Maître Brahima Koné, président sortant de l’Union interafricaine des droits de l’homme : «Sanogo a intérêt à contrôler ses agissements»

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L’invité du journal «Le Prétoire» prépare sa succession au pire moment de la crise malienne. Son successeur prendra-t-il à bras le cor la préoccupation majeure de la populace du Mali, affectée par les agissements des bandits armés, en occurrence les coupeurs de route, les trafiquants de cocaïne, les faux islamistes et les terroristes ? La question n’est pas là pour le moment. Il s’agit aujourd’hui d’élection et de la reconquête du Nord du Mali. Maître Brahima Koné, président sortant de l’Union interafricaine des droits de l’homme, ouvre le bal.

 

Me Bréhima Koné

Le Prétoire : Il y a quelques mois, vous avez dénoncé, ave la dernière énergie, la manière cavalière avec laquelle la Cedeao gère la crise au Mali qui est d’ailleurs loin d’atteindre son apogée. Le Conseil de sécurité des Nations unies a été saisi, depuis un temps non prescrit, pour aider, justement, notre beau pays, entre autres, en proie aux bandits armés, aux terroristes, aux islamistes de l’islam noir, à trouver une issue favorable pour que règne définitivement la paix, la démocratie et surtout, la justice en Afrique. Maître, quel regard portez-vous sur la nouvelle donne ?

 Maître Brahima Koné : Je suis un peu perplexe par rapport à la nouvelle gestion de la crise. Cela fera bientôt une année que cette crise a éclaté. Nous avons, à l’époque, dénoncé les violations graves et massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire au nord du Mai quant aux crimes de guerre contre l’humanité. Nous avons recensé beaucoup de victimes. Des femmes ont été violées et des filles déflorées. Aujourd’hui, les intégristes coupent encore les bras de paisibles citoyens au nom d’une certaine Charia, sous le regard presque complice de la Communauté internationale.

Je connais le mécanisme. Au niveau des Nations unies, c’est la politique du «deux poids deux mesures». Pourtant,  le débat a été porté à plusieurs niveaux, notamment à la Cedeao, l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations unies. Malheureusement, il se dégage, aujourd’hui, c’est vrai, une résolution, dont la mise en œuvre sera butée pour une raison essentielle. Notamment, le calendrier qui doit être retenue en bonne et dû forme. Dans combien de temps il y aura une intervention militaire et avec quels moyens ? Voilà le principal problème qui se pose.

Pendant que nous constatons que les victimes sont oubliées, on parle de l’intégrité du territoire. C’est vrai. !  Personne ne doit oublier les victimes : les nombreux soldats maliens exécutés à Aguel Hoc.

Aujourd’hui,  le Mali a déposé son recourt à la Cour pénale internationale. Le bureau du procureur a même avancé dans ses investigations. Il a même dépassé la première étape. En plus, il y assez d’éléments suffisants pour que ledit bureau investigue au Mali. Au même moment, tout le monde parle de négociations. Négocier sur quoi ? Nous pensons  qu’il n’est pas possible de négocier les crimes qui ont été commis. Ce serait la plus grave injure contre l’histoire de l’humanité.

Voilà en bref, le regard que nous portons sur la question.

Il est urgent de libérer le Nord du Mali pour redorer le blason du Mali, pour que les choses rentrent dans l’ordre, pour que le peuple aille vers des élections plus que crédibles.

Certains envisagent des élections sans la libération du Nord, si cela est possible techniquement, il n’y pas de problème. Comment y arriver. Voter dans une partie du territoire et laisser une autre partie serait, à notre humble avis, donner un blanc seing à la partition du territoire.

Vous avez parlé de crimes commis à Aguel Hoc. Le 30 avril 2012, ici au Sud, il y a eu des disparitions, des exécutions, des enlèvements entre autres. Est-ce qu’il y a eu des plaintes déposées à la Cour pénal internationale pour confondre les auteurs connus de ces actes infâmes. En tant que défenseur des droits de l’homme, avez-vous posé des actes que justice soit faite ?

L’une de nos préoccupations, justement, c’est de poursuivre nos enquêtes au Sud. Les choses se sont déroulées à des étapes différentes. Il y a eu d’abord les crimes du Nord. Nous n’avons pas eu suffisamment d’éléments par rapport à ces méfaits au moment de déposer le recourt. Au Sud, nous sommes en train d’investiguer.

