Le Sénégal offre une leçon de démocratie aux putschistes maliens

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Abdoulaye Wade a été battu à la régulière par Macky Sall, nouveau président du Sénégal. Pendant ce temps au Mali, le président Amadou Toumani Touré a été évincé par un putsch militaire anachronique.

Le Sénégal a mis fin à la présidence d'Abdoulaye Wade par les urnes, ce dimanche. Le nouveau chef de l'Etat s'appelle Macky Sall. Pendant ce temps, au Mali, des putschistes ont écarté le président Amadou Toumani Touré. AFP

Un tel acte manqué ferait les délices de tout psychanalyste: ce dimanche 25 mars, à l’instant de voter, le président sortant Abdoulaye Wade s’est présenté devant l’urne les mains vides; il avait oublié son bulletin dans l’isoloir. Tandis qu’un putsch militaire anachronique plonge le Mali voisin, autre vitrine de la démocratie à l’africaine, dans une nuit couleur kaki, le triomphe de son challenger et ex-Premier ministre Macky Sall, 50 ans, apparaît comme une éclaircie salvatrice.

Après une décennie de dérive monarchique, le Sénégal renoue ainsi avec la tradition inaugurée en l’an 2000, à la faveur d’une alternance exemplaire. Dont Wade avait été le bénéficiaire et, au côté de son prédécesseur socialiste Abdou Diouf, l’acteur-clé. Comme le fit alors l’actuel secrétaire général de la Francophonie, le « Gorgui » -le Vieux, en wolof- a dès dimanche soir reconnu sa cinglante défaite et félicité par téléphone celui qu’il considérait, avec un rien de condescendance, comme son « apprenti ». Au moins le « maître » aura-t-il réussi sa sortie.

Le modèle sénégalais revient de loin. Voilà près d’un an que le clan Wade a semé les germes de la débâcle. A l’époque, l’ancien opposant libéral avait tenté d’imposer, au prix d’un énième replâtrage constitutionnel, le « quart bloquant », antidote éprouvé aux caprices du suffrage universel. La réforme lui aurait permis de prolonger son bail, avec 25% des voix, via un scrutin à tour unique. Et, dans la foulée, d’instaurer un « ticket » à l’américaine, histoire d’installer son aîné et héritier présomptif Karim dans le fauteuil de vice-président.

Abdoulaye Wade vaincu à la régulière

Peine perdue: le tollé suscité alors, dont les émeutes du 23 juin 2011 furent le point d’orgue, contraindra le Machiavel dakarois à rengainer son montage. C’est d’ailleurs sous l’étendard du M23 -pour Mouvement du 23 juin- que bataillait depuis lors l’alliance hétéroclite de partis et d’ONG citoyennes hostiles à la candidature de Me Wade à un troisième mandat consécutif. Scénario au demeurant contraire à la loi fondamentale du pays. Par son entêtement, ce dernier aura administré à ses « sujets » un électrochoc salutaire.

Fils émancipé du wadisme, Macky Sall doit certes son succès à une campagne opiniâtre et méthodique, mais aussi à cette insurrection civique. Ainsi qu’au travail accompli par un formidable tissu associatif, qu’il incitât les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales ou orchestrât des sessions de formation d’observateurs, volontaires de la vigilance antifraude. Tels sont les ressorts de la maturité et de la vitalité démocratiques sénégalaises, vertus tant vantées depuis la mise en ballottage du sortant octogénaire.

Contraste avec le putsch au Mali

L’éviction à la régulière de ce dernier fournit-elle aux cousins maliens des raisons d’espérer? Oui, en ce qu’elle atteste l’inanité des régressions autocratiques dès lors que celles-ci se heurtent au veto résolu de citoyens engagés.

Au Mali, les putschistes invoquent l'échec de la lutte contre la rébellion touarègue et "la restauration de la démocratie" pour se justifier. REUTERS

La naissance, à Bamako, d’un Front uni pour la sauvegarde de la République et de la démocratie, coalition de formations politiques et de mouvements de la société civile, contribue à l’isolement de mutins qui n’ont su rallier à leur douteuse cause qu’un parti mineur, fourvoyé par un leader opportuniste. De même, l’entrée en dissidence des anciens chefs de gouvernement Ibrahim Boubacar Keïta -alias IBK- et Modibo Sidibé ou de l’ex-ministre Soumaïla Cissé fragilise une aventure unanimement condamnée à l’étranger.

