’apaisement, après le rendu des résultats, nous transmettrons ces éléments aux autorités judiciaires nationales et aux instances internationales », a déclaré le ministre.

Côté opposition, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de Jean Ping, répond avec ironie à la polémique : « Quand on est à court d’arguments, on en invente un peu plus chaque jour. Des histoires inventées de toutes pièces pour mettre en cause ses adversaires politiques, c’est un peu facile et un peu court, lance-t-il. Ce qui est choquant, c’est que le porte-parole du président de la République sortant, donc du candidat, réunisse la presse pour pleurnicher parce qu’il est en train de perdre une élection. »

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