Guinée : reprise du procès des présumés auteurs de l’attaque du domicile du président Alpha Condé

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Alpha Condé

Le procès de trente-trois personnes mises en cause dans l’attaque de la résidence du président Alpha Condé en juillet 2011, qui a été suspendu en décembre en raison du décès du greffier, a repris le 7 janvier à la cour d’appel de Conakry. Les accusés, parmi lesquels figurent  dix-huit militaires et une femme, sont arrivés au tribunal escortés par une demi-douzaine de véhicules de l’armée et de la police. Ils étaient menottés. Le commandant Alpha Oumar Diallo dit Boffa, soupçonné d’être le cerveau de l’attaque, a été le premier des accusés à s’exprimer.

Ces accusés, dont Alpha Oumar Diallo, dit Boffa, considéré, à tort ou à raison, comme le cerveau du commando auteur présumé de l’attaque de la résidence privée du président Alpha Condé, sont apparemment bien portants.

Sur certains visages, on lisait facilement un soulagement d’être enfin présentés devant un tribunal, fut-il une cour d’assises. Ils ont tous été renvoyés devant cette juridiction par la chambre de mise en accusation de la cour d’appel de Conakry après avoir été pour certains une première fois élargie par cette même chambre. Mais le parquet général, chef de poursuite et la partie civile du président Condé lui-même ont interjeté un pourvoi en cassation.

Ils sont poursuivis pour entre autres association de malfaiteurs, assassinats, tentative d’assassinats contre l’autorité de l’Etat, détention illégale d’armes de guerre.
Si certains sont heureux d’être encore en vie et dans le box des accusés, d’autres comme le colonel Issiaga Camara neveu de l’ancien président Conté et le colonel et Abdoulaye Aidor Bah, sont morts en détention.

Quant au général Nouhou Thiam, ancien chef d’état-major général des armées de la transition et trois autres ont été renvoyés devant un tribunal militaire.

Par RFI