Aventure absurde: pour justifier leur pronunciamiento, les putschistes invoquent l’échec de la lutte contre la rébellion touarègue et « la restauration de la démocratie ». Or, le chaos ambiant permet aux insurgés nordistes de pousser leurs pions et rend illusoire la tenue le 29 avril du premier tour de la présidentielle. Encore bravo…

Par Vincent Hugeux, publié le 26/03/2012 à  14:31 (L’Express.fr)

 

 

15 Réactions à Le Sénégal offre une leçon de démocratie aux putschistes maliens

  1. Cheval

    QUE DE BLABLABLA….!!!!!!. IL Y A DES GENS QUI N’ONT RIEN PIGE. ALORS LA RIEN DU TOUT. CES MUTINS SOI DISANT CNRDRE? AU LIEU D’OCCUPER BAMAKO ET S’EN PRENDRE A DE PAISIBLES CITOYENS S’ILS SONT HOMMES, S’ILS SONT CULOTTES, LE NORD LES ATTEND.A CAUSE DE CES AIGRIS SOCIAUX, CES NULLARDS, CES CANCRES, CES DÉCHETS SOCIAUX, CES DÉLINQUANTS QUI ONT ÉTÉ ENRÔLES DANS L’ARMÉE, NOTRE MALIBA QUI AVAIT FAIT UN BON SPECTACULAIRE EN MATIÈRE DE DÉMOCRATIE DANS LA SOUS-RÉGION, VIENT DE PERDRE LA FACE EN RECULANT DE 21 ANS, TOUT EN ANÉANTISSANT TOUTES LES SOUFFRANCES DU PEUPLE MALIEN DU 26 MARS 1991.
    DÉGAGEZ ESPÈCE D’IGNARES AU QUOTIENT INTELLECTUEL INFÉRIEUR A ZÉRO.

    A BAS LE RÉGIME MILITAIRE
    A BAS LES BARBARES SANS CERVELLE
    A BAS LES SAUVAGES QUI NE CONNAISSENT QUE LA JUNGLE ET LA FORCE

    VIVE LE MALI
    VIVE LA RÉPUBLIQUE
    VIVE LA DÉMOCRATIE. :roll: :roll: :roll:

    • MoussaD

      Et qui les a recrutés ces ignares ? qui les a formés (ou a oublié de les former) ? qui en a fait des déchets sociaux ? qui porte la responsabilité de ce qu’est devenue l’armée du Mali ?

      La responsabilité des généraux, d’ATT, et de la classe politique malienne est à étudier… c’est facile d’en vouloir à ces soldats qui improvisent un coup d’état (et n’ont sûrement pas la capacité de diriger le pays, mais au moins ils en sont conscients et consultent à tour de bras), mais il faut voir à cause de quoi et de qui le Mali en est arrivé là plutôt que d’insulter ceux qui veulent changer les choses.

      • a

        On es tous aller a lecole mais ce nest pas tout le monde ki reuissi … ya tjrs des ignards … voila ta reponse

        • MoussaD

          Personne n’a obligé les généraux à recruter des ignares dans l’armée.

  2. MoussaD

    Bonjour, quelques observations qui me semblent utiles pour apprécier la situation avant de parler de démocratie sauvée ou perdue :

    - Dans les pays où la corruption forme l’essentiel des revenus des leaders politiques et des fonctionnaires (je parle plutôt du Mali que du Sénégal ici : ah, les douaniers milliardaires du Mali… avec un salaire mensuel de 200 000 FCFA… et tout le monde le sait !), qu’est-ce qu’une élection ? quel rôle démocratique réel a-t-elle ? ne sert-elle pas seulement à changer le visage du pouvoir, tout en permettant au groupe au pouvoir de se perpétuer, après quelques échanges de places bien rémunérées ? Quel changement pour la population, et quels espoirs peut-elle avoir ?

