Les Etats africains invités à accélérer le processus de transition vers le numérique (SYNTHESE)

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Les Etats africains sont invités à opérer une transition vers le numérique d’ici à 2015, date- butoir du processus de transition vers le numérique fixée par l’Union internationale des télécommunications.

Cette invite à été lancée à la fois par les experts, les acteurs des médias et les politiques à l’occasion d’un séminaire international organisé par le Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM), à Dakar les 6 et 7 novembre.

« L’horizon du 17 juin 2015, date-butoir pour le basculement de l’analogique au tout numérique, fixée par l’Union internationale des télécommunications, est déjà devant nous. L’histoire s’accélère et nous n’avons plus de temps à donner au temps », a déclaré le président sénégalais Macky Sall à la clôture du séminaire.

M. Sall a ainsi invité les Etats africains à respecter cette date et à « mettre toutes les chances de leur côtés pour passer cette étape de transition avec succès ».

Pour son Premier ministre Abdoul Mbaye, la révolution numérique est à la portée de tous les pays, « pour peu qu’ils se donnent les moyens d’être présents au rendez-vous de l’histoire ». Et d’après lui, les pays africains ne sauraient manquer à cet appel.

Selon les experts, beaucoup de pays africains trainent encore le pas dans le processus de transition vers le numérique. C’est par exemple le cas de Djibouti, de la République démocratique du Congo, de Madagascar, de la Centrafrique, du Burundi, de la Mauritanie, qui n’ont pas encore posé d’acte de transition vers le numérique, informe Justin Aimé Tsanga Eboé, expert en droit des télécommunications.

L’île Maurice, le Rwanda, l’Algerie, le Maroc, la Tunisie sont entre autres pays d’Afrique les plus avancés dans le processus. Les experts de citer le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal et le Mali parmi ceux qui se sont déjà doté d’un comité national de transition vers le numérique ayant produit des résultats.

Et les pays dont les résultats sont attendus sont le Cameroun le Congo, le Tchad et la Guinée. Concernant par exemple le Tchad, le président du Haut Conseil tchadien de la communication, Mohamed Ali Alifeï, explique le retard par la recherche de structure idoine pour conduire le processus.

« Le processus est très récent au Tchad et nous avons perdu deux années en recherchant une structure plus idoine pour conduire ce processus. Aujourd’hui le Tchad a mis en place un grand projet d’agence coordination nationale, plus quatre directions: technique, commerciale, juridique et communication, pour prendre en compte les différents enjeux du passage au numérique », a-t-il expliqué.

Quant au Bénin, au Togo et au Gabon, M. Eboé renseigne qu’ils sont sur la liste des pays ayant engagé des actions préparatoires pour la transition vers le numérique.

La date butoir de la transition est fixée par l’Union internationale des télécommunications (UIT), conformément à l’Accord (GE06) adopté le 16 juin 2006 qui indique que le processus de passage de la diffusion analogique à la diffusion numérique doit s’achever le 17 juin 2015.

Publié le 2012-11-08 10:12:14 | French. News. Cn