Abdoulaye Idrissa Maïga, Premier ministre malien : « Aujourd’hui, le Mali est plus stable qu’en 2013 »

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À quelques mois de la prochaine présidentielle, qui devrait se tenir en juin 2018, le Premier ministre malien Abdoulaye Idrissa Maïga défend le bilan du gouvernement et d’Ibrahim Boubacar Keïta. Vice-président du RPM (le parti présidentiel) et ex-directeur de campagne d’IBK en 2013, il souhaite aussi que le chef de l’État brigue un second mandat. Interview.

Jeune Afrique : M. le Premier ministre, vous êtes également vice-président du Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti présidentiel. Ibrahim Boubacar Keïta sera-t-il votre candidat à la présidentielle de 2018 ?

Abdoulaye Idrissa Maïga : Il en a tous les droits. Il dira s’il en a l’intention au moment venu. Nous ne sommes pas encore dans une phase de campagne.

Souhaitez-vous qu’il se représente ?

Oui, je souhaite qu’il soit notre candidat. Il n’y aura pas besoin forcément d’assises ou de congrès. IBK est le fondateur du parti. Il a été notre candidat en 2013. Il a été élu et il remplit actuellement son mandat. Pour la suite, il n’y aucun problème au sein du parti et sa candidature ne souffre d’aucune contestation.

Déplorez-vous que l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (Adéma-PASJ), qui est votre principal allié au sein de la majorité présidentielle, présente son propre candidat en 2018 ?

Je n’ai pas de regrets, c’est leur droit. Mais il faut bien réfléchir et se mettre à la hauteur des enjeux : quand on est dans une coalition, il faut se donner toutes les chances de succès.

Le président a senti qu’il y avait une grosse incompréhension autour de ce projet [de réforme constitutionnelle]

L’opposition a montré de larges capacités de mobilisation – et finalement remporté sa bataille – contre le projet de révision constitutionnelle, en juillet dernier. Est-ce préoccupant pour la majorité à quelques mois de la présidentielle ?

Cela aurait été inquiétant si l’opposition avait encadré cette bataille. Mais l’opposition a juste suivi un mouvement populaire initié par des forces citoyennes. Celui-ci a ensuite grossi au fil des semaines. Le président a finalement senti qu’il y avait une grosse incompréhension autour de ce projet et il a donc décidé de son sursis.

Parmi les organisateurs figuraient tout de même les principaux leaders et partis d’opposition…

Oui, ils étaient là. Sauf que les partis doivent être capables de démontrer leur combativité à travers les élections. Les dernières étaient les communales de novembre 2016, qui ont permis à chacun de connaître son vrai poids politique [le RPM avait alors remporté la majorité des communes].

Le bilan du président est assez critiqué à quelques mois de la fin de son mandat. Reconnaissez-vous des échecs ?

Je ne parlerais pas d’échecs, mais plutôt de difficultés et de contraintes réelles. La situation sécuritaire est préoccupante et nous le reconnaissons. Pour les autres aspects, le temps du bilan viendra. Je suis à Paris pour remobiliser nos partenaires de l’OCDE [l’Organisation de coopération et de développement économique] sur le volet économique de l’accord de paix, qui prévoit le développement d’infrastructures majeures dans le Nord.

Dans le sud, d’importants investissements sont déjà en cours. À Kayes, le montant total des différents projets structurels s’élève à 70 milliards, à Koulikouro, il est de 100 milliards, à Ségou, de 65 milliards… Ces chiffres ne sont pas exhaustifs mais ils sont une bonne indication des efforts déployés par le gouvernement.

En 2013, il n’y avait pas d’accord de paix. Aujourd’hui, cet accord est un outil qui permet de stabiliser le pays

Globalement, le bilan que vous dressez est donc plutôt positif…

Quand on fait un bilan, il faut prendre le point de départ et celui de sortie. Le président IBK a été élu dans des conditions d’instabilités réelles. Aujourd’hui, le Mali est plus stable qu’en 2013. Il faut donc relativiser.

En 2013, il n’y avait pas d’accord de paix. Aujourd’hui, cet accord est un outil qui permet de stabiliser le pays et d’avancer vers la paix. En 2013, de nombreux citoyens du Nord n’avaient pu voter et n’étaient même pas sur place. Aujourd’hui, ils ont amorcé leur retour. En 2013, le taux de croissance était négatif. Aujourd’hui, il frôle les 6 à 7% de PIB.

……lire la suite de l’article sur jeuneafrique.com

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8 COMMENTAIRES

  1. Franchement; AIM m’a plus-que déçue! Maliweb, prière retirer cet article honteux de votre page. Ce Monsieur a baissé la tête de son pays en disant des conneries de ce genre que le Monde entier va lire. J’ai été tellement choquée en le lisant que j’allais même regretter d’être de même nationalité que ce Monsieur. Franchement les responsables sous IBKon ne cessent pas de nous étonner. Si c’est un nordiste de Gao et de surcroît un Maïga bon teint qui ose dire qu’il y’a stabilité au Mali maintenant, vraiment mieux vaut ne pas le répondre. Ma déception est très grande!

  2. En fait en parlant de stabilité, il parlait de son poste de ministre qui est stable. Et il a raison cela fait pratiquement 4 ans qu’il est ministre ou 1er ministre 😁😁😁😁. Sur ce plan il a entièrement raison. La preuve, même quand un ministre fait des conneries, il est maintenu ou replacé dans un autre Ministère, ou occupé une fonction avec rang de Ministre.

