Togo : des étudiants incarcérés pour avoir réclamé des droits

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La grève est un droit pour tous les travailleurs. C’est dans cette optique que les étudiants, après avoir déposé leurs doléances restées sans suite, ont décidé de se manifester. Ce qui a conduit à des arrestations mardi au Togo.

 

Le campus universitaire de Lomé était en pleine effervescence le mardi dernier suite à des arrestations perpétrées contre des syndicats étudiants qui réclamaient des améliorations de conditions de vie et de travail des étudiants. Ils réclament notamment la fermeture des masters, dénoncent la mauvaise synchronisation programmatique, se montrent opposer à l’augmentation des frais administratifs : « Les augmentations des transports, la programmation du système LMD […] On devrait revoir tout ça. »

Par ailleurs, plus de 10 étudiants ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient à une manifestation. Parmi ces étudiants arrêtés, on retient notamment FolySatchivi, le président de la Ligue togolaise des droits des étudiants (LTDE).  Cependant, le gouvernement togolais justifie son acte en soutenant que les étudiants avaient voulu s’en prendre aux forces de l’ordre  et donc, ils ont été incarcérés.  Contre ces propos, Daniel Agbessimé, secrétaire exécutif de la LTDE, n’a pas tardé à répliquer : « Nos activités se sont toujours déroulées dans des conditions pacifiques. Pourtant, ce sont les forces de l’ordre où la police universitaire qui provoquent ou qui attaquent les étudiants, les blessent, les matraquent, les gazent […] La LTDE n’a jamais été violente envers qui que ce soit. »

En fin de compte, la LTDE demande la libération, sans condition préalable, des étudiants incarcérés et de privilégier la voie du dialogue afin de faire sortir l’université togolaise dans ces crises qui la secouent présentement.

Nos démocraties deviennent de plus en plus obscurantistes à cause de dirigeants paradoxaux qui ne veulent pas que nous leur recommandions quoi que ce puisse être alors que laisser à eux-mêmes, ils oublient leur peuple. Ces attitudes constituent des violations graves contre la survie de la démocratie. Celle-ci n’est possible que dans la plus grande quiétude. Sans une ambiance calme, pas de démocratie, sans la liberté d’expression, nous sommes dans un régime tyrannique. Le gouvernement togolais a tout à gagner en libérant les étudiants incarcérés pour ne pas compromettre des années de travail.

Fousseni TOGOLA

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