Lorsque le rapport sera finalisé, nous allons le soumettre à qui de droit. Nous devons examiner, cependant, si les crimes qui ont été commis au Sud relève de la Cour pénale internationale. Car, il y a des critères d’appréciation, d’ailleurs incontournables, au niveau de la CPI. Il peut y avoir des crimes, mais la CPI tient toujours compte de la dimension. Est-ce des crimes à grande échelle ? Les modes de perpétration des crimes comptent beaucoup.

Tout compte fait, la juridiction de la Cour pénale internationale n’est qu’une juridiction subsidiaire par rapport aux juridictions nationales, qui ont la primauté. Lorsque les conditions sont réunies, les juridictions nationales jugent les criminels qui ont commis les dits crimes. Sinon, la CPI apprécie et juge pour le respect du droit humain.

Une chose est claire ! Dès lors que l’Etat du Mali saisit la CPI,  cette dernière se rend au Mali. Le procureur de ladite cour est libre donc de mener des investigations. Il peut investiguer au Nord comme au Sud du territoire du Mali.

Vous avez émis des réserves quant à la tenue des élections en avril 2013. A ce propos, l’une des raisons avancées par les Etats-Unis, c’est qu’à Bamako, il n’y a pas d’interlocuteur crédible. Est-ce que vous ne pensez pas que l’arrestation et la démission forcée de Cheick Modibo Diarra ne donne pas raison aux américains ? Est-ce que par rapport à ce vide, en fait cette imbroglio, j’allais demander, ne pensez-vous pas qu’il est important qu’on organise des élections ? Même si ce sont des élections mal organisées, au moins, qu’on puisse avoir un président crédible aux yeux de la Communauté internationale?

Cette situation ne nous encourage pas. On ne doit pas l’encourager. Le fait que l’on soit dans une situation d’exception pendant de nombreux mois et même des années ne peut pas du tout attirer les partenaires du Mali qui, pour la plupart aujourd’hui, ont suspendu les financements. Ce qui  justifie, dans une large mesure la crise, économique qui ravage le Mali. Même si on peut organiser des élections, techniquement, comme je l’ai déjà dit.

Prenez le Nord du Mali peu peuplé. Il y a beaucoup de déplacés.  Si l’on peut avoir les moyens de faire voter la population du Nord, même en dehors de leurs localités, cela peut arranger la situation. Que l’on puisse passer à des élections et que le pays devienne un pays normal, démocratique, un état de droit, avec des institutions qui sont là de façon légale, qui sont investies de la légitimité populaire, cela va mettre un terme à beaucoup de dérapages qui ne sont vraiment pas à encourager aujourd’hui. C’est vrai, il y a eu des failles au niveau de la transition. Il y a certains comportements qu’il faut éviter, surtout la manière dont on a fait partir le Premier ministre. C’est vrai qu’il a commis des dérapages. Il faut savoir raison garder.

Quel est le sort réservé à Amadou Toumani Touré qui rejoint Hissène Habré au Sénégal ?

C’est un grand dossier. Compte tenu de tout ce qui s’est passé, dès le départ du président Amadou Toumani Touré, beaucoup de choses ont été racontées. Je pense qu’il faut investiguer, par rapport à tout cela et en temps opportun, apporter le traitement qu’il faut au dossier Amadou Toumani Touré.

Et Hissène Habré, quand en est-il de son cas ?

Le dossier Hissène Habré a fait l’objet d’une longue bataille que nous avons menée en temps réel. Et nous pensons, qu’aujourd’hui, avec la création d’un Tribunal spécial pour le juger, il faut qu’il soit jugé. Que ce soit lui ou n’importe quel autre chef d’Etat. Personne ne saurait désormais régner et rester sous le couvert de l’impunité. C’est pareil pour Amadou Toumani Touré. C’est pareil pour d’autres.

Comme le capitaine Amadou Haya Sanogo ?

Aujourd’hui, Sanogo aussi a beaucoup intérêt à contrôler ses agissements. Mais, ce qui est sûr, tous les actes commis connaitront un traitement juridique.

Vous-êtes en fin de mandat à l’Union interafricaine des droits de l’homme. Quel bilan faites-vous de votre parcours ?

