Sénégal : le fils de l’ancien président Wade de nouveau face aux enquêteurs

Commentaires fermés [-] Texte [+] Email Imprimer

Karim et Sindiely Wade au bureau de vote, 26 février 2012, Dakar.
REUTERS

Ce mercredi 14 novembre 2012, Karim Wade, fils de l’ex-chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, est finalement arrivé à Dakar, en provenance de la France. Il doit être auditionné ce jeudi matin à 10 heures (heure locale) par les gendarmes qui mènent l’enquête sur les auteurs présumés d’enrichissement illicite.

 Avec notre correspondante à Dakar, Carine Frenk

L’ancien « ministre du ciel et de la terre » va-t-il plonger pour enrichissement illicite ? Karim Wade, ex-ministre de l’Energie, des Infrastructures et du Transport aérien, doit être entendu ce jeudi à la section de recherche de la gendarmerie. C’est la troisième fois.

Pour le moment, on est au stade de l’enquête, aucune information judiciaire n’est ouverte. Les gendarmes cherchent à vérifier d’où vient son patrimoine. Il est question, selon l’un de ses proches, de plusieurs centaines de millions de francs CFA sur un compte en banque, mais aussi de villas à Dakar, d’un ou plusieurs appartement(s) en France, ainsi que de plusieurs voitures.

Au terme de leur enquête, si les gendarmes descellent des indices graves et concordants montrant que sa fortune provient de détournements de fonds, son dossier sera transmis au procureur spécial près de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, qui décidera de la suite.

Pour ses proches, on prête beaucoup plus à Karim Wade que ce qu’il n’a. Cela relèverait du fantasme, parce qu’il est le fils de l’ancien président et qu’il fait office de coupable de substitution, explique-t-on. Pour ses détracteurs, Karim Wade serait au contraire au cœur du système de prédation généralisée mis en place sous le régime de son père Abdoulaye Wade.

« M. 15% », comme l’appelaient les Américains à en croire WikiLeaks, se dit prêt, en tout cas, à répondre à toutes les accusations.

Le marché des portables connecté sur l’info

Reportage

Nous sommes des petits vendeurs de portables. On paie des taxes, des impôts, et ces gens-là sont venus ramasser tout notre argent pour faire n’importe quoi. Nous sommes pas d’accord

RFI / 15/11/2012