Trois questions à Harlem Desir, 1er Secrétaire du PS : «Le Mali n’aurait pas été sauvé si Hollande n’était pas le Président de la France»

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En marge de sa visite de 48 heures au Mali sur invitation des partis  membres de l’Internationale socialiste, nous avons rencontré le premier secrétaire du Ps, Harlem Désir. Avec lui,  nous avons échangé sur les sujets d’actualité. De l’intervention de l’armée française à l’organisation des élections en passant par la situation politique de notre pays, Harlem Désir a réaffirmé le soutien du parti socialiste français à ce processus de normalisation.

Harlem Desir (photo Le Figaro)
Harlem Desir (photo Le Figaro)

Quel est l’objet de cette visite à l’Adema sachant qu’il n’est pas le seul parti membre de l’Internationale socialiste ?
J’ai tenu à venir au Mali sur l’invitation des partis maliens membres de  l’Internationale socialiste  notamment l’Adema et le Rpm, pour exprimer l’amitié et la solidarité du Parti socialiste et du peuple français vis-à-vis du Mali qui se bat aujourd’hui pour sa liberté, son intégrité et sa démocratie. Aujourd’hui, nous sommes très heureux de pouvoir rencontrer les forces vives du Mali, notamment la société civile et les acteurs politiques qui préparent les prochaines élections. Nous avons également rencontré les autorités de la transition. Il est très important après la réussite de l’action militaire pour repousser les terroristes et les narco trafiquants qui ont régné la terreur au nord du Mali et qui menaçaient l’intégrité du Mali, que l’on travaille maintenant à l’avenir qui repose sur la réussite de la transition démocratique et le développement.  Et pour cela, le Parti socialiste sera pleinement mobilisé.
Les socialises français avec le président François Hollande ont évidemment été très présents tout au long de ces derniers mois pour assurer la solidarité avec le peuple malien. Nous voulons aussi être très présents dans les temps qui viennent pour assurer la démocratie et le développement et pour être aux côtés des forces politiques et démocratiques du Mali, de la société civile pour que les relations entre nos deux peuples permettent au Mali de connaître un avenir plus stable et plus prospère. Je crois que c’est l’intérêt de nos deux pays, évidemment en termes de sécurité. Mais c’est surtout notre ambition, notre idéal que nos pays qui sont très amis, qui ont beaucoup d’échanges- il y a beaucoup de Maliens qui vivent en France et nous avons d’ailleurs organisé des réunions avec les Maliens à Paris et à Montreuil pour exprimer notre solidarité avec le Mali au moment où il était agressé- que nous puissions aussi œuvrer ensemble à l’avenir, à la démocratie, au développement.

Quelles leçons tirez- vous de la crise politique et sécuritaire du Mali ?
D’abord, il fallait réagir pour bloquer l’offensive des terroristes vers le sud, c’est  la première leçon. Heureusement que le président de la République française, François Hollande, a pris la décision courageuse et rapide de répondre immédiatement à l’appel du Président Dioncounda Traoré face à l’agression qui menaçait Bamako et l’ensemble de la région. Le Mali n’aurait pas été sauvé si la France avait élu un autre président que François Hollande, qui a battu Nicolas Sarkozy en mai 2012. C’est aussi ce que me disent mes interlocuteurs ici.
La deuxième leçon est qu’il faut dès maintenant préparer la réussite des élections présidentielles et législatives pour donner au Mali les institutions pleinement légitimes dont il a besoin. Et pour permettre au peuple malien de reprendre la maîtrise de son destin.
La troisième est que la démocratie et la stabilité puissent s’installer dans la durée. Aussi, il faut se mobiliser pour le développement économique, sociale, de l’agriculture, du droit à l’éducation, à la santé. Et pour tout cela, nous voulons dialoguer avec nos amis des partis politiques maliens. Au retour en Europe, assurer la plus forte mobilisation de l’Europe et de la France pour  la réussite de cette phase de développement.

Quel regard portez-vous sur l’organisation des élections ?
Ces élections doivent être organisées dans des conditions transparentes, démocratiques, pluralistes et incontestables. C’est pour cela que nous voulons apporter notre appui aux forces de la société civile malienne et aux partis membres de l’Internationale socialiste.
La préoccupation première, c’est que ces élections soient transparentes, libres. Que les futurs dirigeants soient légitimes. C’est un défi. Nous travaillons ensemble à l’après-guerre, à la reconstruction démocratique, au développement, à la réconciliation qui doivent prendre le relais de l’action militaire.
Propos recueillis par
Nouhoum DICKO

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1 commentaire

  1. Depuis Obama, on se méfie désormais des Peaux noires-Masques-blancs. Ils sont porteurs de politiques de recolonisation. L’intérêt de Harlem Désire pour l’Afrique et le Mali, c’est l’intérêt de carrière que nourrit tout socal-démocrate français: constituer son petit réseau françafricain, utile pour l’avenir.

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