Au niveau de l’ l’Union interafricaine des droits de l’homme, nous avons mené beaucoup d’activités, surtout au cours de mon premier mandat. Au cours de mon deuxième mandat aussi, j’ai mené beaucoup de missions. Depuis que, d’ailleurs, que la situation du Mali a tourné au vinaigre. En outre, je suis sur beaucoup de fronts en Afrique et en Europe pour un plaidoyer en faveur du Mali. Parce que le pays a été, à l’époque, suspendu juste après le coup d’Etat, par tous les organismes internationaux. Or, le fait de suspendre l’aide à l’endroit du Mali pénalise la population civile. Donc, il fallait nous déplacer pour donner des explications, ensuite défendre l’intégrité du territoire face aux velléités intégristes et sécessionnistes. Ceux qui militaient pour la partition du territoire avec des arguments préfabriqués pour détourner complètement la Communauté internationale par rapport à ce qu’elle pensait de la situation.

Donc, il faillait rétablir les faits de façon historique et apporter des éléments qui puissent convaincre la Communauté internationale. C’est comme ça que je me suis retrouvé à plusieurs niveaux à la Commission africaine, au niveau de la Cedeao, la Francophonie, l’Union européenne, l’Union africaine pour plaidoyer au nom de l’Union interafricaine des droits de l’homme. Nous sommes à d’autres niveaux dans d’autres pays. Récemment, j’étais en République démocratique du Congo au nom de l’ l’Union interafricaine des droits de l’homme où je participais au procès du militant des droits de l’homme, Floribert Chebeya qui a été assassiné. On intervient sur tous les fronts en Afrique.

 Vous étiez président de l’Amdh (Association malienne des droits de l’homme), membre fondateur d’Avocats sans frontières, aujourd’hui président de l’Union interafricaine des droits de l’homme en fin de mandat. Votre ascension fulgurante continue. Avez-vous d’autres ambitions encore ?

Je suis toujours au niveau de la Fidh. J’ai aujourd’hui 25 ans de militantisme. Comme on le dit, un militant des droits de l’homme ne part jamais à la retraite. Je peux quitter mes responsabilités. Je n’abandonnerai pas pour autant les droits humains. J’apporterai toujours ma contribution.

Actuellement, je suis en train d’œuvrer pour la mise en place du prochain président de la Fidh. Il sera certainement un Iranien, en occurrence Karim Hadji. Il a été emprisonné, torturé et mis en prison en Iran. Sa collaboratrice a été assassinée.

Je n’ai pas d’ambitions égocentriques. Au moment opportun, si la Fidh a besoin de moi pour assumer des responsabilités, je n’hésiterai pas à la servir loyalement.

Que ressentez-vous après ces neuf mois de crise malienne ?

Ce que moi j’ai ressenti ! Après la chute d’Amadou Toumani Touré, la démocratie malienne de son épopée, allait très mal.

En tant que défenseur des droits de l’homme, par principe, nous condamnons le coup d’Etat. Il y avait des raisons qui ont  été avancées. Aujourd’hui, nous doutons très fort que ce soit les mêmes raisons qui soient mises en avant. Il y a eu un coup d’Etat parce la situation au Nord était mal gérée.

Depuis que le président Amadou Toumani Touré est parti, la situation du Nord ne fait que s’empirer. Nous avons vu qu’il y a eu des problèmes par rapport à la gestion du pouvoir.

Plus grave : ceux qui se sont dits démocrates, qui se sont levés en son temps pour combattre la dictature de Moussa Traoré, sont devenus méconnaissables. Ils se sont cachés derrière leurs intérêts personnels et matériels pour piétiner les principes de la démocratie, le peuple.

La Communauté internationale a raison de dire qu’il n’y pas d’interlocuteurs crédibles fiables au Mali. On y vit dans une situation de confusion  terrible. Malheureusement, après vingt ans de démocratie, c’est ce qui me fait très mal en tant que défenseur des droits de l’homme.

Il faut aujourd’hui briser le silence. Il faut qu’on aille vers  des choses réelles dans l’intérêt supérieur de la nation. Les priorités demeurent les mêmes : la libération du nord et les élections. Ces deux missions doivent être accomplies ave beaucoup d’objectivité pour l’intérêt supérieur du Mali.

On peut compter sur les autres. Mais, il faut d’abord compter dur soi-même.

Propos recueillis par

Rokia Diabaté

 
SOURCE:  du   24 déc 2012.    