  3. Vraiment le PM AIM , fait honte a toute la nation malienne. Pour la premiere fois, que je constate une contre verite de sa part. Lui qui est originaire de Gao, ou il ne se rendra certainement jamais a cause de l’instabilite dont il fait semblant d’ignorer, affirmant qu’en 2017 il y’a plus de stabilite qu’en 2013. Qu’elle honte pour un Chef de Gouvernement qui recoit quotidiennement les rapports en provenance de tout le Mali. De sa nomination a la date d’aujourd’hui , il ne s’est passe un seul jour sans qu’il n’y est des victimes (morts et blesses), il nie meme ces faits reels qui sont portes a la connaissance du monde entier? Vraiment la politique detruit les hommes, ce cadre integre connu pour son franc parle est tombe si bas , en affirmant que le Mali est aujourd’hui plus stable qu’en 2013. Pourtant en 2013, le candidat IBK est alle battre campagne a Kidal. A cause de cette instabilite ni son employeur IBK encore moins lui meme PM AIM ne pourront se rendre a Kidal. De quel accord de paix veut il brandir ? Vraiment ce n’est pas la peine, il n’a rien a dire, mieux vaut se taire. Ce cadre valeureux va t-il s’arranger du mauvais cote de l’histoire ? Il a interet a se resaisir .

    • Decidement nous ne savons plus sur qui il faut compter. Le PM AIM, nordiste, est le mieux indique pour savoir que la Securite s’est degradee ces 4 dernieres annees. Au lieu de dire cette verite, il dit le contraire. C’est dommage ! Allons continuer a berner le peuple ? Pourquoi ne pas lui dire la verite ? Cet accord meme les Nations Unies reconnaissent qu’il n’y pas eu d’avancee. Ce gros machin (d’après le General Charles de GAULE), aussi s’est mise à la solde de la France pour traire la Mali comme une vache laitière . Il faut continuer à harceler les dirigeants maliens, afin qu’ils oublient meme Kidal, où les deux forces internationales ne font que parader à la douleur du peuple malien meurtri.

  4. ” Aujourd’hui, le Mali est plus stable qu’en 2013. Il faut donc relativiser.

    En 2013, il n’y avait pas d’accord de paix. Aujourd’hui, cet accord est un outil qui permet de stabiliser le pays et d’avancer vers la paix….”
    FAUX Mr, LE pm, LE MALI ETAIT PLUS STABLE QU’AUJOURD’HUI. IBK A ETE MEME FAIRE CAMPAGNE A KIDAL. QU’IL S’ESSAYE AUJOURD’HUI ET “ILS” VONT LE BRULER

  5. Savez vous ce que c est une stabilité????😁😁😁😁stabilite avec interdiction de mettre pied a kidal capitale de la Barkhane hollandoledrianiste y compris( ibrahim boubacar keita president malien de la france
    Afric 😂😂😂😂😂 on dire gentiment des reseaux fantomes😂😂😂

  6. Quel connard celui-là. Dans quel pays stable le Président de la République ne peut pas se rendre dans le Nord? Quel est donc ce pays stable dans lequel, le Président ne peut pas visiter le Centre et le Sud pour aller à la rencontre des populations qui l’ont élu? Il faut que ce crétin de Abdoulaye larbin d’IBK Maîga se ravise. Le pays est beaucoup plus inquiétant qu’avant. Avant l’investiture de l’incapable et insouciant IBK, les Maliens pouvaient bien se déplacer dans les autres régions aujourd’hui interdites que sont, Ségou et Mopti. Dire que le Mali est plus stable aujourd’hui est une insulte à l’intelligence des Maliens. Pourquoi lui Premier Ministre, ne va t-il pas à Macina, à Toguéré-Coumbé, Diagnory et bien d’autres cercles de la région de Mopti? Puisqu’il y’ a maintenant la sécurité, qu’est ce qui empêche le Premier Ministre chef du gouvernement de rendre visite aux responsables des services de l’administration pour s’enquérir de leur situation? Les élections approchent, tout est bon pour redorer le blason terni de ce pouvoir incapable d’essuyer les larmes de ses citoyens qui croupissent sous le poids de la misère, de la violence et de la pauvreté. Le bilan de IBK est le plus catastrophique de tous les quatre premiers Présidents qui l’ont précédé à la tête du pays. C’est IBK est un vrai farfelu. Il a gravement affecté le peu de paix qui existait avant sa prise de fonction. Il a fallu qu’un autre crétin comme lui, en l’occurrence son Premier Ministre Moussa Mara aille à Kidal, pour briser l’accalmie qui prévalait. Et depuis, la paix a déserté le pays pour faire place à l’instabilité. Le Nord, le Sud et le Centre du Mali ne sont plus sous l’autorité du pouvoir légal et régulier. Ces régions son désormais sous la coupe des hordes de bandits, de djihadistes, de rebelles et de narcotrafiquants de tout acabit. Et ce vaurien de Premier Ministre a le culot de travestir la vérité, comme si les Maliens ne vivaient pas dans le même pays que lui. Ce n’est pas en mentant que cela changerait quelque chose à la situation qui prévaut aujourd’hui dans ce pays. Le Mali a mal. Mal de ses dirigeants, la corruption et l’insécurité ambiante. Il n’existe plus nul part au Mali, où l’on peut se sentir en sécurité. Même dans sa propre maison le Malien a peur. Ce Premier Ministre fait honte, il se doit quand même de dire la vérité aux médias, il va de sa crédibilité, mais, comme le mensonge est devenu une vertu maintenant au Mali, il faut lui accorder le bénéfice du doute. Quel connard!!!!

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