Soibou Mariko, secrétaire à la communication du MODEC : « Issaka Sidibé a été élu par les députés de la majorité, c’est le plus important »

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Soïbou Mariko est un jeune leader de la nouvelle vague des hommes politique du Mali à l’image de Amadoun Hamion Guindo, Moussa Mara, Racine Thiam, Moussa Teimbiné. Cette nouvelle vague d’homme politique veut s’affirmer désormais sur le plan national et international. Dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder, le secrétaire à la communication du MODEC aborde les questions nationales.

 

 

Soibou Mariko
Soibou Mariko

L’Assemblée Nationale du Mali a un nouveau bureau et un président en la personne d’Issaka Sidibé, une élection avec beaucoup de critiques, comment au MODEC, vous avez accueilli cette élection du président ?

Soibou Mariko : Merci beaucoup pour cette question, nous avons appris l’élection de M. Issaka Sidibé avec beaucoup de satisfactions, cela ce situe un peu dans le processus normal des installations des institutions de la République. Pour nous, en tant que parti politique qui a participé aux différents scrutins, nous ne pouvons que se réjouir de cette élection.

 

 

Certaines formations politiques surtout l’opposition a beaucoup critiqué cette élection, comme quoi, c’est le beau père du fils du président, comment avez accueilli cette situation ?

Mariko : Nous ne nous situons pas trop dans des débats de ce genre, le plus important est que la majorité parlementaire a choisi M. Issaka Sidibé comme président de l’Assemblée Nationale, nous ne pouvons que nous aligner derrière ce choix en tant parti affilié à la majorité présidentielle. Même si nous ne sommes pas dans l’Assemblée Nationale et l’accompagné dans ces missions.  Pour nous, qu’il soit le beau père du fils du président, qu’il soit un malien ordinaire, le plus important pour nous qu’il soit le choix des députés surtout des élus de la majorité présidentielle, c’est le plus important.

 

 

Cela fait six mois que ce gouvernement est en place, selon les textes, il devrait démissionner, que pensez-vous à cette situation ?

Mariko : C’est vrai ça fait six mois que le gouvernement est en place, déjà dans la presse on évoquait cette démission, ce sont des pratiques républicaines, mais je ne sais pas si c’est écrit dans les textes de l’assemblée qu’après la mise en place du bureau que le gouvernement démissionne. C’est possible je peux me tromper, mais quand l’Assemblée nationale est mise en place, on doit mettre en place un gouvernement à l’image de la configuration politique de l’Assemblée. Mais je ne suis pas sûr que cela soit dans les textes quelque part.  Cela dit ça me permettrait d’aborder un peu les activités menées par ce gouvernement. En six mois je suis d’accord qu’il y a eu des efforts, mais dans certains secteurs il y a encore des problèmes de lisibilité. Dans le domaine du développement rural, je sais qu’il y a eu des efforts, le ministre a tenté de faire bouger les choses. Au niveau de la diplomatie ça bouge, mais s’il est évident que cet engouement diplomatique est loin d’être l’œuvre du gouvernement c’est le président de la République en personne qui a pris son bâton de pèlerin, ce qui n’est pas mauvais en soi. Le plus important pour nous si ce mouvement diplomatique permette  de régler les problèmes diplomatiques tant mieux. Je crois que le gouvernent devrait faire mieux par rapport aux attentes des populations et doit mieux faire également.

 

 

Dans quel domaine ça ne bouge pas, pouvez vous nous en parler un peu ?

Mariko : Certains ministères ont la peine à trouver un peu leur marque dans l’attelage gouvernemental. Aujourd’hui : le ministère de l’habitat, le ministère de la politique de la ville, le ministère de l’assainissement, souvent on ne sait pas trop à ce niveau il y a des petits problèmes qui se posent peut être ce ne l’empêche pas de travailler, mais s’il y avait une démarcation plus nette, ça permettait aux ministres de travailler mieux.

 

 

Depuis un certains temps, nous assistons à des découvertes de charniers et arrestation, au Modec comment vous avez accueilli ces arrestations ?

