Zimbabwe: la femme de Mugabe l’encourage à désigner son successeur

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Zimbabwe: la femme de Mugabe l’encourage à désigner son successeur
La Première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, lors d'un meeting à Chinhoyi, le 2 octobre 2014. © REUTERS/Philimon Bulawayo

La première dame du Zimbabwe Grace Mugabe a incité jeudi 27 juillet son mari à désigner son successeur. Robert Mugabe, à la tête du pays depuis 1980, n’a encore jamais pris position officiellement sur le sujet. Aujourd’hui la question de sa succession pose problème.

La première dame du Zimbabwe, Grace Mugabe, encourage son mari, âgé de 93 ans à désigner son dauphin pour lui succéder lorsqu’il quittera le pouvoir. La Zanu-PF est très divisée sur l’identité de l’heureux élu et Robert Mugabe n’a encore jamais pris position officiellement sur le sujet. La question n’est cependant pas encore d’actualité puisque Robert Mugabe, le plus vieux président en exercice de la planète, a décidé de se représenter aux élections de 2018. Il a même assuré l’an dernier vouloir gouverner jusqu’à ses 100 ans.

« Bien qu’il soit toujours le candidat officiel pour les élections, il a un combat acharné dans son dos entre différentes factions du parti Zanu-PF. Une de ces factions est celle de sa femme, explique Peter Hermes, spécialiste du Zimbabwe et ancien conseiller de Morgan Tsvangirai, chef du parti de l’opposition. Mais le successeur potentiel le plus puissant est Emmerson Mnangagwa, un ancien du Zanu-PF impliqué dans beaucoup de sales histoires. Il est le principal architecte des fraudes électorales en 2013. Il est aussi responsable des massacres du Matabeleland dans les années 1980. Cet homme a un long passé de violence, mais il est aussi le plus stratégique. »

Pour Peter Hermes, Robert Mugabe ne devrait pas désigner sa femme pour lui succéder. « Le soutien le plus important dont elle ait besoin est celui de l’armée, explique-t-il. En vérité, le pouvoir au Zimbabwe n’est pas entre les mains du président Mugabe, ni même entre celles du gouvernement, mais entre celles du Centre de commandement conjoint. Ils contrôlent le pays, l’agenda politique et ils préparent à nouveau d’importantes fraudes électorales. »

Robert Mugabe dirige d’une main de fer le Zimbabwe depuis l’indépendance du pays de la Grande-Bretagne en 1980. Sous son régime autoritaire, le Zimbabwe s’est considérablement appauvri et traverse aujourd’hui une grave crise économique.

 Par RFI Publié le 29-07-2017 
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2 COMMENTAIRES

  1. comrades I assure you Africa do not need anymore selfish plus astonishingly inconsiderate female bitches like Grace Mugabe. Women like her have a way of creating a spiritual environment that make easiest of tasks extremely difficult plus beyond performance desired. If we Buntu do right things in sufficient amount God will not allow us to have another like her plus her name will forever be removed from history books of Africa so that all Buntu women will not prematurely be judged as being selfish plus inconsiderate female bitches to degree they are expendable. Grace actions indicate she need more intimacy from Robert. Well I am acknowledging what many of you think plus say in private. Do not get angry with me for exposing our thoughts on this matter. Very much sincere, Henry Price Jr. aka Obediah Buntu Il-Khan aka Kankan. translationbuddy.com

  2. Je suis le plus grand supporter de Mugabé, mais je pense que sa femme a raison.
    Il faut qu’il prépare sa succession, si il ne veut pas que l’Uk et ses alliés blancs ne remettent la main sur le Zimbabwe après sa mort.

    Conseil très sage de sa femme!

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