..Sékou Oumar Sidibé, Inspecteur Rock dans la série Burkinabé le « commissariat de Tampy»

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Sékou Oumar Sidibé, Inspecteur Rock dans la série Burkinabé le « commissariat de Tampy»Ce jeune, qui a fait fureur dans la série télévisée burkinabé ” Commissariat de Tampy ” connu sous l’appellation de l’inspecteur Rock, Sékou Oumar Sidibé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, après des rôles d’acteurs, s’essaie dans la réalisation. Un premier coup d’essai qui est beaucoup apprécié. Nous sommes allés à la rencontre de ce jeune aux multiples talents. Découvrez- le à travers nos colonnes.

Bamako Hebdo : Au-delà de l’inspecteur Rock, qui se cache dernière l’acteur ?

Inspecteur Rock : Je suis né Sidibé, Sékou Oumar, burkinabé de nationalité mais d’origine du Wassoulou dans le Mali profond. J’ai un bac D (scientifique) plus 3 en cinéma et audiovisuel. En plus d’une maitrise en sociologie de l’éducation et sociologie rurale, ce qui m’a permis d’être conseiller pédagogique dans le cinéma avec 15 ans d’expériences. A moins de 40 ans, je suis marié et père de deux enfants.

Comment  êtes-vous dans le cinéma?

C’était en 2004 que le réalisateur HEBIE Missa est passé à télévision nationale pour annoncer son projet de film et souhaité avoir un certain type d’acteurs. Je suis donc allé tenter ma chance. Parmi 500 candidats, la chance m’a souri et j’ai obtenu le rôle de  l’Inspecteur Rock du commissariat de Tampy.

Parlez-moi de votre parcours :

Mon parcours est assez simple, mais j’ai eu la chance de participer à quelques films. En 2004, on a fait 26 épisodes de commissariat de Tampy, ensuite 26 épisodes en 2006 et 26 autres en 2012.  J’ai joué le rôle d’avocat dans la série INA de Valérie Kaboré. Dans la série ” ALIMA ” de feu Aimé Kouka Zongo, directeur de lycée, j’étais le mari de l’actrice principale Alima. Après ont suivi plusieurs longs métrages dont ” En attendant le vote “, ” Le fauteuil “, ” Cellule 512 ” tous de Hebié Missa. J’ai eu à jouer également dans ” Docteur folie “, ” Faso furie “, et bien d’autres. S’agissant des courts métrages, j’ai joué dans au moins une trentaine de films.

Du rôle d’acteur, vous vous essayez aujourd’hui dans la réalisation, comment y êtes- vous arrivé ?

Depuis 2004, la passion du cinéma est née avec ‘’commissariat de Tampy’’. Tellement j’avais soif de tourner, je m’intéressais aux plateaux de tournage. Cela m’a donné des idées. Jai été plusieurs fois assistant réalisateur, régisseur de plateau, comédien…

En 2009, je suis allé à une école de cinéma, trois ans, j’en suis sorti réalisateur. Je me suis essayé avec un court métrage qui a été retenu à  Clap Ivoir 2014. Actuellement, je suis prêt à écrire et réaliser des scenarios.

En tant qu’acteur, avez-vous joué dans combien de films ? Quels genres de films ? Comme réalisateur, avez-vous réalisé combien de films?

Pour l’instant, je suis à mon premier essai avec le court  métrage de 13 minutes WAKMAN (13 min). Mais, j’ai beaucoup de scenarios parmi lesquels Un ” Imbécile “(06 min), ” Solitude Hantise ” (260min), ” Scolarité Kenné “(03 min), ” courage des personnes âgées en Belgique ” (20 min documentaire), ” Ma place c’est à l’école ” (26 min).

Vous étiez en septembre au rendez-vous de jeunes réalisateurs de l’espace CEDEAO à Abidjan. Que pensez-vous de ce festival Clap Ivoire?

Une véritable opportunité pour les jeunes réalisateurs pour faire voir leur production et intéresser des partenaires. C’est comme la pépinière du cinéma en Afrique. Il est à encourager véritablement, même si l’organisation est beaucoup à améliorer.

Pouvez-vous me donner un bref aperçu  du produit que vous avez présenté à Clap Ivoire ?

C’est une histoire d’amour, un jeune qui a vu l’âme de sa fiancée, synonyme de sa mort imminente chez nous. Mais on peut modifier ce destin par des rites et prières. Le film est donc une course pour sauver l’amour de la mort.

Quelles sont les difficultés liées à ce travail ?

La réalisation en Afrique comme partout au monde, c’est le financement. Nous, jeunes avons des difficultés, et même les anciens pour lever les fonds. Mais avec cette édition, on a décidé de rester en contact, faire des projets panafricains, et on prie Dieu que ça marche.

Avez-vous des projets à court, moyen et long termes ?

J’ai un long métrage écrit prêt. J’ai trois séries sous forme de gag moral, sensibilisateur, deux autres séries télévisées écrites. Les projets il y en a toujours, ce sont les fonds qui font  problème, pas les idées.

Avec quels acteurs ou réalisateurs souhaiteriez-vous un jour travailler?

J’aimerais avoir l’expérience du Nigeria qui colle à notre Afrique, j’aimerais avoir l’occasion sur tout projet étranger à ma culture. Mali, USA, EUROPE…

Quel est votre passe-temps favori?

Je suis plus cinéma et causerie au grin accompagné de thé.

Qu’est ce que vous aimez le plus dans la vie?

Faire plaisir à mes prochains, sans oublier ma famille. Pouvoir assumer la confiance que les gens me portent.

Que détestez-vous ?

La trahison, l’hypocrisie et le mensonge, aussi les fainéants.

Plat préféré?

Le To sauce gombo. Riz au soumbala poulet.

Fatoumata Mah THIAM KONE

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