Alpha S. Kassogue, Chef d’agence BMS New York : « Les montants dirigés vers le Mali sont mieux qu’avant et pratiquement les feux sont au vert ».

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C’est dans une atmosphère conviviale que le représentant de la Banque Malienne de Solidarité (BMS sa) aux Etats-Unis d’Amérique avec comme siège à New York, M. Alpha Seydou Kassogué a accepté de nous rencontrer dans son bureau à Harlem. Pendant presque deux heures, il a accepté de répondre à nos questions sur la Banque à New York, les ambitions de son institution dirigée par un homme de défis, M. Babaly Ba…

Lisez plutôt l’interview !

L’Express de Bamako : Bonjour, Monsieur Kassogué, pouvez-vous vous présenter et présenter votre structure ici à New York?

  1. Alpha S. Kassogué : Merci de m’avoir donné l’opportunité de présenter ma structure qui est la BMS ; je m’appelle Alpha Seydou Kassogué communément appelé Seydou et je suis le représentant de la BMS aux Etas Unis à New York.

La BMS, c’est la Banque malienne de solidarité  et l’une des premières banques du Mali avec son siège social dans l’ACI 2000 à Bamako.

L’Express de Bamako : Quels sont les points sur lesquels la BMS est focalisée ici à New York?

  1. Alpha S. Kassogué : Ici à New York, la BMS travaille pour les émigrés notamment le rapatriement des fonds, les logements, pas seulement sociaux mais les logements que la BMS est entrain de vendre et ensuite faire de l’épargne pour les émigrés donc elle a une double fonctions surtout faire de l’épargne et de trouver la réponse aux besoins des Maliens de l’extérieur à partir de l’agence d’ici à New York.

L’Express de Bamako : Vous venez d’évoquer quelques points sur lesquels la banque évolue, quel est aujourd’hui l’état des lieux?

  1. Alpha S. Kassogué : L’état des lieux est vraiment satisfaisant mais nous voulons toujours faire mieux entant que institution financière, nous sommes obligés de donner le meilleur de nous même et aller vers l’excellence comme exiger par notre premier responsable M. Babaly BA. Nous sommes là-dessus et nous avons la chance d’avoir une direction de taille qui ne ménage aucun effort pour que tout soit mis en ordre et que le client soit satisfait. Ici à New York j’ai la chance de diriger depuis le mois de janvier 2017 et les choses vont bon train. On a eu quelques aménagements, il y a eu quelques frustrations mais les choses sont entrain de rentrer dans l’ordre notamment au niveau des opérations, de l’épargne et aussi au niveau des rapatriements des fonds. Nous sommes là-dessus, les taux sont mieux qu’avant les montants dirigés vers le Mali, sont mieux qu’avant pratiquement les feux sont verts.

L’Express de Bamako : Est-ce que vous avez des stratégies, ou des ambitions pour atteindre encore d’avantage les maliens, parce qu’il y a pas moins de 10 000 maliens dans la seule ville de New York?

  1. Alpha S. Kassogué : Effectivement, ce qui nous préoccupe beaucoup, c’est surtout être plus proche des clients. J’ai commencé une stratégie qui est entrain d’apporter ses fruits, mais je ne dirais pas assez car il y a quelques petits problèmes liés surtout au déplacement ici à New York, parce que New York est une très grande ville de cinq quartiers. Mais les cinq quartiers sont plus grands que Paris pratiquement à peu prêt la même dimension que Bamako donc le déplacement est un peu difficile d’un quartier à un autre souvent tu peux passer une heure ou deux heures de temps dans le train ou par bus donc c’est difficile pour toucher tous les clients.

J’ai bouclé le quartier Bronx et c’est surtout dans les salons de coiffure où se trouvent généralement la majorité des femmes maliennes ou l’accès est facile et encore mieux, c’est facile de les approcher, de les convaincre à venir ouvrir des comptes parce que dans les autres services c’est un peu différent et pas vraiment possible d’aborder quelqu’un au boulot. Le mieux serait de les approcher pendant les temps libres. Ce que je fais aussi c’est surtout pendant les rencontres qui se font mensuellement le dernier samedi ou le premier Dimanche du mois donc je vais là-bas pour exposer ma banque et les produits que nous avons notamment l’épargne, les maisons, les dispositions à payer (DAP) quelque chose qui se vend très bien aujourd’hui. Les difficultés, nous en avons notamment la vente des maisons de la BMS, de 62 maisons qui vont aller jusqu’à 1.500 logements à Sirakoro Neguetana. Je rencontre des difficultés énormes en ce sens parce que la Banque demande 50% pour les maliens de l’extérieur chose qui n’est pas facile, vue l’état du pays et encore 50% de dépôt pour une maison de 20 à 30 millions. Mais nous sommes entrain de voir avec la Direction comment trouver les meilleurs moyens. D’abord ceux qui ont le cash c’est-à-dire la totalité de l’argent ensuite ceux qui sont prêts à faire les 50%, mais après nous verrons avec les autres d’autant plus que nous avons 1.500 logements  et c’est pour cela je dis aux uns et aux autres de ne pas se décourager, de continuer à fréquenter la banque, de faire des dépôts  et les choses vont s’améliorer.

