Ouverture d’un sommet de l’UA aux prĂ©occupations nombreuses

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Ouverture d'un sommet de l'UA aux préoccupations nombreuses
La présidente de la Commission de l'UA Nkosazana Dlamini-Zuma, au côté du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le 29 janvier 2016 à Addis-Abeba. © TONY KARUMBA / AFP

Le 26e sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce samedi 30 janvier 2016 Ă  Addis-Abeba, quelques semaines après les attentats sanglants de Bamako et de Ouagadougou. Vendredi, le Conseil de paix et de sĂ©curitĂ© a commencĂ© Ă  discuter de la lutte contre le terrorisme, mais aussi de la crise au Burundi. Il sera aussi question du Soudan du Sud et de Libye. De nombreux sujets sont sur la table. Ci-dessous, quelques dĂ©clarations officielles recueillies sur place au siège de l’UA en Ethiopie.

• Ibrahim Boubacar Keïta, président de la République du Mali

Le 26e sommet de l’Union africaine survient quelques semaines après des attentats au Mali et au Burkina Faso. Vendredi, Ă  la veille de l’ouverture des discussions, la lutte contre le terrorisme Ă©tait dĂ©jĂ  Ă  l’ordre du jour d’une rĂ©union du Conseil de paix et de sĂ©curitĂ© de l’UA. Le prĂ©sident malien IBK y Ă©tait. Il s’est arrĂŞtĂ© au micro de RFI dans la foulĂ©e pour commenter la situation dans son pays, et notamment dans le nord :

« La paix est encore à faire au Mali. Nous avons un accord de paix que toutes les parties s’appliquent à mettre en œuvre, mais les terroristes ont dit non. Ils agissent au quotidien. On a entendu les gens d’al-Qaïda proférer des menaces, mais pas que des menaces, aujourd’hui ils attaquent. A Kidal, ils attaquent quotidiennement nos frères du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, NDLR) qui sont aujourd’hui dans l’accord de paix avec nous. Donc, nous sommes concernés aujourd’hui. Et quelle singularité malienne d’ailleurs ! Hier face à face, nous sommes aujourd’hui côte à côte pour relever ce défi qui est un frein aux efforts de paix. »

• Alpha Condé, président de la République de Guinée

Le prĂ©sident guinĂ©en Alpha CondĂ© a Ă©galement participĂ© Ă  la rĂ©union du Conseil de paix et de sĂ©curitĂ© de l’UA, vendredi Ă  Addis-Abeba. Il s’est lui aussi arrĂŞtĂ© au micro de RFI Ă  l’issue des discussions pour faire un point sur la lutte contre le terrorisme qui, dit-il, concerne tout le continent :

« Le terrorisme aujourd’hui concerne toute l’Afrique et chaque pays doit se lever. On doit se donner la main et essayer de mettre ensemble nos moyens d’information et de ressources. Maintenant, faire avancer cela, c’est difficile. Mais il y a dĂ©jĂ  une prise de conscience, ce qui est très important. Tout le monde est concernĂ© aujourd’hui et tous nos pays sont menacĂ©s. Nous allons tout faire pour empĂŞcher (les terrorristes d’Ă©tendre leur territoire, NDLR). C’est ce qu’ils veulent, mais je pense que si nous unissons nos forces, si nous collaborons entre nos frontières, si nous unissons nos moyens d’information, nous allons les en empĂŞcher. Nous savons ce qu’ils veulent, c’est Ă  nous d’empĂŞcher cela. »

• Martin Kobler, reprĂ©sentant spĂ©cial de l’ONU pour la Libye

Quelques jours après la formation d’un gouvernement d’unitĂ© national en Libye, le groupe de contact international pour ce pays a, pour sa part, tenu vendredi Ă  Addis-Abeba sa cinquième rĂ©union ministĂ©rielle. Objectif : donner une chance Ă  ce gouvernement nĂ©gociĂ© très difficilement entre les pouvoirs de Tripoli et de Tobrouk. L’Allemand Martin Kobler, reprĂ©sentant spĂ©cial de l’ONU pour la Libye et grand architecte du gouvernement d’unitĂ© nationale, s’exprime au micro de RFI :

« La rĂ©union Ă©tait très, très importante, pour avoir un message uni de l’Union africaine, mais aussi de la communautĂ© internationale, par rapport au processus Ă  mettre en Ĺ“uvre maintenant, l’accord politique libyen. (…) Je crois que c’est très important que le Parlement de Tobrouk, mais aussi celui de Tripoli, entendent la voix ici de la communautĂ© internationale, de l’Union africaine. Pour nous, Nations unies, c’est très important aussi d’avoir cette relation stratĂ©gique avec l’Union africaine, avec les pays voisins qui ont Ă©tĂ© ici, et c’est très important d’avoir ce message commun. »

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SOURCErfi.fr
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