Baba Moulaye Haidara directeur général de l’autorité routière : «Nous avons fait plus de 74% du taux décaissement en 2016»

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En marge des travaux du 29e conseil d’administration de l’Autorité routière; nous avons approché le directeur sur les grandes réalisations de 2016. Dans l’entretien qui suit, Baba Moulaye Haidara parle des perspectives pour 2017ainsi que les mesures prises pour la sécurisation du personnel. Interview!

Que peut-on attendre du présent conseil d’administration?

Je vous remercie de l’immense intérêt que vous accordez à ce conseil d’administration. Comme vous le savez, c’est la cérémonie d’ouverture du conseil d’administration  de l’Autorité routière. Comme son nom l’indique est une session budgétaire qui va aussi nous permettre de discuter sur les réalisations de 2016 et de fixer nos objectifs en termes de budget et d’activités pour 2017. Ceci est dans le cadre de l’entretien routier, du réseau routier national et des services liés à l’entretien.

Alors quelles ont été les grandes réalisations pendant 2016?

Vous savez bien qu’en 2016, sur le budget global de l’entretien de l’Autorité routière, on avait alloué une somme de 45 milliards de F CFA et je vais vous dire que nous entretenons en fonction d’un programme que nous propose la direction nationale des routes qui est un département de tutelle  qui organise chaque année ce qu’on appelle la réunion annuelle des routes. Donc, un programme est fait et ce programme est soumis  au  financement au niveau de l’autorité routière.

J’ai  quand même le plaisir de vous dire que même  s’il faut toujours faire mieux puisqu’on doit toujours faire mieux, il faut quand même rappeler que nous avons fait plus de 74% du taux décaissement en 2016, ce qui veut dire que beaucoup de choses ont été réalisées par rapport à ce programme. Il est important de rappeler qu’il n’y a pas une région du Mali où il est possible de travailler et que nous n’avons pas mené une action. Nous avons connu des empêchements dans certaines zones mais dès qu’il y’a la possibilité, nous n’oublierons aucune zone.

Et que peut-on retenir pour 2017?

C’est de ça que nous allons discuter lors de ce conseil d’administration, mais techniquement, je peux vous dire selon le rapport que le budget 2017 pourra s’étendre aux alentours de 80 milliards de F CFA ,cela veut dire qu’en termes de budget global il y aura plus de 25% de plus que 2016 dont 65 milliards alloués aux entretiens contre 45 milliards en 2016 et 30 milliards en 2015. Donc ceci explique une progression nette de plus de 25% par an. Une autre innovation très importante à noter, sur le fond alloué à l’entretien, 5% seront dans l’entretien des pistes rurales et ceci en partenariat avec la Banque mondiale, c’est quand même une première. Un arrêté interministériel a été signé entre le ministre de l’Équipement et du Désenclavement et celui de l’Économie et de Finance. Donc, il faut reconnaître que ce sont ces pistes rurales qui vont améliorer le revenu de la population qui nous permet de vivre, il s’agit bien sûr  des paysans. Vous voyez bien que le chef de l’État a toujours mis l’accent sur les exploitations familiales agricoles. Alors, pour que ces exploitations se développent, il faut les conditions, c’est-à-dire des bonnes routes, des bons moyens de transport pour faciliter l’accès des marchés.

Quelles seront les mesures du point de vue de sécurisation des travailleurs en 2017 ?

Ceci a toujours été un problème de tout le temps pour l’Autorité routière et voilà que depuis tout le temps il y a des agents de sécurité comme les gendarmes et policiers devant les postes de contrôle mais malheureusement la situation actuelle du pays n’épargne personne. C’est pourquoi je demande à tout un chacun de s’impliquer davantage. Les postes  de péage sont de l’Autorité routière qui est aussi une  entité de l’État du Mali, donc elle ne fait pas exception aux réalités. Et malheureusement au mois d’octobre dernier, nous avons tous vu trois de nos agents perdre la vie au poste de péage/pesage de Sanankoroba dans l’exercice de leur fonction, donc en mission de l’Etat. Maintenant avec l’aide de l’État, nous avons réussi à mettre dans les postes au lieu de deux agents, il y a désormais cinq agents. Avec la bonne volonté de ces agents et l’aide des populations je crois que nous arriverons à mieux faire.

Où en est-on avec le payement par passage ?

C’est la question la plus importante pour moi, le payement par passage est le plus grand souhait. Il faut reconnaître qu’un peu partout, le payement c’est au passage, mais au Mali c’est le payement de 24h. En plus du règlement 14, nous essayerons de trouver une solution par rapport à l’extrême surcharge qui reste tout de même une infraction.

Entretien réalisé par Seyni Touré

 

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