L’Express de Bamako : Pendant un long un moment, les maliens de l’extérieur se sont sentis trahis par les systèmes financiers, Comment arrivez-vous à les faire adhérer aussi à investir dans les projets immobiliers?

  1. Alpha S. Kassogué : Une très bonne question, d’abord avant d’être banquier j’ai été malien de l’extérieur et j’ai pratiquement passé 30 ans de ma vie ici. Je connais les problèmes des maliens de l’extérieur et pour la petite histoire j’ai été le Président de la communauté de ces maliens à New York notamment à AMANY, je sais ce que nous avons traversés et je sais d’où se situe les problèmes, c’est pour cela que ma direction m’a envoyé ici parce quelle sait que connaissant le pays et ayant été malien de l’extérieur ; je suis peut être l’une des meilleures personnes pour gérer les problèmes ici et je suis très reconnaissant pour cette marque de reconnaissance. Je comprends les problèmes et je sais comment trouver une solution. D’abord, dans la banque, nous avons de très bonnes opérations souvent ils peuvent avoir des numéros ou des noms qui ne chevauchent pas bien, on ne procède pas à la mise en compte d’ailleurs c’est au crédit du client, si on met ton argent dans un mauvais compte demain ou après demain ça peut amener des histoires, souvent nous avons des opérations qui tardent dans ce sens et nous sommes entrain de mettre beaucoup de moyens pour combattre ce problème. A part cela, je ne vois pas d’autres problèmes majeurs que nous pouvons rencontrer. Les maliens, soyez en sûrs que si vous mettez de l’argent dans votre compte, c’est en sécurité et c’est de l’argent assuré que personne d’autre n’a le moyen de retirer. Si vous voulez donner de l’argent à quelqu’un à travers la banque, c’est seulement une disposition à payer (D.A.P). Contrairement aux temps anciens ou on envoie de l’argent qui n’arrive jamais à bon port. Soyez sûrs que la BMS est là pour vous et la direction a choisi un chef d’agence qui est un de vous, qui comprend vos problèmes et qui peut les gérer. Elle est ouverte à tout le monde et pour toutes gestions, surtout n’oubliez pas de passer par la BMS New York.

L’Express de Bamako : Quelle est aujourd’hui votre préoccupation majeure pour atteindre vos ambitions? Parce que la banque n’est pas seulement pour la ville de New York mais pour  tous les Etats Unis, alors comment cela va se passer?

  1. Alpha S. Kassogué : Les Etats-Unis sont un pays très vaste avec 50 Etats et 2 fédérations, atteindre les 50 Etats est vraiment difficile parce que souvent, il y a les coûts et les coûts d’opérations sont vraiment difficiles quand il n’y a pas assez de répondant. Pour cela nous avons targué trois villes à savoir New York, Philadelphie, Atlanta et la quatrième ville sera Houston parce que ce sont des villes qui abritent beaucoup de maliens donc il est plus facile d’opérer dans ces Etats que d’aller dans les Hawaï ou dans le Wyoming où il y a 10 ou 20 maliens.

Dans ces villes nous faisons des visites mensuelles, j’aurais aimé faire hebdomadairement pour  non seulement répertorier les clients mais aller leurs expliquer, ce que la banque peut faire pour eux et les ouvrir des comptes ensuite les ramener à  bord. Il faut reconnaitre que le malien de l’extérieur a été tout temps arnaqué par les uns et les autres  donc s’ils voient une structure qui arrive à se déplacer vers eux ça leur donne confiance et cette structure  dirigée par quelqu’un qu’ils connaissent et qui connait leurs problèmes; c’est une bonne opération pour eux. Ensuite à  Washington on n’a pas beaucoup de clients parce qu’elle est une ville purement administrative  donc c’est un peu difficile d’y opérer parce qu’il ya pas assez de maliens là-bas, Philadelphie qui est la ville frontière entre Washington et New York abrite une très grande communauté malienne de grande taille et Houston, c’est généralement des gens qui arrivent pour les études. Ce sont ces trois villes qui sont les mieux indiquées pour la bonne survie de la banque.

L’Express de Bamako : Quel est votre mot pour mettre fin à cet entretien ?Alpha S. Kassogué : D’abord, je remercie L’Express de Bamako d’avoir fait ce déplacement vers nous entant que partenaire et j’invite aussi les maliens à croire à l’épargne parce que le plus gros problème des maliens de l’extérieur, c’est surtout l’épargne et un toit. Et la Banque Malienne de Solidarité est là pour ça, nous offrons la solution à vos besoins notamment un toit et de l’épargne parce qu’un malien de l’extérieur c’est aller à l’aventure ou aller pour les études et revenir chez soi avec les moyens.

Maintenant, nous avons un bon programme de 1.500 logements à Sirakoro Neguetana, ce sont des maisons de types F3 avec des prix qui varient de 25 à 30 millions ce sont des terrains de 300 mètres carrés, battues sur 105 mètre carrés avec titre foncier et un lieu viabilisé donc j’invite tous les maliens de l’extérieur à croire à la banque et salue toute ma direction pour la confiance pour piloter ce grand et ambitieux programme. Je voudrais sincèrement remercier mon équipe, car c’est grâce à l’engagement de tout le monde que nous arrivons à faire ce résultat.

Entretien réalisé par M.KONDO, depuis New York

 

 

 

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