Mamadou Zalé Traoré, président du Conseil de Cercle de Kati ; «Le Conseil de Cercle de Kati se porte bien…»

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Dans l’entretien qui suit, le président du Conseil de Cercle de Kati, Mamadou Zalé Traoré, nous parle de sa structure, des réalisations effectuées, des rapports avec les partenaires techniques et financiers, ainsi que des perspectives d’avenir. Lisez !

 

Mamadou Z Traoré

Le Katois : Suite au décès tragique du président Ousmane Samaké, vous vous êtes retrouvé à la tête du Conseil de Cercle de Kati. Comment se porte votre structure ?

Mamadou Zalé Traoré : Comme vous l’avez dit je suis là, par la force d’Allah, suite à un accident malheureux au cours duquel le président a trouvé la mort. Nous prions pour le repos de son âme.

Pour revenir à votre question, je dirai que le Conseil de Cercle de Kati se porte bien. Je suis convaincu qu’avec la synergie d’actions des uns et des autres, mais surtout avec la persévérance et nos relations, nous essayons de faire bouger les choses.

Quelles sont les réalisations effectuées de votre arrivée à nos jours ?

Avec les circonstances dans lesquelles nous sommes arrivées et compte tenu de la situation socio-politique du pays, il nous est difficile de tirer un bilan. Ceci dit, nous avons eu à poser des actes qui vont dans le sens de l’atteinte des objectifs qui nous sont assignés, c’est-à-dire, la recherche du bien-être pour nos communautés.

Sur le plan de la gestion du personnel du Conseil de Cercle, beaucoup de choses ont été faites. Il y avait des agents qui n’étaient pas inscrits à l’INPS et d’autres ont été recrutés, mais il n’y avait pas de décision. Pour la bonne marche d’une structure, cela est inadmissible.

En termes d’infrastructures, nous avons procédé dans la Commune de Yélékébougou à la réfection des salles de classe qui étaient dans un état délabré.  Nous avons aussi procédé à des visites de terrain sur les chantiers en souffrance depuis 2010-2011, pourtant financés par l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT). L’objectif aujourd’hui est de booster ces travaux afin de les réceptionner bientôt.

Quels sont vos rapports avec les partenaires techniques et financiers ?

Aujourd’hui, nous n’avons pas de collaboration franche dans le cadre de la coopération bilatérale. Nous sommes en train d’en chercher, mais pas seulement avec l’Etat, mais avec toutes les bonnes volontés qui sont disposées à travailler avec le Conseil de Cercle de Kati. Avec les Pays-Bas, nous sommes en pourparlers très avancés et il est trop tôt d’en parler, mais au moment venu, nous le ferrons. Nous sommes également en contact avec certaines ONG et Associations (américaine et française) étrangères qui sont également disposées à travailler avec nous, mais dans un cadre informel.

 Dans le cadre de la décentralisation, le deuxième cycle de l’école fondamentale relève de votre structure. Comment s’est déroulée la rentrée scolaire 2012-2013 ?

Dans l’ensemble du Cercle de Kati, la rentrée s’est bien déroulée. Le jour de l’ouverture, c’est-à-dire le 24 septembre 2012, nous avons constitué trois équipes qui ont sillonné le Cercle pour voir de visu. Il y avait une équipe à Baguinéda, une dans le Mandé et la troisième, conduite par moi-même dans l’Arrondissement central de Kati. Globalement, la rentrée s’est bien déroulée  et nous avons initié une rencontre avec les D-Cap de Baguinéda, Kati et Kalaban, y compris le Syndicat des enseignements et les parents d’élèves pour un premier bilan. Il a été jugée satisfaisant.

Votre mot de la fin !

Nous sollicitons l’implication de tous pour le développement du Cercle de Kati et à tous les niveaux. Je demande aux uns et autres qu’on s’entraide, parce que le Mali connaît une crise très profonde. Nous prions pour le retour de la paix dans un Mali Un et Indivisible.

Propos recueillis par M. DIALLO

 

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