    - Les sénégalais peuvent se réjouir à juste titre d’avoir enrayé le coup de folie de Wade, qui a quand même bien failli réussir à s’accrocher au pouvoir… mais même s’il a perdu les élections, il a réussi à monopoliser la campagne. Quel débat démocratique s’est exprimé dans cette campagne ? Quel autre espoir que « ne plus avoir Wade » ? Sall, pur produit de l’école Wade, baignant depuis des années dans le système, pourra-t-il faire mieux que son mentor ? On a eu une leçon de vote, de forme démocratique, et c’est déjà ça. Mais pour la leçon de démocratie proprement dit, attendons de voir ce que Sall saura faire. La démocratie ne se résume pas à un vote !

    - au Mali, les élections étaient certes prévues le 29 avril… mais si le journaliste faisait un petit effort de renseignements (ou plutôt de mémoire, car il le sait sûrement), il dirait que la guerre au Nord menace la souveraineté du Mali sur plus de la moitié de sa surface, qu’elle a déplacé 200 000 personnes, et qu’il est tout à fait impossible d’y organiser des élections. Il trouverait étonnant que le président ATT cherche à tout prix à tenir ces fameuses élections, et n’envisage même pas la possibilité de les décaler, sans se soucier des désastres qu’il laisse derrière lui.

    - Quels désastres ? un désastre militaire et politique au Nord, sur lequel ATT semble fermer les yeux depuis des années (« ce problème nous dépasse, donc ne faisons rien »). Un désastre pour la justice : la corruption, présente à tous les étages et intégrée à la vie quotidienne, anéantit les chances des pauvres d’accéder à quoi que ce soit (bulletins de notes, place dans l’administration, document administratif, terrain inconstructible… tout s’achète au Mali !). Un désastre démocratique, car il n’y a depuis longtemps plus de débats au Mali : le système ATT et son fameux goût du consensus, cela s’est traduit par le ralliement de tous les leaders et partis derrière ATT (sauf le SADI)… c’est bien, sauf qu’ils ne disent plus rien, maintenant, probablement parce qu’ils profitent financièrement de ces accommodements. Pour finir un désastre dans l’éducation, l’université enchaînant les années blanches sans que cela émeuve les politiques (leurs enfants vont à l’étranger), sacrifiant des millions de jeunes maliens qui sont abandonnés sans espoir – ou sans autre espoir que de trouver un parent dans l’administration pour leur trouver une place, dans cette jolie « démocratie modèle ».

    - Alors, vers quoi allait le Mali ? Vu de loin : vers un vote acclamé par la communauté internationale, le passage de témoin entre un ATT miraculeux et son successeur plein d’avenir. Vu de près : vers une élection qui aurait permis à ATT de laisser tous les problèmes du Mali auxquels il ne s’est pas attaqué, voire qu’il a entretenus, sur les bras d’un candidat du système qui profite déjà de son appartenance à l’oligarchie au pouvoir, et qui aurait pu encore mieux en profiter. Il faut voir tous les candidats distribuer leurs T-shirts généreusement, de meeting en meeting, et tenir les mêmes discours que leurs soit-disant concurrents…

    - Dans ce contexte, on comprend le ras-le-bol des militaires, bien partagé par une grande partie de la population (pas les politiques, forcément… la démocratie c’est leur gagne-pain). Ca ne légitime pas un coup d’état, qui n’arrangera probablement pas beaucoup les choses… mais ça l’explique un peu. Ayons au moins l’honnêteté de dire que ces putschistes ne sont pas la cause d’un problème, mais la manifestation d’un problème causé par la classe politique et dirigeante malienne.

    - Ce que peut espérer le Mali, c’est que ce coup d’état improvisé montre aux politiques maliens qu’une démocratie de façade, ça ne suffit pas, et qu’il reste trop de problèmes de fond, et qu’eux-mêmes portent à ce sujet une large responsabilité. En pratique, pourquoi ne pas répondre à l’invitation de ces militaires à former un comité national ? espérons que la société civile saura travailler rapidement avec les militaires, qui sont conscients de leur impuissance, seuls, à diriger et encore plus à changer le Mali. Un coup d’état n’est jamais une bonne chose, mais maintenant qu’il est perpétré, autant avancer au mieux. Espérons aussi que cela ira assez vite pour que les militaires ne prennent pas goût au pouvoir.

