Sirafily Diango : « La lecture est un moyen d’enseigner l’histoire aux enfants et aux adultes… »

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La ligne rédactionnelle de Bonne Lecture lui a orienté vers un professeur du lycée Massa Makan Diabaté du nom de Sirafily Diango qui a bien voulu se prêter à nos questions. Entretien !

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Sirafily Diango, professeur de Lettres, diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Bamako. Ecrivain, comédien, metteur en scène, Responsable Artistique de la Troupe DESTINS CROISES et de la Troupe du lycée Massa Makan Diabaté.

Sirafily Diango
Sirafily Diango

La lecture est d’abord un plaisir, un voyage dans un univers imaginaire et ensuite un moyen de découvrir d’autres mondes ; de comprendre d’autres cultures, de communiquer avec d’autres horizons ; un moyen puissant de développer l’intelligence. La lecture nous permet  d’enseigner la tolérance, le courage, la persévérance, bref les valeurs cardinales. Elle est aussi  un moyen d’enseigner l’histoire aux enfants et aux adultes

 

Quand est-ce que vous avez commencé à lire ?

Depuis l’école primaire : mes premières lectures non commandées par mes maîtres furent les aventures de Tintin.

 

Qu’est-ce que la lecture vous a apporté ?

Elle m’a apporté la culture et les valeurs citées plus haut.

 

On a coutume de dire que les maliens ne lisent pas, selon vous, ce constat amer est dû à quoi ?

Il est dû d’abord à l’in accès aux livres mais aussi aux comportements des adultes que les enfants ne voient pas lire !

 

Avec l’arrivée de l’internet, ne craigniez-vous pas la disparition du livre imprimé ?

Non, internet ne peut qu’enrichir la passion de la lecture.  Les deux  sont complémentaires. Rien au monde ne pourra changer le livre imprimé.

 

Quel appel avez-vous à lancer pour que les gens lisent beaucoup dans notre pays ?

Il faut une politique d’accès aux livres ; l’instauration une culture de la lecture, de l’écriture. Que les gens prennent le temps de rêver au lieu d’être toujours tourné vers le réel, le quotidien.

Votre dernier mot

« Lisons pour vivre » (Flaubert)

Interview réalisée par Mamadou Macalou

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