9ème Edition des Journées maliennes de la qualité : «La crise au Nord et la crise institutionnelle ont touché nos entreprises», dixit le président de l’Amaq

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Les 13, 14 et 15 novembre 2012, l’Association malienne pour la qualité a fêté la 9ème édition des Journées maliennes de la qualité. En marge des travaux, nous nous sommes entretenus avec le président de l’Amaq, Abdrahamane Dembélé qui nous explique les raisons de la tenue de ces Journées. Lisez !

Abdrahamane Dembélé

 Pourquoi une journée malienne de la qualité ?

Comment vous le constatez, c’est la 9ème édition et cela, depuis, 9 ans que nous organisons cette Journée. Elle est destinée principalement à nos entreprises membres. Aujourd’hui, il y a plus d’une quarantaine d’entreprises membres de l’Association malienne de qualité (Amaq) qui se retrouvent afin de partager leurs expériences dans le domaine du management. Management de la qualité, management de crise et management de tous genres. Cela permet aux entreprises qui n’ont pas un certain niveau de rattraper les autres sans pour autant beaucoup trop dépenser. Nous sommes également partants pour échanger les expériences d’autres entreprises qui ne sont pas membre de l’Amaq. Tous les ans, nous prenons des thèmes en fonction de l’actualité et nous les traitons ensemble afin que nos entreprises puissent s’en servir pour se développer.

 Pourquoi le choix du thème, gestion de crise ?

Actuellement, le Mali traverse une crise extraordinaire avec la prise des régions du nord et les évènements du 22 Mars qui ont fait que nos entreprises connaissent d’énormes difficultés liées à cela. Nos entreprises ont été frappées de plein fouet par la crise, ces Journées serviront de cadre pour débattre de cela et permettre aux entreprises qui ont développé des plans d’urgence  de les partager avec ceux qui n’ont pas pu le faire.

Qu’est-ce qui diffère l’édition 2012 par rapport aux précédentes éditions ?

Tous les ans, il y a une certaine particularité. L’année dernière, c’était la crise de l’eau. Il s’agissait de la gestion de l’eau d’une manière générale. Cette année, c’est la crise au Nord et la crise institutionnelle qui se sont invitées dans les débats. Ces deux crises ont touchées nos entreprises cette année. Nous appelons les entreprises, si elles veulent être compétitives, à avoir des plans d’urgence de toute situation. Des plans d’urgence en mode grade, en mode normal ou en mode dégradé. Cette année, nous sommes en mode dégradé et les entreprises doivent apprendre à s’en sortir.

Quel appel avez-vous à l’endroit des autres entreprises non membre de l’Amaq ?

Nous appelons toutes les entreprises du Mali à rejoindre l’Amaq. L’Amaq a une grosse expertise et toutes les entreprises certifiées du Mali sont presque membres de l’Amaq. Nous invitons encore les entreprises maliennes à nous rejoindre. C’est ensemble, dans la cohésion, que nous allons partager nos expériences, bien apprendre et nous développer.

Propos recueillis par M. DIALLO

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