    Démocratie, leçon de démocratie… les mots semblent forts lorsqu’on prend le temps de chercher les causes des mouvements actuels. Qui sait, le putsch aura peut-être, au Mali, un effet plus bénéfique sur la vie politique future, que l’élection de Macky Sall, au Sénégal ! Un dernier clin d’œil à l’occident : la Russie est-elle une démocratie ? les dernières élections russes, quelle victoire démocratique représentent-t-elles ?

    • harindataou

      Je voudrais du fond du coeur dire FELICITATIONS à mes frères du Senegal, n’en deplaise au savant aigri MossaD. La situation sociale et economique du mali est assez similaire à celle du Senegal. Au Mali ce n’était pas pire qu’au Senegal. mais là bas ils ont opté pour la voie démocratique, seule issue, d’ailleurs raisonable.Là bas les militaires sont démocrates et avec le peuple. Il est archifaux de dire que les maliens sont d’accord avec les aventuriers putchistes.
      Des piètres militaires recalés de partout delinquents et drogué fuyant le front sont venus nous embarquer sur un chemein dont on a pas besoin et que nous n’emprunterons jamais avec eux. Leur coup d’etat a- il empêché ou favorisé l’avancée des rebelles? La réponse vous la connaissez.Nous sommes tous convaincu que seul un regime legitime sorti des urnes, pourra sauver la situation. Ouvrons les yeux les trafiquants de drogue , ce sont ces putchistes. Il faut être abrouti pour penser qu’un putch serait benefique à un peuple qu’une election.

      • MoussaD

        Je félicite aussi les Sénégalais ! mais il faudra surveiller Sall mieux que vous n’avez surveillé Wade, car ça a failli être la catastrophe !

        Situation sociale et économique similaire ? vous voyez une guerre sur la moitié du territoire sénégalais ? vous voyez une seule université qui fonctionne au Mali ? il y a quelques différences tout de même…

        C’est sûr que continuer avec les votes seraient mieux pour le Mali, je suis bien d’accord avec vous… malheureusement on ne peut que constater qu’il vient d’y avoir un coup d’état. Et que ça plonge le pays dans l’incertitude, et on ne voit pas bien ce qu’ils pourront faire de mieux que ATT. Mais il faut aussi se demander comment on en est arrivé là. On peut accuser ces aventuriers putschistes de tous les maux, mais si ils respectaient leurs chefs (donc si leurs chefs étaient respectables), si la crise au Nord avait été anticipée et si les moyens étaient donnés à l’armée, si il y avait de l’espoir donné par la classe politique malienne (débats politiques, projets pour l’éducation, etc. et pas seulement distribution de T-shirts), ces aventuriers ne seraient sûrement pas sortis de leur caserne.

        Pour la position des maliens, c’est sûr que les avis sont variés dans la population, mais il n’y avait que 1000 personnes au meeting de la bourse du travail aujourd’hui… la peur joue, bien sûr, mais tout de même sur 2 millions… il y en a malheureusement qui en sont arrivés à penser que les militaires, ça peut pas être pire qu’avant, puisqu’ils n’ont pas beaucoup d’espoir avec ATT ou même avec son éventuel successeur qui viendra des urnes. Je crois comme vous qu’ils ont tort, mais je constate qu’ils le pensent quand même.

        Et pour finir les trafiquant de drogue sont plus sûrement les généraux et colonels et chefs qui laissent passer depuis des années les convois au Nord, que les hommes de troupe qui se font envoyer tuer par les armes toutes neuves venues de chez Kaddhafi.

  3. Koirakoy

    le travail ne doit pas reprendre mardi. grève général

  4. liqui

    Wade a suivi ce qui s’est passé o mali, voila un des raisons pour lesquelles il felicite Maki, sans qu’on ne finisse avec le depouillement!
    donc léçon bien reçue!!!

  5. bonta

    Le mali est une republique democratique c’est à dire le pouvoir par le peuple et pour le peuple. la democratie ce n’est pas seulement le fait qu’un président soi élu par le peuple, c’est le fait qu’un peuple puisse disposer de sa propre destinée, car ce peuple mandate un homme qui est le président, des centaine d’hommes et de femmes qui sont les députés et d’autres milliers d’hommes et de femmes qui sont les maires, et les répresentants des collectivités locales. ces hommes et femmes y compris le président parlent et agissent au nom du peuple et s’ils trahissent ce peuple, sont sanctionnés par la voie des urnes ou par la justice. s’ils ne sont pas bon, c’est que le peuple s’est trompé sur eux, et ne seront plus elus.
    Dans tout les cas c’est le peuple qui leurs donne le pouvoir, qui leurs confie sa destiné, sans pression, ni peur, ni contrainte pour qu’ils puissent diriger.

