Babani Koné dite Sirani : « Il est incompréhensible qu’une femme meure en accouchant »

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C’est une femme sensible qui nous a ouvert son cœur en nous livrant ses impressions sur la mortalité maternelle, néonatale et infantile.  Il s’agit de Babani Koné, la toute nouvelle Ambassadrice de la campagne "Tous et Chacun" contre ce fléau cité plus haut et qui décime la gente feminine et sa progéniture. L’artiste Babani Koné dite Sirani nous livre dans l’entretien qui suit ce qu’elle compte apporter comme contribution afin de sensibiliser la population à un changement de comportement pour juguler ce fléau.

Pourquoi Babani s’est-elle engagée dans cette campagne?

Je me présente d’abord. Je me nomme Babani  Koné et suis artiste chanteuse. Je me suis engagée dans la campagne "Tous et Chacun "  en tant que maman, femme et messagère pour apporter ma modeste contribution à la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. En tant qu’artiste je peux à travers mes chansons sensibiliser la population pour qu’une femme ne meure plus en donnant la vie et qu’un enfant ne meure plus des suites de  cette maladie qui peut être prise en charge tôt ou même évitée. Car, contrairement à ce qui se passe en Afrique, il est rare de voir une femme mourir en donnant la vie en Europe, en Asie ou en Amérique. Il faut aussi que nous  protégeons les nouveaux nés contre les infections respiratoires aiguës qui sont l’une des causes principales de la mortalité infanto-juvénile.

Que comptez-vous faire pour porter le message de la campagne?

En ce 21ème siècle, il est incompréhensible qu’une femme meure en accouchant. C’est pourquoi nous devons tout faire pour éviter des drames. Je compte impliquer  tout un chacun, chaque Malienne et chaque Malien, en tant qu’artiste responsable, afin de lutter contre les décès qui nous touchent, nous les femmes et notre progéniture. C’est pourquoi, dès qu’une femme est enceinte, elle doit obligatoirement suivre les consultations prénatales, seul moyen de détecter les problèmes à temps et de prévenir les difficultés qui pourraient subvenir. J’invite les femmes du Mali à bien entretenir leurs enfants et à suivre les  conseils des sages-femmes, des médecins et des gynécologues. Toujours pour montrer mon engagement dans cette campagne, je suis en train de composer un titre sur la mortalité maternelle et néonatale, afin de sensibiliser davantage la population. Le morceau sera prêt sous peu et j’espère qu’il va contribuer, comme ma chanson Sida, à faire passer le message à tout le monde.

Est-ce que c’est la première fois  que vous vous engagez dans des actions humanitaires?

Oui, c’est la toute première fois que je participe à ce genre de campagne. Je suis ravie, c’est une nouvelle vie pour moi.

Comptez-vous impliquer votre groupe Nouvelle Génération?

Je crois que c’est tous ensemble qu’on doit lutter contre la mortalité maternelle et néonatale. C’est un combat collectif qui fait appel à tout un chacun. Bien sûr, je compte associer Nouvelle Génération à cette campagne, car, comme moi, les artistes qui en font partie pourront faire comprendre à la population que la mortalité des mères et des enfants n’est pas une fatalité. Il suffit seulement que nous changeons de comportement.

                        Propos recueillis par Ramata Tembely

 
SOURCE:  du   26 nov 2011.