Le président du CNJ, Abdoulaye Touré, à propos de son élection au secrétariat général de l’union panafricaine de la jeunesse (UPJ) : “Nous exhortons nos chefs d’Etats à associer les jeunes dans les grandes prises de décision, car c’est eux l’Afrique de demain”.

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Abdoulaye Touré, le président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), a été élu  Secrétaire général de l’Union Panafricaine de la Jeunesse (UPJ) à l’issue d’un vote qui a opposé le Mali à l’Angola. C’était lors du renouvellement du bureau de l’Union panafricaine de la jeunesse qui a regroupé des jeunes venus de tous les pays africains à Khartoum, au Soudan. Les travaux étaient présidés par le Président de la commission de l’Union Africaine, Jean Ping, en présence du président Soudanais, Oumar El Béchir. Le président du CNJ était accompagné par une forte délégation du Ministère de la Jeunesse et des Sports. A signaler que la présidence de l’Union est tournante tandis que le secrétaire général est élu par des représentants des différents pays membres. A travers Abdoulaye Touré, c’est toute la jeunesse malienne qui a été honorée et la diplomatie du Mali s’est encore renforcée. Dans une interview qu’il nous a accordée, il parle des circonstances de son élection, des projets et du programme  du CNJ Mali.

L’indépendant Weekend : Vous venez d’être elu secrétaire exécutif de l’Union panafricaine de la jeunesse. Quel sentiment vous anime à présent ?

C’est un sentiment de joie et d’honneur qui m’anime et je partage cela avec toute la jeunesse malienne.

Pouvez-vous nous parler de cette structure en quelques mots?

L’Union panafricaine est une structure qui représente toute la jeunesse africaine, le siège est au Soudan. Le secrétariat général a été  occupé par l’Angola pendant  10 ans et aujourd’hui la gestion de ce poste nous est revenue, et je ne peux que me réjouir pour cet honneur.

Qu’est ce qui a motivé votre choix à ce poste ?

Vous savez, ce choix n’est pas porté directement à la personne de Abdoulaye Touré, non ! C’est un choix du Mali puisque le président de la République Amadou Toumani Touré est un chef d’Etat bien connu du monde des jeunes. Vous savez, lors des réunions préparatoires tenues à Addis Abeba à l’issue du sommet de Malabo, le choix porté sur Amadou Toumani Touré comme porte-parole de la jeunesse à ce sommet a fait l’unanimité. Je profite pour dire un grand merci au chef de l’Etat dont la politique extérieure fait que le Mali est aimé de tous et apprécié. Et c’est ce qui a aboutit au choix du Mali à ce poste aujourd’hui.

Quels sont vos objectifs  et vos ambitions ?

Nous avons comme objectif de coordonner la vulgarisation, d’aider la jeunesse dans son épanouissement et surtout nous  battre pour l’emploi des jeunes. Comme ambition nous voulons donner plus de visibilité à l’UPJ, faire la promotion dans les pays africains qui ne nous connaissent pas. Expliquer aux chefs d’Etats africains l’importance de coopérer avec cette Union, qui est bien sûr pour la jeunesse. Mais que cette jeunesse est là pour les accompagner dans leur tâche de tous les jours.

La jeunesse africaine est confrontée à pas mal de problèmes, en votre qualité de leader panafricain, que comptez- vous apporter comme solution ?

J’ai toujours lancé un appel de prise de conscience à la jeunesse. Vous savez, il nous faut une grande prise de conscience. Nous devrons croire en nous mêmes, nous avons un continent qui regorge plus de richesses que d’autres. Nous avons la chance d’avoir une grande population, des grands hommes dans notre continent, la terre fertile, de l’eau, du soleil etc… à cause de toute cette richesse que nous avons, pourquoi ne pas avoir une prise de conscience tout en croyant en nous-mêmes, pourquoi sommes-nous incapables de créer les Etats-Unis d’Afrique ? Mettre en valeur nos richesses, afin que les occidentaux puissent aussi venir en exil chez nous et non le contraire.

