Une part importante des migrants en France sont diplômés du supérieur

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Des étudiants en médecine à Mogadiscio, en Somalie. / MOHAMED DAHIR/AFP
Des étudiants en médecine à Mogadiscio, en Somalie. / MOHAMED DAHIR/AFP

Une étude publiée, ce mercredi, assure que les migrants qui s’installent dans l’Hexagone font partie de la population la mieux éduquée de leur pays. Pour certaines nationalités, ils sont même davantage diplômés que les Français natifs.

Loin des stéréotypes, l’Institut National d’Études Démographiques (Ined) apporte un nouvel éclairage sur la population immigrée en France. Mathieu Ichou, sociologue à l’Institut, a utilisé les données du recensement de la population française de l’Insee de 2010 à 2014. À partir de ces statistiques, il a étudié le cas des personnes majeures qui ne sont pas nées sur le sol français mais qui résident maintenant en France. Le chercheur a pris en compte les 16 pays d’origine les plus fréquents dans cette population, majoritairement des pays européens: le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, l’Italie, la Serbie, le Portugal, mais aussi dans le reste du monde: la Chine, le Vietnam, la Turquie, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et le Sénégal. Les chiffres produits donnent l’image d’une population bien plus éduquée qu’on ne le croit souvent.

Si les résultats de cette étude sont moins surprenants pour les pays européens, où l’on trouve des systèmes éducatifs équivalents au système français, les données sur les migrants issus des pays en développement sont à distinguer: nombreux sont ceux à avoir un diplôme du supérieur dans leur bagage. Le Sénégal en est une illustration puisque 27,4% des migrants sénégalais ont un diplôme du supérieur, 55,9% ont le brevet des collèges et/ou du baccalauréat, et seulement 16,7% n’ont aucun diplôme.

D’après Mathieu Ichou, l’explication est simple: «Les personnes qui migrent d’un pays lointain doivent avoir beaucoup de moyens financer pour partir. Mais ils ont également besoin d’un capital culturel et de ressources sociales afin de surmonter les obstacles, les complications administratives.»

Avec (…) Lire la suite sur Figaro.fr

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4 COMMENTAIRES

  1. Comrades if these graduates are not engineers or/plus medical professions they are in fact somewhat stupid plus far more expendable as oppose to a good carpenter or brick mason. We need engineers of all sort plus medical professionals of all sort. They are not expendable now plus unlikely to be so for generations. Please work smart if you all do not have educationally what we need then get it while you in position to get it? Remember easiest profession to become educated at is usually least profession we have use of in Mali. Very much sincere, Henry Author Price Jr. aka Obediah Buntu Il-Khan aka Kankan.

  2. C’est vrai…raison de plus pour que les jeunes qui veulent aller en France pour étudier puissent continuer à le faire..
    Après il faut trouver un boulot en france et cela est plus compliqué..

  3. Dommage que le MALI ne figure pas parmi les 16 pays d’origine les plus fréquents dans cette population…!
    Parmi les Ressortissants Maliens présents en France… Je n’ai pas de statistique, mais je peux dire sans me tromper que les non diplômés sont les plus nombreux.
    Jusque dans les années 1980, les Maliens diplômés que l’on pouvait croiser en FRANCE, étaient des Fonctionnaires internationaux. C’est à partir des années 1990 à nos jours que la communauté Malienne immigrée en FRANCE s’est enrichie de diplômés.
    Ce qui manque chez les Ressortissants Maliens, ce sont des ” manuels ” avec une formation qualifiée.
    Quand on n’a de formation en rien, c’est difficile. C’est difficile parce que les emplois qui ne nécessitent pas de formations particulières sont saturés sur le marché du travail.
    Les Emigrants qui quittaient le MALI, avec le rêve en tête, de pouvoir revenir bâtir quelque chose dans le pays d’origine déchantent de plus en plus. Pour plusieurs raisons dont la principale est que la vie est chère en Europe. De ce fait le peu d’argent gagné est tout dépensé dans le pays d’accueil. A cela s’ajoute la gestion cynique des Migrants par les deux Administrations complices que sont l’Administration du pays d’accueil et l’Administration du pays d’origine des Migrants. Ces deux Administration sabotent les efforts des Migrants qui travaillent et qui ont envie pour certains, de bâtir aussi quelque chose dans leur pays d’origine. C’est lamentable… !

  4. Dommage que le MALI ne figure pas parmi les 16 pays d’origine les plus fréquents dans cette population…!
    Parmi les Ressortissants Maliens présents en France… Je n’ai pas de statistique, mais je peux dire sans me tromper que les non diplômés sont les plus nombreux.
    Jusque dans les années 1980, les Maliens diplômés que l’on pouvait croiser en FRANCE, étaient des Fonctionnaires internationaux. C’est à partir des années 1990 à nos jours que la communauté Malienne immigrée en FRANCE s’est enrichie de diplômés.
    Ce qui manque chez les Ressortissants Maliens, ce sont des ” manuels ” avec une formation qualifiée.
    Quand on n’a de formation en rien, c’est difficile. C’est difficile parce que les emplois qui ne nécessitent pas de formations particulières sont saturés sur le marché du travail.
    Les Emigrants qui quittaient le MALI, avec le rêve en tête, de pouvoir revenir bâtir quelque chose dans le pays d’origine déchantent de plus en plus. Pour plusieurs raisons dont la principale est que la vie est chère en Europe. De ce fait le peu d’argent gagner est tout dépensé dans le pays d’accueil. A cela s’ajoute la gestion cynique des Migrants par les deux Administrations complices que sont l’Administration du pays d’accueil et l’Administration du pays d’origine des Migrants. Ces deux Administration sabotent les efforts des Migrants qui travaillent et qui ont envie pour certains, de bâtir aussi quelque chose dans leur pays d’origine. C’est lamentable… !

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