    Or, ce 22 mars 2012, des militaires, viennent prendre ce pouvoir sans mandat, et avec comme seul argument qu’on leur a pas donner les moyens de combattre une rebellion? ils veulent diriger avec comme mandat des armes pour faire peur à la population? parcequ’il faut dire la verité, s’ils sont toujours là, c’est parceque les gens ont peur de leurs armes, sinon il ya longtemps que la population aurait reglé leur compte. Alors nous allons accepter cela? nous taire? et aller travaiuller parcequ’on a peur? Je demande à tout les maliens qui ne sont pas d’accord avec ce coup d’etat, de refuser de travailler dans cette situation, car si vous aller travailler demain ce serai par soumission, pour votre fièrté ne reprenez pas le travail demain! Rester chez vous jusqu’a ce qu’on vous redonne votre dignité, c’est à dire votre droit de citoyen, à savoir le droit de choisir librement et avec conviction

    • s coulibaly

      Merci bonta pour votre reflexion.Il est presque impossible de mettre d’accord tous les travailleurs pour une desobeissance general.Imaginez que les gens cesse de travailler que va t’il se passer? A’ cause des penuries les casses et les violences et les morts et blessés vont redominer l’actualité,les casques bleu,à Bamako,l’AZawad devient une realité,on risque d’entrer dans une confusion pire dont l’issue pour nous serà imprevisible.
      N’est il pas mieux de laisser de còté la colère,et penser tous ensemble à une rapide normalisation du pays,après la justice nationale et internationale fera son travail.Il me semble prioritaire de calmer les eaux .Les jeunes qui ont fait le coup,savent (et l’ont mème dit) qu’on ne peut plus etablir un regime millitaire au Mali.

  6. soribd

    Vive la démocratie et vive le Sénégal.
    Je souhaite de tout cœur que ce que Me Wade n’a pas réussi, son successeur le réussi pour le bien des frères sénégalais et pour le respect de route l’Afrique.

  7. s coulibaly

    Felicitons le peuple frère senegalais.Levons nous tous ensemble non plus avec d’autres violences,mais avec civisme sagesse intelectuelle, pour remettre le Mali sur pied.Demontrons au monde entier que l’apparence trompe et que le peuple malien est mùr,et non naif de mème que l’armée mlienne.Ce sont les epreuves qui donnent les meilleures leçons,pour qui veut bien apprendre.Rappellons aussi avec respect les morts de la campagne senegalaise ainsi que les degats!Qui peut il dire ce qui allait se passer au Senegal si Mr Wade n’avait pas fait sagement le pas en arrière (il n’a pas eté sage en se presentant à ce 3° mandat).Peut ètre que le coup de force au Mali a donné cette sagesse à Wade .L’apparence est trompeuse,les medias disent du n’importe quoi,mais la sagesse pousse à la reflexion.Ne nous laissons pas guider par l’instinct (comme nous y encourage les medias,en vue de nous manupuler ),mais soyons sage ,reflechissons,tirons le mieux de toute situation comme la crise actuelle,sachant que par amour et misericorde Dieu est du coté des faibles qui soufrrent:le dit peuple qui à la fin vaincra .

  8. tienimango

    en voyant ces minables pushistes j,ai envie de vomir ….le mali est tombe tres bas avec ces tintins…

  9. ogon

    Ce qui nous arrive est tragique. L’heure est très grave. Le mali est plus que jamais en danger. A mon avis tout intellectuel, tout democrate doit instinctivement condamné ce coup d’etat. si la gestion de ATT est horrible, le coup d’état est lui pire donc ignoble. C’est inquiétant aujourd’hui de constater des politiques supporter un coup d’Etat. Ce coup a finalement mis à la place publique nos differents pliticiens. D’un coté des politiques affamés de pouvoir qui condèrent que tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. De l’autre coté des politiques convoncus en la vertue universelle de la democratie. Le sénégal nous a vraiment donné une fois de plus l’exemple. Nous les envions