Un américain pense détenir la vérité sur la mort d’Oussama Ben Laden

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Un américain pense détenir la vérité sur la mort d'Oussama Ben Laden
20minutes.fr/20minutes.fr – Oussama ben Laden en 1996 dans les montagnes afghanes, Abdel Barri Atwan

ETATS-UNIS – Les circonstances du décès du chef d’Al-Qaïda seraient moins claires que ce qui a été annoncé…
«Justice est faite»: c’est par ces mots que le président américain Barack Obama avait annoncé le 2 mai 2011 la mort d’Oussama Ben Laden, tué au Pakistan par des soldats américains et enterré en mer, dix ans après les attentats du 11 septembre. Mais de nombreuses zones d’ombre sont apparues au fil des années sur les circonstances de sa mort. Dans le dernier numéro de la London review of books, le journaliste américain Seymour M.Hersh apporte une version différente de l’officielle.
Une dénonciation
D’après ses sources, les services secrets pakistanais ont participé de près à l’exécution d’Oussama Ben Laden, qu’ils retenaient dans leur pays depuis 2006. «Nous avions besoin d’un otage pour surveiller Al-Qaida et les Talibans», aurait expliqué le directeur général d’ISI, l’agence de renseignement pakistanaise. La CIA aurait été informée de la présence de Ben Laden dans une maison de villégiature à Abbottabad par une dénonciation. «En août 2010, un ancien officier des renseignements pakistanais a proposé de dire à la CIA où trouver Ben Laden en échange de la récompense promise par Washington en 2001», écrit Seymour M.Hersh.
«Ils nous ont dit qu’ils allaient nous affamer si nous ne les aidions pas»
Après avoir vérifié la crédibilité des déclarations de cet homme, qui travaille désormais à la CIA à Washington, les Américains auraient placé la résidence de Ben Laden sous surveillance. Le président Obama aurait toutefois clairement demandé à ses agents de s’assurer qu’il s’agissait bien du terroriste recherché avant d’entamer toute opération. Les services secrets pakistanais n’auraient pas été difficiles à convaincre pour se mettre au service de la CIA: un ancien dirigeant d’ISI explique que s’ils n’avaient pas coopéré, «tous les programmes d’aides américains auraient (…) Lire la suite sur 20minutes.fr

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