Les terroristes frappent en Algérie: Moktar Ben Moktar fait parler de lui

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Mercredi dernier, pendant que les regards sont braqués sur la guerre au Mali, comme le MUJAO l’avait annoncé, ils frapperont des intérêts français, chose faite. Une raffinerie sur le site de la SONATRACH à Ingoumtoune (In Amenus) dans la Wilaya  d’Ilizi, un groupe de terroristes de la katiba des « Moulatamines », c’est-à-dire «  les signataires par sang », ont pris en otage 40 personnes dont des expatriés français, japonais, Irlandais, Néerlandais, Français et autres Malaisiens ou Philipins. Bilan plusieurs otages tués. Ces « Moulatamines » seraient commandités depuis le nord Mali par l’Algérien Moktar Ben Moktar, un cacique d’AQMI. Mais les autorités algériennes ont démenti que le commando soit venu du Mali. Ils ‘agirait d’individus qui sont du site gazier.

 

Notre commentaire: Le système sécuritaire algérien mise à nu

Les terroristes d’AQMI en frappant sur le site gazier de « BP » à la frontière Libyenne, démantèlent les mesures de sécurité prises par Alger dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. N’oublions qu’Alger venait il y a quelques jours d’affirmer fermer ses frontières. Les autorités algériennes avaient-elles prévues une telle attaque et audace de la part des gars d’AQMI qui pourtant à travers un communiqué du MUJAO menaçant les intérêts français ?

En réussissant à prendre 40 personnes en otages (des étrangers en majorité), les terroristes frappent un grand coup et montrent à quel point ils étaient organisés et déterminés. Par cette opération kamikaze sur le site de « BP » en territoire Algérien, Moktar Ben Moktar, algérien connu par les services de ce pays (un ancien haut gradé de l’armée), défie une fois. Il démonte le système sécuritaire d’Alger. Du coup, la prise d’otage en cours met à nu l’engagement d’Alger de lutter fermement contre les terroristes même à ses frontières  libyennes.

Les jours à venir montreront la bonne foi des autorités d’Alger même si d’entrée, elles ont exclu toute négociation avec les ravisseurs. La question que tous les observateurs avisés se posent est de savoir si réellement Alger avait fermée ses frontières ?

Wait and see !

La rédaction

 
SOURCE:  du   18 jan 2013.