Mariko : Nous pouvons donner des opinions, mais les dossiers sont au niveau de la justice, les gens se méfient beaucoup de commenter, mais cela dit ; c’est regrettable ce que nous sommes en train de constater. Il faut laisser la justice faire son travail, nous pensons qu’ils sont indépendants, qu’ils sont autonomes et nous pensons qu’ils prendront des décisions comme on le dit en leur âme et conscience.  Si c’est le cas, il n’y a pas de souci à se faire, laissons les dossiers suivent leur cours.

 

 

Quelle est la position aujourd’hui du parti MODEC, êtes-vous dans l’opposition ou dans la mouvance présidentielles ?

Mariko : Pour nous, jusqu’à preuve de contraire au moment ou nous n’avons pas fait de déclaration pour dire que nous sommes dans l’opposition, nous faisons parti de la mouvance présidentielle.   C’est vrai, les gens peuvent dire que nous n’avons pas de députés, ceux qui sont à l’Assemblée nationale sont plus visibles, mais il y a une masse critique de partis qui sont dans la mouvance présidentielle qui ne sont pas forcément à l’Assemblée nationale ni dans le gouvernement. Mais qui peuvent  apporter leur soutien au gouvernement sur le plan technique et sur le plan politique. Jusqu’à preuve du contraire, les instances appropriées au MODEC n’ont pas pris d’autres décisions, donc nous restons dans la logique de la discision prise à la veille du 2ème tour des  élections présidentielles, c’est-à-dire le soutien au président Ibrahim Boubacar Keita.

 

 

Ce qui veut dire que vous (MODEC)  pouvez être dans le prochain gouvernement ?

Mariko : C’est d’autres qui décident de cela, quand je dis d’autres, il revient à ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui de dire qu’on a besoin du MODEC, ce qui est le cas également au parti il y a des instances au parti qui prennent des décisions. Waid and see

 

 

 

Le gouvernement d’Oumar Tatam Ly vient d’enclencher une véritable lutte contre la corruption et la délinquance financière, au Modec est-ce que vous croyez à cette lutte ou est-ce que c’est une farce ?

Mariko : Non, une politique gouvernementale ne serait être considérée comme une farce. Nous demeurons convaincu que le président de la République en déclenchant cette lutte est décidé à aller jusqu’au bout. C’est une œuvre humaine qui a ses points forts et faiblesses, nous osons croire que ceux qui ont engagé cette lutte écouteront également les voix discordantes pour apporter des améliorations nécessaires à fin qu’on ait des résultats escomptés pour que les aspects de publicité au tour du phénomène ne prenne les pas sur les vrais problèmes de fond. Je pense que le président de la République et le gouvernement écouteront d’autres voix pour améliorer le système. La lutte contre la corruption, le seul indicateur ne peut être par le nombre de personnes emprisonnées. Il faut agir sur le système. Premièrement la sanction, c’est un peut mettre les gens en prison, il faut encourager aussi ceux qui sont en train de travailler. En faisant des nominations basées sur la capacité et la qualité des personnes en plus de cela, améliorer les conditions de travail des travailleurs. Tous ces facteurs combinés permettront au gouvernement d’avoir de bons résultats dans ce domaine de lutte contre la corruption.

 

 

Il y a une crise entre le ministre de la justice Me Mohamed Ali Bathily et les magistrats. Quelle est la position du parti ?

Mariko : Nous sommes en train de vivre cette crise depuis l’extérieur, c’est la famille judiciaire ; le ministre de tutelle  et les magistrats c’est la famille en plus le ministre est un élément de la famille. Il peut y avoir d’autres réalités que nous ne maitrisons pas, qui nous permettraient d’apprécier cette situation. Il est regrettable qu’à ce niveau surtout avec les luttes qui sont enclenchées et que ce mécanisme important de notre système mette dans la presse certaines choses qui n’honorent pas la famille judiciaire. Nous osons croire que le président de la République en tant que premier magistrat va intervenir pour mettre un peu d’ordre.

 

 

Comment vous constatez la situation sécuritaire sur toute l’étendue du territoire, êtes-vous satisfait de cette situation ou on peut mieux faire ?

