Mbagnick N’diaye, ministre de la culture et de la communication du Sénégal : « Faire en sorte que le Mali retrouve la paix à travers la culture »

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Invité à la 8ème édition du festival international triangle du balafon de Sikasso, le Sénégal avec à sa tête, le ministre de la Culture et de la Communication, MBAGNICK N’DIAYE, a effectivement honoré sa présence à cet évènement. Au cours de  son séjour dans la cité du Kénédougou, nous  avons  recueilli les impressions du chef de la délégation sénégalaise.

Le Pouce : Qui est le ministre sénégalais de la Culture et de la Communication ?

 MBAGNICK N’DIAYE : « Mr le ministre est d’abord Sénégalais. Je suis le ministre de la Culture et de la Communication. Précédemment, j’ai  été le ministre des Sports. Avant d’être ministre, j’ai  a été membre du parti du président Macky Sall, qui s’appelle l’Alliance  pour la République. Avant tout, je suis un cadre du ministère de la jeunesse et des Sports où j’ai  fait toute ma carrière. Je  n’ai connu que ce département. Du point de vue associatif, je suis  responsable de la confédération africaine  d’ escrime et non moins président de la fédération sénégalaise d’ escrime. Je suis aussi responsable  d’une association communautaire qui regroupe l’ensemble des ethnies sérères. En dehors de ça, Mr Mbagnick est membre de la fédération internationale d’escrime.  Je suis maire de la  commune  de NGAYOKHEME’  dans le département de Fatick qui est le département de naissance du président de la république ».

Le Pouce : Comment avez vécu l’ouverture de cette 8ème édition ?

Mbagnick N’Diaye : « Permettez-moi de remercier très sincèrement Mme le ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo qui m’a invité avec beaucoup d’insistance, pour que, je sois à ses côtés pour l’organisation de ce festival. J’avoue que, j’ai beaucoup apprécié cette manifestation qui est national et qui nous a permis de voir un stade plein, mais également une prestation des Maliens, du Burkina, du Sénégal, du point de vue activité culturelle. Mais au délà de ça, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est véritablement que le festival triangle du balafon soit un évènement qui permet à la culture, à travers cet instrument mythique qu’est le balafon, de rapprocher les peuples. Malgré tout ce qui se passe dans la sous-région et au Mali, que Mme le ministre ait osé organiser cette manifestation, constitue pour moi, une action à saluer.  A saluer, et ce, malgré les crépitements des armes et l’intrusion  des terroristes, des djihadistes et islamistes en territoire malien. Nous avons vu des Sénégalais, des Ivoiriens, des Guinéens, des Burkina Bè et des Maliens être ensemble autour d’une activité culturelle. C’est extrêmement important et fort. C’est ce que recherche nos Chefs d’Etats, le président  Ibrahim Boubacar Keïta et le président Macky Sall. Je crois que c’est fondamental. Le fait qu’on ait choisi Sikasso pour organiser cette manifestation, est encore significatif. Le département de Sikasso est frontalier  au Burkina, à la Côte d’Ivoire et à la Guinée. Je pense que cela est extrêmement important. Je crois qu’on aurait pu domicilier  une fois pour toute ce festival à Sikasso »

Le Pouce : Avez-vous un message particulier ?

Mbagnick N’Diaye : «  C’est de faire  qu’il y ait la paix au Mali. C’est de faire en sorte que le Mali retrouve la paix à travers la culture. C’est vraiment un message de l’amitié, de fraternité entre les différents peuples de la CEDEAO se renforce à travers les manifestations culturelles et prestations culturelles. C’est faire en sorte qu’il y ait une préservation de nos valeurs de civilisation culturelle. Pour cela, il faudrait que la jeunesse s’approprie les nouvelles technologies  qui puissent  prendre en compte toutes ces valeurs traditionnelles.  C’est pour que cette  jeunesse  puisse préserver  ces valeurs ».

Entretien réalisé par  Tiémoko Traoré, envoyé spécial à Sikasso

 

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1 commentaire

  1. Vivement le jumelage culturel entre les peuples même si tout le monde sait que les frontières entre le Mali et du Sénégal, les maliens vous remercient beaucoup.

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