14 Réactions à Maître Brahima Koné, président sortant de l’Union interafricaine des droits de l’homme : «Sanogo a intérêt à contrôler ses agissements»

  1. Sans pisser

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  2. andre samake

    Cet effritement général- de l’Etat- est dû à une complicité molle de l’intelligentia et une responsabilité collegiale et collective de la classe politique.

  3. veridique

    « Aujourd’hui, Sanogo aussi a beaucoup intérêt à contrôler ses agissements. Mais, ce qui est sûr, tous les actes commis connaitront un traitement juridique. »….voilà qui est dit! Inchallah nous veillerons à ce que cela soit le cas

  4. rodrigues Soares

    chaque politicien malien est un parti politique en potentiel, parce que la collaboration et le depassement du soi-meme pour l’ interet publique n’existerai plus dans notre societe
    chaque malien qu’ on a fait sortir et qui revient d’ une organisation internationale se pense pret individuelement a dirriger ce pays, et meme s’ ils s’ associent ils sont emerges par des ambitions personelles ce qui eleverai leurs egos et psyc a la folie …
    :wink: LE FRANCOPHONE INCOMPETENT ET SON EGO :!:

  5. Madame la journaliste, comment pouvez-vous dire des choses pareilles? : « j’allais demander, ne pensez-vous pas qu’il est important qu’on organise des élections ? Même si ce sont des élections mal organisées, au moins, qu’on puisse avoir un président crédible aux yeux de la Communauté internationale? »
    Des élections mal organisées, mous entraîneront à la case de départ. Comment un président élu à la suite d’élections mal organisées peut-il être crédible aux yeux de la Communauté internationale?

    Que le bon Dieu nous préserve d’une élection mal organisée après cet épisode malheureux de notre histoire.

    • rodrigues Soares

      :wink: Ben77…une solution ou l’ autre, mais dites-pourquoi devons nous toujours nous referer a cette communautee internationale, qui est elle? dans quel but la satisfaire tout d’ abords avant nos propres interets..?
      Les elections rentreront dans la toute logique des elections mal organisees de tous les temps- deja on elimine les nouvelles figures politiques et un retour en force des alfattistesF.D.Res au gouvernement, il ne leur reste qu’ ecarte SANOGO(il s’ est deja tire une balle dans la cuisse ce capi en disqualifiant CMD)et la l’ ordre francafrique sera retabli, avec des gouvernements PAS pour le peuple et une DERMOCRATIE PAS pour le peuple, et ce serai parti pour 50 autres annees :lol:

  6. 1FILSDUMALIBA

    Je cite Mr.Kone:La Communauté internationale a raison de dire qu’il n’y pas d’interlocuteurs crédibles fiables au Mali. On y vit dans une situation de confusion terrible. Malheureusement, après vingt ans de démocratie, c’est ce qui me fait très mal en tant que défenseur des droits de l’homme, et Plus grave : ceux qui se sont dits démocrates, qui se sont levés en son temps pour combattre la dictature de Moussa Traoré, sont devenus méconnaissables. Ils se sont cachés derrière leurs intérêts personnels et matériels pour piétiner les principes de la démocratie, le peuple.
    J’ajouterai que c’est la faute a nous le peuple et nous devons repenser et nous comporter en consequences dans le futur.

    • Djeden

      Oui, un peuple qui est resté passif de bout en bout tout en accusant les seuls hommes politiques.

      Où étions nous lors de la tuerie d’AG HALOGUE?
      Où étions nous lors de la prise de TESSALIT?

      Chacun de ces deux évènements devait nous pousser dans la rue pour manifester et pousser les autorités à agir. Malheureusement chacun est resté dans son petit coin comme s’il n’est pas concerné.

      C’est avec l’acte anti constitutionnel du 22 mars commis par une bande de gamins que des oportunistes de tous les bords sont sortis dans les rues pour nous amerder avec des slogans bidons et en soutenant ce coup d’état ridicule.

