RDC: l’opposition accuse le pouvoir de réprimer violemment la contestation

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Des supporters de l'UDPS d'Etienne Tshisekedi manifestent dans les rues de Kinshasa, le 23 décembre 2011. REUTERS/Jonny Hogg

La compilation des votes reprend ce mercredi 28 décembre en République démocratique du Congo. Le processus avait été suspendu le 21 décembre alors que les premiers résultats des législatives et de la présidentielle étaient très contestés. La commission électorale n’attendra donc pas l’arrivée d’experts étrangers. Dans ce contexte, l’UDPS qui revendique la victoire de son champion Etienne Tshisekedi, organisait hier une conférence de presse où elle a dénoncé la « répression ».

 

Obligé de se déplacer en centre-ville, pour éviter tout problème avec les forces de l’ordre qui quadrillent le quartier du QG à Limete, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), se présente à cette conférence de presse avec deux heures de retard.

En guise d’entrée en matière, Jacquemin Shabani lance de nouvelles accusations contre le pouvoir : « C’est donc dans la douleur que se réalise la consolidation de la conscience politique. A cause des actes criminels perpétrés par les escadrons de la mort de M. Kabila, de toutes les tueries causées à travers le pays, dont plus d’une dizaine de morts à Kinshasa… »

Malgré l’insistance de la presse locale venue en nombre, les membres de l’UDPS sont dans l’incapacité de fournir des preuves appuyant ces faits. Des faits entièrement niés par le chef de la police nationale, le général Bisengimana : « Par rapport aux événements de vendredi il y a eu des arrestations qui ont été opérées. Ca, je dois le reconnaître. Le samedi, ces gens qui étaient interpellés ont été relâchés. Quant aux tueries, je n’en connais pas. En dehors de la personne qui est décédée, électrocutée au niveau de la commune de Kalamu, qui a marché sur un fil électrique, c’est encore une fois l’intoxication. »

Pendant cette conférence de presse, Jacquemin Shabani a également accusé la Monusco, la mission de l’ONU pour la stabilisation de la RDC de ne pas protéger la population. L’institution n’a pas réagi pour le moment.

Par RFI

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