Interview (presque) imaginaire : IBK : « oui à un accord de paix, mais pas à n’importe quel prix »

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IBK-Le week-end dernier, au petit matin, il faisait beau. La chaleur moite de la nuit a fait place à une douce brise matinale. Pas un seul nuage dans le ciel. Les rues de notre belle et sale capitale étaient vides. Ou presque. Mais à la résidence de Sébéninkoro, le président de la République était, déjà, sur pied. Pour affronter cette journée, qui s’annonce marathonienne, il effectue quelques exercices  sur son vélo. Avant de plonger dans sa piscine pour quelques brasses. Visiblement de bonne humeur, nous en profitons pour lui arracher quelques vers du nez.

Mr le président, votre adresse à la nation sur les pourparlers d’Alger a été appréciée pour tous les Maliens. Vous avez été, non seulement, éloquent, très éloquent ; mais aussi, convaincant…..

Je te remercie Mollah pour ce compliment, qui me va droit au cœur. A l’orée de ce qui est appelé comme le dernier round des négociations d’Alger, j’estime que des vérités doivent être dites. Nos partenaires internationaux et  les groupes armés doivent se le tenir pour dit : aucun malien, qu’il soit du nord ou du sud, n’acceptera de céder un pouce de notre territoire, quelle que soit la forme sous laquelle c’est dit ou écrit. Nous avons enregistré, au cours de ces négociations,  trop de faux-fuyants, trop de fuites en avant orchestrées par des soi-disant « conseillers occultes » de certains groupes armés qui, visiblement, ne veulent pas aller à la paix. Parce que la situation qui prévaut au nord les arrange à travers des trafics de tout genre qui prospèrent dans cette zone.

A travers cette adresse à la nation, j’ai voulu que les choses soient claires pour tout le monde, y compris pour ceux qui disent vouloir nous aider à stabiliser notre septentrion.

 

Mais quand vous dites « si c’est la partition du Mali que l’on veut, qu’on ne s’y prenne pas autrement ! ». Que voulez-vous dire par là ?

Comprenne qui pourra, Mollah ! C’est pourtant clair comme l’eau du Djoliba. Le temps est venu pour tous les acteurs de ces négociations de s’assumer.

En tout cas, le gouvernement est prêt à aller à la paix, mais pas au prix de la partition de notre pays, au profit d’aventuriers sans foi, ni loi. Les Maliens sont prêts à mourir pour préserver l’intégrité de leur territoire.

 

S’agissant des troupes de la  Minusma, vous avez dit, à votre retour de Gao où, vous avez présenté vos condoléances aux familles endeuillées, que « ce sont nos amis ». Mr le président, cette déclaration a suscité un tollé au sein de l’opinion publique. Des amis qui vous tirent dessus, à bout portant et à balles réelles ! C’est ce que les « y-voient-rien », pardon les Ivoiriens appellent le « blaguer- tuer »

Nos concitoyens doivent comprendre que c’est une déclaration politique. Mais, elle n’enlève rien à la gravité de la situation. Je  crois que la Minusma, elle-même, a compris qu’elle a outrepassé sa mission et qu’elle n’a pas à prendre parti pour le MNLA.

 

El les enquêtes sur les auteurs de ces massacres à Gao ?

Elles sont en cours.

Et les sanctions contre les auteurs ?

Elles sont en cours.

 

Et l’indemnisation des victimes ?

Elle se fera, Mollah. Comme tu viens d’épuiser tes questions, je vais me préparer pour aller au bureau. Le devoir m’appelle. A la semaine prochaine, peut-être !

 

Propos recueillis par le Mollah Omar

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6 COMMENTAIRES

  1. Plus pressé que la musique on danse mal , donc laissons IBK travailler en paix car il sait ce qu’il a faire . Sayons patients et attendons voir tout simplement !!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. IBK a t’il le moindre moyen financier ou de puissance militaire pour imposer ses conditions ??? 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆 😆

  3. Cet accord l’Alger ne donnera rien de bon sur le terrain, préparons nous au combat contre ces apatrides du MNLA et ses alliés pour ne bonheur du peuple malien.

  4. quel bon caricature. ma période patron est il kidal à quoi particulier par rapport au autres? maliens c’est la France le vrai mnla.

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