Mariko : Il est regrettable que dans les derniers 72 heures ou encore 4 à 5 jours on assiste de nouveau à la recrudescente de la violence, je fais allusions à la situation qui s’est passée à Bamba et puis d’autres coins d’insécurité résiduelle. Nous sortons d’une crise, tout ne peut pas être fini au cours d’une journée. C’est un long processus, pour le moment nous croyons à la capacité de notre gouvernement avec l’appui de la MUNISMA et de la force Serval. Même si à ces niveaux, ces gens doivent faire beaucoup plus d’efforts, le gouvernement est en train de faire sa part, mais du coté de nos amis qui nous aide on a besoin de plus d’engagement et de plus de visibilité à ce qu’ils font. Mais nous croyons à  notre gouvernement à aller au bout du phénomène.

 

 

Par rapport à la reforme de l’armée entreprise, est-ce que cette reforme vous satisfait au MODEC ?

Mariko : Les reformes au niveau de l’armée, je n’ai pas les textes en main pour savoir exactement ce qui est proposé, les questions militaires sont des questions secret défense. Le grand public n’a pas souvent accès aux informations à ce niveau, mais nous pensons que notre outil de défense avec tout ce que nous venons de subir dans ces deux dernières années a besoin d’être remis à  niveau, à besoin d’être un peu organisé pour faire face aux nouvelles menaces.

 

 

A à la tête de l’armée malienne, il y a un certain Soumeylou Boubeye Maiga que vous connaissez bien, est-ce qu’il est capable de donner une autre âme à cette armée ?

Mariko : C’est une question difficile en se sens que, je crois que Soumeylou Boubèye est à son deuxième passage à la tête de ce département. Le président de la République est mieux placé que quiconque pour savoir un peu qui a ce niveau peut donner de bon résultat. C’est vrai c’est lui le chef « d’orchestre », mais tout repose également sur les éléments techniques et des états majors  à ce niveau s’il a des les hommes qu’il faut là-bas ça peut aller. Mais c’est un milieu qui doit être traité avec beaucoup de discernements, s’il y a certains trucs dans la vie civile qui peuvent se passer sans problème dans la vie militaire, c’est tout autre. Nous pensons que le président de la République aura toujours un homme capable à la tête de ce département par rapport aux défis énormes aujourd’hui qui est la défense du pays.

 

 

Bientôt ce sont les élections communales, comment compter préparer ces élections et aborder ?

Mariko : Nous préparons les élections communales, nous ne dirons pas que c’est ce qui nous reste, parce que à la présidentielle, malheureusement nous ne sommes pas là, aux législatives les résultats n’ont pas été à hauteur de souhait. Mais pour un jeune parti comme nous, nous continuons avec le travail d’implantation. Il y a une semaine, nous avons fait le tour de toutes les régions du Mali, excepté les régions de Gao, Tombouctou et Kidal.  Le travail d’implantation et de mobilisation continue pour aborder les élections communales. Nous sommes sûrs déjà que les élections communales seront différentes des autres élections passées et nous avons bon espoir pour les résultats à ce niveau.

 

 

Quel appel avez-vous pour les militants et militantes ?

Mariko : L’appel que j’ai à lancer aux militants et militantes du MODEC c’est de rester mobilisés derrière le parti, tout le monde veut tout et tout de suite du gouvernement, nous sortons d’une crise sans précédent. Cela demande un peu de la patience, les actes que le gouvernement va poser il s’agit de les apprécier avec beaucoup de discernement et de rester mobilisés  dans le cadre de la mouvance présidentielle et accompagner le gouvernement. Quand aux municipales, c’est le message qu’on a fait passer au cours de la tournée que nous venons de terminer. Le président a fait une vingtaine de villages dans la région de Sikasso et il a toujours appelé à la mobilisation.

Diakaridia (source L’Intelligent)

 

 

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1 commentaire

  1. Attention, la corruption, songe à toi même et savoir comment tu a remplacé le gestionnaire du PIP de l’OPIB sans que tu aies l’expérience nécessaire pour satisfaire les décideurs de l’Office. Tous les travaux secondaires fictifs exécutés dans le périmètre irrigué de Baguineda sont repertoriés et feront l’objet de mise à jours.

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