Quelles sont les réalisations déjà entreprises par l’UPJ ?

L’UPJ avait connu quelques difficultés depuis que le siège a été délocalisé. Le nouveau bureau élu a beaucoup de choses à révolutionner. D’abord la jeunesse africaine devrait être associée aux  grandes prises de décision. Lors du sommet de Malabo nous avons clairement dis aux chefs d’Etat que s’ils ne s’occupent pas de la jeunesse, les jeunes s’occuperont d’eux. Nous avons beaucoup de défis à relever et j’espère que nous y arriverons Inchallah.

Quels sont les soutiens dont vous avez besoin pour arriver à la réalisation de vos projets ?

Nous avons besoin du soutien de tous les chefs d’Etat, l’Union africaine met déjà les moyens à notre disposition, en plus des 3000 euros que les Etats cotisent annuellement pour le fonctionnement de la structure etc… Mais nous avons comme défi principal de mettre en place  tous les bureaux sous-régionaux et nous commencerons dès le mois de janvier par la Guinée équatoriale qui abritera le siège de l’Afrique centrale.

Que feriez-vous pour le Mali durant votre mandat ?

Je proposerais chef de l’Etat,  Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali, d’abriter le siège de l’Afrique de l’Ouest.

Apparemment l’UPJ a connu pas mal de problèmes durant ces dernières années après la délocalisation de son siège. Que s’est-il réellement passé ?

Effectivement après la délocalisation de notre siège qui se trouvait à Alger, nous sommes restés longtemps sans siège. Néanmoins, nous tenions des réunions, mais de façon rotative jusqu’au moment où le Soudan a accepté de nous doter d’un  siège. Mais la grosse difficulté est le retard du paiement des cotisations par nos Etats. Je profite donc de votre entretien pour lancer un appel à nos chefs d’Etat de penser à payer à temps leur cotisation. Nous exhortons également nos chefs d’Etat de permettre à leur représentant de participer à toutes les réunions que nous organisons.

Avez-vous des relations particulières avec d’autres structures de jeunesse à travers le monde ?

 Bien sûr, nous sommes avec les Asiatiques, les Européens, les Américains etc… Je pourrais vous donner plus d’éclaircissement  après les passations qui auront lieu en Janvier Inchallah, entre l’Angolais et moi.

Comment se porte le Conseil national de la jeunesse (CNJ) du Mali dont vous êtes le président?

Le Conseil National de la Jeunesse se porte très bien. Nous avons la conférence nationale qui va se tenir le 14 janvier 2012 Inchallah. A l’issue de cette conférence, nous allons travailler pour que les autres camarades nous rejoignent afin que tous ensemble nous travaillons pour des bonnes causes et pour rendre le conseil encore plus  meilleur dans les jours avenir.

 En prélude de cette conférence quel message avez-vous à l’endroit des jeunes ?

Tout d’abord je souhaite mes vœux les meilleurs pour l’année 2012 à toute la jeunesse malienne. Je souhaite que la jeunesse malienne comprenne que l’avenir de ce pays  nous appartient, que nous devons être ensemble pour être plus soudés, qu’il est temps que nous ayons la prise de conscience et qu’ avec l’intégration africaine, si nous, la jeunesse malienne, ne faisons pas attention, d’autres jeunes  Africains viendront travailler à notre place. Afin que l’école malienne retrouve sa valeur d’antan, j’invite mon camarade, secrétaire général de l’AEEM à plus de persévérance dans sa lutte, afin de sauver l’école malienne. Nous nous impliquons tous pour que les jeunes sortent de l’école avec un diplôme et non un papier. J’appelle la jeunesse à l’union, à la cohésion à la visibilité. Je prie le bon Dieu pour que les élections présidentielles de 2012 se passent dans de bonnes conditions..

Clarisse NJIKAM et Bandiougou DIABATE

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