Ghana: les marins argentins immobilisés à Tema vont être rapatriés

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Des marins argentins de la frégate Libertad sur le port de Tema au Ghana, le 22 octobre 2012
© AFP

Les marins argentins immobilisés depuis trois semaines dans leur navire, l’ARA Libertad, dans le port ghanéen de Tema, sont “libres de partir”, a déclaré mardi un responsable ghanéen et ils devraient être rapatriés mercredi.

“Oui l’équipage est libre de partir. Ils ne font pas l’objet d’un mandat d’arrêt, c’est uniquement le navire qui est retenu”, a déclaré à l’AFP le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Fritz Baffour.

“Nous avons reçu notification d’organiser le départ de l’équipage du Libertad. Nous attendons certains documents pour commencer le processus de départ”, a déclaré de son côté un responsable du port de Tema, près de la capitale ghanéenne Accra.

Le navire-école Libertad, retenu depuis le 2 octobre à Tema, avec près de 300 marins à bord, pour la plupart Argentins, a été saisi à la demande du fonds spéculatif NML qui réclame à Buenos Aires une dette de plus de 370 millions de dollars (283 millions d’euros).

Le ministère argentin des Affaires étrangères, qui avait porté l’affaire devant l’ONU, a indiqué que les marins évacués du Ghana devaient arriver en Argentine mercredi à 2Oh00 (23h00 GMT) par un vol de la compagnie Air France spécialement affrété.

Air France a confirmé l’information mardi, indiquant avoir “répondu favorablement à un appel d’offre pour rapatrier les marins argentins”.

“Un équipage est parti à bord d’un Boeing 777 de l’aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle sans passagers”, précise la compagnie, et “il prendra en charge 290 passagers (les marins) au départ d’Accra demain après-midi (14H15 GMT) pour arriver à Buenos Aires en fin de soirée (23H45 GMT)”. “L’appareil reviendra à vide de Buenos Aires”, ajoute la compagnie.

Selon l’Argentine, la décision du Ghana de retenir le navire viole les traités internationaux. Pour Accra, en revanche, il s’agit d’une décision de la justice, qui est indépendante.

L’Argentine s’était déclarée le 23 décembre 2001 en défaut de paiement, le plus important de l’histoire, 100 milliards de dollars (75 milliards d’euros), et avait écarté toute négociation avec ses créanciers.

Environ 40 membres d’équipage resteront à bord pour l’entretien du navire qui reste, lui, dans le port de Tema, tout près d’Accra.

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