Alhousseini Abba Maïga 4ème vice-président des Fare : «Ou le Président s’assume et prend les choses en main, ou c’est le chaos !»

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Alhousseini Abba Maïga est le 4ème vice-président du parti Fare «An Ka Wuli»
Alhousseini Abba Maïga est le 4ème vice-président du parti Fare «An Ka Wuli»

Alhousseini Abba Maïga est le 4ème vice-président du parti Fare «An Ka Wuli» ; ses camarades des sections de Bamako l’ont désigné comme celui qui portera les couleurs des Fare pour les élections régionales prochaines. Dans cette interview, il parle de la grève illimitée des syndicats de la santé qui a occasionné plusieurs morts, l’inaction des autorités face à cette situation, surtout le silence du président de la République.

Quel est le rôle d’un coordinateur FARE du district de Bamako ?

Alhousseini Abba Maïga : Le coordinateur comme son nom l’indique est le trait d’union entre le SEN -Secrétariat exécutif national- et les structures du parti dans la région. Il est chargé de porter l’information, de faciliter la communication et de donner plus de visibilité aux actions du parti au niveau régional. Il doit également soutenir, appuyer et accompagner les sections de sa région afin d’impulser la dynamique nécessaire à la vitalité du parti.

Après les municipales, les élections régionales s’approchent.  Est-ce que les FARE sont partants ?

Évidemment!!! Nous serons de toutes les batailles électorales. Je dois même vous annoncer que mes camarades des sections de Bamako m’ont fait l’honneur de me désigner comme celui qui portera les couleurs des FARE pour les élections régionales prochaines. Nous travaillons en ce moment à constituer notre liste et le processus de renouvellement de nos structures est en cours. Espérons que le gouvernement tienne l’agenda, car avec celui-ci il faut s’attendre à tout, sinon de notre côté, nous travaillons sérieusement et sereinement sur le terrain pour parer à toute surprise. Ce même travail est en train d’être fait dans les autres régions du pays. Nous sommes conscients de nos faiblesses, mais nous travaillons à les corriger au plus vite. Nous sommes un parti jeune qui a déjà fait ses preuves, mais qui a encore beaucoup de défis à relever dans un contexte politique national marqué par l’incertitude et le flou, avec des réformes conduites souvent sans vision d’ensemble et à la hâte.

Cela fait bientôt un mois que les syndicats de la santé observent une grève illimitée, quel est le point de vue des FARE sur cette grève ?

Pour vous dire la vérité, je ne suis pas choqué, je suis enragé par cette situation. Je n’arrive toujours pas à comprendre que le président de la République ne prenne pas en main, lui-même, cette question. Cela fait un mois que des Maliens meurent dans nos hôpitaux, faute de soins. Je ne rentrerai pas dans le débat sur la légitimité des revendications des personnels de santé, ce n’est pas à moi de faire ça. Mais une chose paraît évidente : la fuite en avant du gouvernement face à ce problème. Quand on gouverne un pays, à défaut d’anticiper les problèmes, au moins on y fait face. Ceci est valable pour les médecins mais aussi pour toutes les autres corporations qui revendiquent des choses. Un ami m’a dit que le président ne se préoccupe pas de cette question car lui il se soigne en France (rires).

Actualité oblige, les FARE sont de l’opposition, mais vous n’avez pas participé à la CEN, alors que certains partis y ont pris part.

Se référer à la déclaration du NPP (Nouveau pôle politique de la gauche républicaine), dans cette déclaration notre position est bien exposée.

Avez-vous un mot de la fin ?

Vous savez, prions tous pour que ce régime termine son mandat sans entraîner le pays dans le chaos, et préparons-nous à devenir une alternative crédible et salutaire pour notre pays. C’est en tout cas ce sur quoi nous travaillons au niveau des FARE. C’est pourquoi nous nous évertuons à rehausser le débat sur des sujets qui pourraient nous aider à sortir de cette impasse : la nécessaire refondation de notre système. Nous vivons dans un pays qui est complètement bloqué car le système ne fonctionne plus. Alors, réfléchissons ensemble à un système alternatif avant que ce soit trop tard.

Réalisé par Kassim TRAORE

 

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3 COMMENTAIRES

  1. ce gars est un lache meme la foto n est pas sa foto il usurpe l identité de kelkin d autre, il a fait tous les partis avant d atterir chez Modibo c est un voyou qui a été dernier aux elections presidentielles et qui n aura rien alors gaspiller vos maigres sous. JE T AI VU L AUTRE JOUR DANS UNE GRANDE VOITURE C EST MODIBO QUI t a donné ça si non tu n es rien pour avoir ça , modibo doit se mefier de toi tellement u veux bruler les etapes. DIEU SAUVE LE MALI;
    Keitaba

  2. Voilà tout l’intérêt de cette interwiev : “mes camarades des sections de Bamako m’ont fait l’honneur de me désigner comme celui qui portera les couleurs des FARE pour les élections régionales prochaines”.
    Un ancien délinquant de l’AEEM….Un ancien déliquant reste toujours un délinquant.

  3. Je suis tout à fait d’accord avec Monsieur MAIGA. Tout bon malien doit souhaiter le bonheur de notre chère patrie. Ensemble prions le tout puissant Dieu, que le régime d’IBK prenne fin en 2018 , afin d’éviter l’effondrement de l’Etat. Aujourd’hui rien ne va , tout est bloqué. Le pouvoir n’a pas de solution , comme solution c’est le pilotage à vue . Effectivement IBK et les autres qui en ont les moyens partent se soigner à l’extérieur dans des hôpitaux modernes. Les pauvres meurent au Mali par le manque de soins à cause de la grève illimitée du syndicat de la santé . Je dirai à juste raison parce qu’il revendique les droits des travailleurs . Le gvt fait la sourde oreille, c’est ainsi que durant cette grève les victimes se conptent par dizaines, le gvt est responsable de ces morts, il aura ça sur sa conscience .

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