Bakary Fomba à cœur ouvert : “Si tout le monde est comme nous, Soumi peut passer au 1er tour”

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Secrétaire général adjoint de la section de Dioïla, 3ème Secrétaire politique adjoint du Bureau Exécutif National, M. Fomba est directeur d’un bureau d’ingénieur conseil sise à Bougouni. Natif du Baniko, il y est resté fidèle d’où sa grande popularité avec à la clé un club de soutien à son actif. Il est d’une notoriété incontestable pour le parti au Baniko.

               

A la suite de la conférence régionale de Koulikoro déportée à Dioïla, nous avons échangé avec lui. Pour lui, cette conférence se place sous le signe de l’unité et de la cohésion pour la victoire électorale de 2012. A cet effet, il estime qu’un club de soutien ne fragilise pas le parti mais : "plutôt une action de consolidation du parti. Chaque localité a ses spécificités et ses subtilités. Moi, je suis un enfant du terroir, les clubs de soutien sont l’émanation d’une volonté spontanée de ses enfants. Je suis natif de Dioïla, mais je travaille ailleurs. Ces clubs de soutien travaillent, uniquement et exclusivement, pour le parti. Les clubs portent les logos du parti. Il n’y a aucune contradiction majeure. Donc, les clubs procèdent d’une volonté de consolidation du parti. L’histoire des partis politiques, de plus en plus, milite pour les individus. C’est plus, aujourd’hui, une question de personne que de parti. C’est une subtilité que chacun de nous doit cerner pour mieux servir le parti." Pour lui, c’est cette subtilité qui explique en grande partie cette mobilisation. Alors, dit-il, c’est des hommes et des femmes qui sont en train de piloter l’URD sur lesquels les gens portent espoir et qui constituent des facteurs de mobilisation. "Au niveau de Dioïla, ce sont des personnalités qui font bouger les choses.", a-t-il soutenu.

              

  Parlant de la présence de Soumaïla Cissé à la conférence de Dioïla, il souligne : "Je suis mal placé pour donner mon point de vue sur cette mobilisation parce que je suis aujourd’hui acteur qui doit être jugé. Mais, il faut savoir qu’il est chez lui. Alors, lui réservé un tel accueil avec enthousiasme n’est pas surprenant. Surtout qu’il est un homme qui n’oublie pas là où il vient. Il a posé des actes qui restent indélébiles pour les populations du Baniko."

               

Si les individus font le parti, il est convaincu que l’URD est une force au Baniko. Alors, il dit ceci : "Baniko répond exactement au slogan du parti à savoir l’URD, la force montante. En 2007, le parti occupait le 7ème rang avec 17 conseillers, aujourd’hui, nous avons 54 conseillers sans compter les nouveaux arrivants. Et les sollicitations n’affaiblissent pas. En un mot, sans se flatter, au Baniko, il faut avouer que l’URD est une force politique sans laquelle il est difficile d’aller. Donc, sans se leurrer, qu’il s’agisse, d’abord, des élections présidentielles, dans les plus brefs délais, ensuite, les législatives, l’espoir est plus que permis. Je m’empresse d’ajouter que si tout le monde est comme nous, Soumi peut passer au 1er tour. Alors, au soir du 29 avril la vérité va triompher."

Par B. DABO

Envoyé spécial à Dioïla

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