Présidentielle au Niger : Finalement, le « Takokelen » n’est pas nigérien

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Contrairement à Alpha Condé de la Guinée Conakry et à Alassane Dramane Ouattara de la Cote d’Ivoire, le président sortant Mahamadou Issoufou, candidat à sa propre succession n’a pas finalement obtenu la majorité absolue lors du premier tour de la présidentielle. A ce titre, il devra faire face à son principal challenger Hama Amadou en deuxième tour en fin mars.

Le président nigérien qui croyait remporter le scrutin à un coup  “KO” se trouve présentement en face d’un ancien premier ministre incarcéré depuis novembre 2015 dans un dossier controversé de trafic d’enfants. Obtenu 48,41%  contre 17,41% pour son opposant lors de la proclamation des résultats par la commission électorale nationale et indépendante. Avec un taux de participation, selon une comptabilisation partielle portant sur 244 des 308 communes, s’élevait vendredi à 67,2 %. L’opposition avait annoncé par anticipation qu’elle ne reconnaîtrait pas les résultats, et a dénoncé les irrégularités des urnes. Jeudi, la coalition des partis d’opposition COPA 2016 “se réservait le droit de rejeter l’intégralité des résultats grotesques tels que fabriqués et diffusés par la Céni”, selon un communiqué. Le premier tour s’est déroulé sur deux jours, dimanche et lundi, en raison d’importants retards dus notamment à des problèmes de logistique.

Aujourd’hui âgé de 63 ans, Mahamadou Issoufou prétend à la victoire du second tour pour consacrer son prochain quinquennat à la concrétisation et à l’achèvement de son programme.

Alassane Cissé

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