      Quelle honte de passer son temps à critiquer les autres!! :twisted: :twisted:

  7. justicequity

    J’ai du mal à suivre les commentaires , on a fait un coup d’état pour une centaine de soldats morts même si je pense que chaque mort est un mort de trop , dans ce cas il ne faut surtout pas essayer de récupérer le nord par la guerre il faut négocier comme l’Algérie le préconise parce qu’on aura beaucoup plus de morts qu’à Agelhoc . Combien de gens sont morts des conséquences du coup d’état de Kayes à Kidal ?, les militaires d’Aguelhoc sont morts d’une mort attroce , mais ce n’est pas pour autant que quelqu’un doit mourir à Kidal ou Djenné par manque de médicaments ou de personnel médical , par contre ces morts ne passeront pas dans les médias parce que ça n’a rien de spectaculaire et pourtant ils sont au moins autant sinon plus victimes que les militaires d’Aguelhok . Beaucoup essaient de déformer ce pourquoi nos militaires sont morts à Aguelhoc, beaucoup font l’interprétation contraire . Pour ceux qui savent pas tous ces militaires avaient la possibilité de fuir , et certains ont même fui ceux qui ont été tué ont voulu faire passer le message qu’il faudra marcher sur les corps des militaires pour prendre une partie du territoire , chose qui devait galvaniser le reste des troupes et non les faire fuir , Lyad quand il a pris Tombouctou son premier discours a été de dire que les derniers hommes du Mali sont morts à aguelhok , ils les a tué mais mais il dis que ces militaires lui inspire un grand respect.

  8. tienimango

    sanogo la honte de l,humanite un homme qui uniquement a kati pour se faire de l,argent ..un malhonete qui ne fera rien pour la liberation du nord …sanogo doit etre tue pour le bonheur de tout les maliens …

  9. JOE STRUMER

    IL FAUT QUE LES MALIENS APPRENNENTT DABORD A ETRE REALISTE.COUP D ETAT AU MALI COMMENT IL POUVAIT EN ETRE AUTREMENT DITES A DES MILITARIRES QUE 160 DE LEUR CAMARADES ONT ETE OFFERTENT A DES CHIENS.ET PUIS SANS EFFUSION DE SANG.COMME TOUT LE MONDE SANOGO A DROIT A SA LEGITIME DEFENCE .LE CHANGEMENT VIENT DE LUI ET DE L ARMEE MALIENNE TOUTE TENTATIVE D ACTION DE SABOTAGE DOIT ETRE STOPER.LIBERATION DU NORD ? LIBERER LE NORD AVEC QUOI?DES LANCES PIERRES?SOYONS SERIEUX .

    • rodrigues Soares

      >les maliens, vous voulez dire le peuple? si oui, le peuple est colonise et endoctrine-islamise et n’ est pas realiste dans son ensemble…
      >biensur que tout ce que nous reclamons aujourd’hui est grace aux coups de force des militaires et de leurs familles notament les femmes,puis des hommes et femmes dignes parmi lesquels SANOGO…ne personalisez point le mouvement pour changement..
      >qu’ il y ai des hommes et femmes qui voudraient bien que le bordel de plus de vingt ans continue, nous comprenons, si Me KONE Brahima est de bonne foi il peut aller discuter avec SANOGO et directement…
      >NOUS SOMMES LA PARCE QUE DEPUIS NOS « INDEPENDANCES A L’ AFRICAINE »:
      1)NOUS N’ AVONS PAS PEU CHOISIR DES LEADERS (TOUS LES PREMIERS ONT ETE ELIMINES SYSTEMATIQUEMENT PAR LES COLONISATEURS,FAITES TOUT POUR QUE SANOGO NE SOIT PAS UN SANKARA MALIEN, CE SERAI UN AUTRE TRAUMATISME POUR VOS ENFENTS ET VOTRE HISTOIRE)
      2)NOUS N’ AVONS PAS PEU ASSURER UNE QUIETUDE ADEQUATE POUR NOTRE PEUPLE DANS UNE VOIE DE DEVELOPEMENT HUMAIN ET DE CERTITUDE DANS LE FUTUR.
      3)NOUS N’ AVONS PAS PU NOUS RETROUVER NOUS MEMES EN ANALYSE INTERNE ET NOUS DEBARASSER DES COMPLEXES D’ ASSUJETIS AUX ARABES PAR LEURS RELIGIONS ET AUX EUROPEENS PAR LEURS COLONISATIONS D’ESPRITS…
      4)NOUS N’ AVONS PAS PU FAIRE LA PART ENTRE LES VALEURS SURES DE TRADITIONS ET NOS ERRENCES POLITIQUES,SPIRITUELLES …