Gambie: la Cédéao envisage une intervention si Jammeh ne quitte pas le pouvoir

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Gambie: la Cédéao envisage une intervention si Jammeh ne quitte pas le pouvoir
L'ex président gambien Yaya Jammeh, lors d'un sommet de la Cédéao, le 28 mars 2014. © ISSOUF SANOGO / AFP

En visite à Bamako au Mali, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) n’exclut pas une intervention armée en Gambie pour installer au pouvoir le vainqueur déclaré de l’élection, Adama Barrow. Après avoir reconnu sa défaite à l’élection du 1er décembre, le président Yahya Jammeh, qui a gouverné le pays pendant 22 ans, avait finalement changé d’avis quelques jours plus tard.

Si pour l’instant la diplomatie prévaut en Gambie, les choses pourraient changer à la fin du mandat du président Yahya Jammeh, le mois prochain. La Cédéao envisage clairement de mener une opération militaire contre le président gambien si ce dernier, battu à la présidentielle gambienne par l’opposant Adama Barrow, ne quitte pas le pouvoir à la fin officielle de son mandat.

« La date limite butoir que nous avons, c’est le 19 janvier, à laquelle le mandat du président Yahya Jammeh finit », insiste Marcel de Souza, président de la Commission de la Cédéao. « S’il ne s’en va pas, nous avons les forces d’attente qui sont déjà mises en alerte. Ces forces d’attente doivent pouvoir intervenir ou faire rétablir la volonté du peuple », prévient l’officiel.

Des pourparlers

Qui dirigera ces troupes de la Cédéao en cas d’intervention militaire contre la Gambie ? « Le Sénégal a été désigné par ses paires pour prendre la direction de l’opération », précise Marcel de Souza.

Mais devant l’application de cette extrême décision, les fils du dialogue ne sont pas rompus avec Yahya Jammeh. Ainsi, le président du Nigeria Muhammadu Buhari lui fera passer un message : s’il accepte de partir en douceur, sa sécurité sera garantie. C’est pourquoi il a été demandé au président déclaré élu, Adama Barrow, d’arrêter de menacer de poursuites celui qui en principe doit lui passer le témoin.

 Par RFI Publié le 23-12-2016
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5 COMMENTAIRES

  1. Le dialogue arrive au bout de tout conflit.
    Tous les africains sont de la même ceinture paternelle, alors pourquoi laissez nos instincts dominer nos valeurs culturohistoriques ?

  2. “Gambie: la Cédéao envisage une intervention si Jammeh ne quitte pas le pouvoir”

    radio france desinformation oublie que le poisson d’avril en occident c’est au mois d’avril…

    Et puis ces journaleux français poussent aux crimes!!!

    Ilsne disent rien de la sorte, par rapport à leur chiens : eyademon, boncon et consort…

  3. DEHORS DU MALI Marcel Alain de Souza, DEHORS…! 😡

    C’ APRES 4 ANS DE FOURBERIE ” MAINTIEN” DE LA “PAIX” QUE TU VIENS NOUS DISTRAIRE AVEC LA DÉMAGOGIE ” IMPOSITION” DE LA “PAIX”. 😡

    SURTOUT NE TOUCHEZ PAS Á LA GAMBIE SOUVERAINE, VOUS N’ ETES PAS ÉLUS DES PEUPLES ET VOUS SIGNEREZ L’ ARRET DE MORT DE VOTRE GRIN
    ” CEDEAO” MAFFIA POLITICO-ÉCONOMIQUE PACOTILLE FRANCAFRICAINE, HÉLAS JUSQUE-LÁ TOLÉRÉE. 😡

    AU LIEU ET PLACE DE CETTE FUITE EN AVANT DÉSESPÉRÉE, PENSEZ PLUTOT Á DISSOUDRE CE CLUB MAFFIEUX AVANT QUE LES PEUPLES NE S’EN CHARGENT ET AUTREMENT… 😡

  4. @M.Djamé.Ne craignez rien (en tout cas pas cette légende de force en attente de la CEDEAO).Nous au Mali, nous les avons attendus en vain!N’eut été l’aide de Hollande, les djihadistes allaient arriver à Kidira (frontière Mali-Sénégal) sans que cette force imaginaire en attente de la CEDEAO face un seul pas!

    • t’es gentil Sambou! Je pensais que tu allais dire qu’ils auraient occupé l’espace CEDEAO sans l’intervention de Hollande. Peut-être qu’ils n’auraient pas eu le courage de descendre sur N’Djamena.

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