Karim Wade – Ses avocats français engagent un bras de fer contre le Sénégal

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Karim Wade - Ses avocats français engagent un bras de fer contre le Sénégal
Karim Wade

30 ans de prison ferme, c’est ce que risquent les geôliers de Karim Wade. Du moins si l’on en croit ses avocats qui ont engagé un bras de fer avec les autorités sénégalaise. La plainte contre X vise les autorités sénégalaises et la peine invoquée “détention arbitraire” est un délit passible de 30 ans de prison. Leur objectif: contraindre le Président Macky Sall élu en 2012 à admettre que la justice sénégalaise ne disposent d’aucune preuve suffisante justifiant l’incarcération depuis presque trois ans de Karim Wade, ancien ministre et candidat aux prochaines élections présidentielles. Depuis le 29 janvier, la balance penche plutôt en faveur du détenu avec la mise en ligne d’une décision du Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations-Unis dénonçant une détention jugée “arbitraire”. « Maintenant que nous avons la confirmation que ce procès n’est pas équitable, l’Etat du Sénégal doit réparer le préjudice »

Faute de preuve, au prévenu de prouver son innocence

A l’ouverture du premier procès en juillet 2014, nous avions déjà relevé l’absence de preuve, grande faiblesse du dossier.  Au terme d’une procédure très critiquée, le fils du Président avait été jugé en avril 2015. Faute de preuves, la Cour de répression des enrichissements illicites (CREI), spécialement créée pour cette affaire, avait dû écarter le délit de corruption… Mais avait condamné Karim Wade  à 6 ans de prison ferme pour “enrichissement illicite”. Selon ses avocats, cette peine ne figure plus dans la liste des juridictions sénégalaise depuis plus de 30 ans… “Elle présente un avantage, c’est que la preuve appartient au prévenu, à lui de démontrer que son patrimoine n’est pas illicite”, explique Me Michel Boyon. Le recours devant la Cour suprême en Août dernier n’avait abouti à rien. “Les magistrats avaient préparé la décision avant le procès”, résume l’avocate de la Cour de cassation Françoise Fabiani qui avait plaidé ce jour-là à Dakar.

Un juge d’instruction français nommé pour enquêter sur (…)

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SOURCEparismatch.com
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