Interview : « Ne pas appartenir à la mouvance présidentielle serait-elle une nouvelle cause de déchéance de la nationalité malienne ?» dixit l’honorable Alkaïdi Mamoudou Touré ?

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Alors que le président de son parti vient de croiser le Chef de l’Etat, le député URD  s’exprime sur le projet de révision constitutionnelle qui fait polémique. Occasion de dénoncer certaines pratiques orchestrées à l’Assemblée Nationale tout en faisant le point des échos de sa localité, Diré.

Le Point : Au fil des mois, on a l’impression que l’Accord d’Alger devient caduc. Qu’en dites-vous ?

Alkaïdi M. Touré : Merci pour l’occasion que vous donnez de m’exprimer. Cet Accord n’a jamais été inclusif car ceux qui étaient présents à la signature ne représentaient pas la majorité des populations concernées. Si c’était le cas, le pays ne serait pas aussi divisé mais la participation aux discussions d’Alger fût sélective et on a écarté ceux qui prennent en compte les préoccupations des populations.

Même les députés qui furent impliqués n’ont pas joué leur rôle car il fallait exiger que l’Accord d’Alger passe à l’Assemblée Nationale pour validation. C’est d’ailleurs l’Accord qui doit s’adapter à la constitution et pas l’inverse. L

En quoi le Sénat ne fait pas l’unanimité ?

Alkaïdi M. Touré : La question de la création ne s’est jamais posée, plutôt la diligence mais le gouvernement rame à contre-courant. Le Chef de l’Etat n’est pas censé choisir qui que ce soit car il y a le principe de la séparation des pouvoirs qui a valeur universelle. Même si j’entends dire que c’est le cas sous d’autres cieux,comparaison n’est pas raison.

J’ai eu l’occasion de voyager avec la commission des lois et on a été dans plusieurs pays voir comment ça se passe. Au Sénégal, le Senat n’était pas un instrument maniable avant qu’il ne disparaisse. . La révision constitutionnelle vise la régionalisation mais elle n’existe nulle part. On risque de voir revenir l’Azawad.
Des députés de la majorité estiment  que l’opposition devrait s’abstenir au vote pour avoir été impliquée dans la mise en forme du projet de révision avec 39 de vos 43 griefs amendés pourtant….

Alkaïdi M. Touré : On peut revenir sur une chose quand on ne s’y retrouve pas. Le droit d’amendement appartient à tout député car nous agissons pour les populations, pas des intérêts partisans. La nomenclature de la constitution de 1992 a été changée. Pratiquement la loi des autorités intérimaires a été faite par nous. Je tiens à ce que le peuple sache que nos apports qualitatifs ont beaucoup aidé l’Assemblée Nationale et nul ne peut le nier. Durant cette législature, les contributions de l’opposition ont été les plus décisives lors des travaux internes de l’Hémicycle.

Quelles sont les nouvelles du côté de Diré ?

Alkaïdi M. Touré : Le mois passé, il y a eu des affrontements entre avec un bilan de 2 policiers accidentés et 4 jeunes blessés par balle. Si j’ai saisi le Directeur Général de la police, ainsi que les autorités de tutelle, je n’ai pas eu gain de cause. Tout indique que ce serait lié à mon appartenance politique. Car la députée  Aziza (ADEMA) a été en mesure de faire une restitution à Tombouctou parce qu’elle est de la majorité. Un député ne gère pas un cercle mais c’est le préfet en plus du maire et du Procureur qu’incombent le du maintien de l’ordre public.

Aussi, dans la localité de Dangha un litige foncier inachevé a mis aux prises deux personnes. L’un des protagonistes fût poignardé et l’auteur a été lynché. Je tiens à présenter mes condoléances aux familles éplorées.

Baccalauréat session 2017

‘’Il est temps qu’on aille vers la promotion de l’excellence’’, dixit Amadou Alpha Touré

221 élèves recalés au Baccalauréat dans la région de Koulikoro. C’est la décision prise par le ministère de l’Education nationale suite à des anomalies constatées au niveau du pôle de correction de Koulikoro qui regroupait les académies d’enseignement de Dioïla, Kati, et Koulikoro. Depuis lors, les voix s’élèvent de plus en plus (les parents d’élèves) pour protester contre cette décision du ministère. C’est dans ce contexte, sinon dans cette atmosphère tendue, que les responsables du département  multiplient les initiatives pour expliquer le bien-fondé de la décision que vient de prendre le ministre. C’est ainsi que le chef de cabinet du ministère, Amadou Alpha.Touré, accompagné du chargé de mission, Houseïny Touré, ont rencontré, le week-end dernier, dans les locaux du département, les hommes de médias, histoire d’expliquer les raisons qui ont pu motiver cette décision. Ce qu’il faut retenir, c’est que les responsables du département sont déterminés à situer au plus vite les responsabilités et de sanctionner à hauteur de souhait ceux-là mêmes qui ont failli au niveau du pôle de correction. Selon le chef de cabinet, ce n’est pas de gaieté de cœur que le département a pris cette décision. Seulement, indique-t-il, il s’agit de réparer une injustice en mettant dans leurs droits ceux qui méritent d’être admis. ‘’On ne peut admettre que des élèves qui ont eu 4 de moyenne annuelle, où qui n’ont même pas composés soient admis alors que d’autres qui étaient par exemple à 12 de moyenne ne le soient pas’’. Le ministère de l’Education nationale n’est pas pour ceux qui disent d’ajouter les recalés aux ‘’vrais’’ admis. ‘’C’est impossible ça, il  y’a des textes qui régissent les examens. Il faut qu’on respecte ces textes (Arrêté N° 2014/1385/MEN-SG du 7 Mai 2014 portant organisation de l’examen du baccalauréat de l’Enseignement secondaire). Et c’est ce qu’on fait. D’ailleurs, il est aussi temps qu’on aille vers la promotion de l’excellence si on veut se frotter aux pays de sous-région’’, a-t-il précisé. Avant d’ajouter que les feuilles d’examens des candidats recalés sont disponibles. Autrement dit, les parents qui le souhaitent peuvent y accéder pour vérification. Voilà qui est bien clair.

A.N

 

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