Guinée: un accord économique de 20 milliards avec la Chine

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La Guinée possède les plus grandes réserves au monde de bauxite, un minerai servant à fabriquer l’aluminium (photo: usine de bauxite située à Kamsar, au nord de Conakry). © (Photo : AFP)

La Guinée possède les plus grandes réserves au monde de bauxite, un minerai servant à fabriquer l’aluminium (photo: usine de bauxite située à Kamsar, au nord de Conakry).

Un chiffre à la Une de la presse guinéenne : 20 milliards de dollars américains seront prêtés sur 20 ans à la Guinée par la Chine pour financer la construction d’infrastructures. En échange et pour rembourser, les entreprises chinoises se verront accorder des permis et des concessions minières. Un accord de financement dont certains contours n’ont pas été encore dévoilés.

Parmi les concessions minières accordées aux entreprises chinoises par le gouvernement guinéen, un premier lot concerne la bauxite au nord du pays, indique un communiqué. « Mais aucune précision n’est faite sur la quantité de ressources attribuée », s’inquiète Amadou Bah de l’ONG Action mine Guinée.

« Est-ce que ça ne va décourager les autres investisseurs des autres multinationales qui veulent avoir des concessions en Guinée ? Est-ce que ça ne serait pas de gré à gré ? Est-ce que la valeur des infrastructures va refléter la valeur du minerai qui sera exporté ? Pour le moment, nous restons suspendus aux lèvres du gouvernement qui a négocié cela, sans beaucoup donner de détails. »

Avant la fin 2017, les liquidités disponibles serviront à la réhabilitation de la route reliant le centre du pays à la capitale, à l’extension du port de Conakry et d’une université ainsi qu’à relier la Haute Guinée à l’électricité, explique Kassory Fofana, le ministre signataire de l’accord. Les autorités espèrent atteindre rapidement une croissance à deux chiffres. Un pari osé. Pour cela, assure l’économiste Facinet Conté joint par RFI, il faudra avant diversifier l’économie, miser notamment sur le potentiel agricole et développer les transports ferroviaires, fluviaux et maritimes.

Par RFI

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3 COMMENTAIRES

  1. Il faudrait qu’un organisme paritaire CHINE/ GUINEE soit mis en place pour surveiller comment est dépensé cet argent
    Cet organisme pourrait être autorisé à publier le calendrier des dépenses et les sommes dépensées

    • Les chinois n’ont pas roulé I Boh Kassa… Les chinois n’ont rien signé avec lui.
      I Boh Kassa vous a mentit, c’est tout!

      La chine est un pays libre, digne, respecté et fièr: tout le contraire du pays francofou nommé mali!

      C’est le peuple malien que I Boh Kassa a roulé dans la farine!

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