Femme et mérite : Mme Diarra Hama Fofana, la dame de fer

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Domiciliée à ATTBOUGOU, Mme Diarra Hama FOFANA est une femme qui sort de l’ordinaire. Quinquagénaire de son état, elle tient un atelier de couture et de teinture à Médine coura Rue 14 porte 23. Epouse et mère de famille, cette courageuse dame a bien voulu nous accorder un peu de son temps précieux. Suivez !

Le Zénith Balé : Mme Diarra bonjour ! Pouvez-vous nous retracer un peu votre parcours ?

Mme Diarra Hama Fofana : Bonjour, je suis Mme Diarra Hama Fofana, j’ai 57 ans aujourd’hui, je suis originaire de Gnonsonbougou dans le cercle de Kolokani. J’exerce le métier de teinturière et de couturière ici à Médine coura ; un travail que j’ai commencé courant 1983 dans une école de formation dirigée par des blancs. Je ne suis jamais allée à l’école pour apprendre à lire et à écrire et cela reste mon seul grand handicap.

ZB : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé vers ces deux métiers ?

Mme Diarra Hama Fofana : Personnellement, j’ai aimé ces deux travaux et souhaité y gagner ma vie c’est-à-dire avoir une vie décente.

ZB : Combien de personnes employez –vous à ce jour ?

Mme Diarra Hama : A ce jour j’emploie exactement 16 femmes en teinture et 12 hommes en couture en plus d’une secrétaire.

ZB : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre travail ?

Mme Diarra Hama : J’ai un problème de financement. Je souhaiterai obtenir de l’aide soit d’une banque ou d’une ONG afin de me permettre d’atteindre mes objectifs.

ZB : Quel enjeu par rapport à la concurrence ?

Mme Diarra Hama : De part ma création, mes produits restent inimitables. Par contre, des commerçants arrivent chez moi, s’emparent des articles et procèdent à leur vente sur le marché. Je n’ai jamais exposé pour avoir un prix quelconque.

ZB : Quelles sont vos perspectives ?

Mme Diarra Hama : J’aimerai dans un futur proche recevoir de l’aide et transformer mon atelier en un centre de formation en couture et en teinture. Ma satisfaction personnelle est de pouvoir partager mon savoir et mon expérience avec tout un chacun qui embrasserait ces deux professions. Voilà mon objectif.

ZB : Nous venons de fêter le neuvième anniversaire du Président ATT, qu’est-ce que vous avez retenu de son parcours en tant que femme ?

Mme Diarra Hama : Je félicite le Président Amadou Toumani Touré car ses bienfaits sont infinis. Je félicite également Mme Touré Lobbo Traoré pour tout ce qu’elle a fait pour moi. Grâce à son aide, j’ai gravi des échelons. Si je dors tranquille aujourd’hui, c’est parce que je vis dans une maison ATTbougou. ATT a donné du travail à mes enfants. J’ai personnellement vu un exemple frappant celui du pont de Kolondiéba qui faisait de dizaines de morts et ceci n’est plus qu’un cauchemar, il a construit ce pont et les habitants de cette localité ont retrouvé le sourire. Ce, grâce à ATT. J’ai également remarqué le changement de Bamako aujourd’hui par rapport à notre temps. Aujourd’hui Bamako est une ville radieuse par ses routes, ponts que par ses chaussées. Aujourd’hui, les femmes sont fières d’être représentées à la primature et à certains hauts postes de la République. Ma crainte reste que fera-t-on après ATT ?

ZB : En tant que mère et épouse, avez-vous rencontré un quelconque problème avec votre conjoint dans l’exercice de votre travail ?

Mme Diarra Hama : Non ! Dieu merci mon mari m’a toujours soutenu.

ZB : Avez-vous un appel à lancer ?

Mme Diarra Hama : Je lance un appel au Président de la République Son Excellence Amadou Toumani Touré afin qu’il renforce les bienfaits accordés à la condition des femmes et des enfants. Je prie pour lui et pour le Mali.

Par Fadimata Walet Ibrahim

 

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