Mali: Hollande et Biden veulent que la MISMA soit gérée par l’ONU

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PALAIS DE L’ELYSEE, 4 FEVRIER 2013. Le président Hollande accueille le vice-président américain Joe Biden sur le perron de l’Elysée.

Le président français François Hollande et le vice-président américain Joe Biden se sont mis d’accord lundi pour que la force africaine au Mali (MISMA) soit “aussi rapidement que possible placée sous l’autorité de l’ONU”. Sur le terrain, l’armée française poursuit dans le nord-est du pays sa traque des islamistes.

A Paris, M. Biden a rendu hommage au “courage” et à la “compétence impressionnante” des soldats français engagés au Mali. Le chef de l’Etat français a remercié Washington pour son “soutien politique, matériel, logistique”.

La France souhaite cependant être rapidement remplacée sur le terrain par la force interafricaine en cours de déploiement et autorisée par l’ONU.

“Dans les villes que nous tenons, nous souhaitons être rapidement relayés par les forces africaines de la MISMA”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. A terme, les forces africaines déployées doivent comprendre quelque 6000 soldats d’Afrique de l’Ouest et du Tchad.

Aide au développement

Paris insiste également sur la nécessité d’un rétablissement d’institutions démocratiques issues d’élections “justes et transparentes” et la mise en place d’une politique de développement, en particulier pour les régions du Nord.

Dans cette perspective, le gouvernement français a aussi annoncé lundi la reprise progressive de l’aide publique au développement. Cette aide était gelée depuis le coup d’Etat militaire du 22 mars 2012.

Réunion à Bruxelles mardi

Afin de s’entendre sur les moyens d’assurer le retour à la stabilité une fois qu’auront pris fin les opérations militaires, le Groupe de soutien au Mali va se réunir mardi à Bruxelles, ont indiqué des responsables européens. Ce groupe rassemble les grandes organisations internationales comme l’ONU.

Au Mali, la France poursuit sa traque des chefs et combattants des groupes islamistes liés à Al-Qaïda dans le massif des Ifoghas, au nord de Kidal (1500 km de Bamako). L’armée se situe tout près de la frontière algérienne.

(ats / 04.02.2013 18h57)

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4 COMMENTAIRES

  1. Ma colère est grande contre ces Maliens qui passent le temps à poster des chiures en soutien à des politiciens corrompus qui ont vendu et trahi le pays au lieu d’aider au renforcement des vrais patriotes maliens. Depuis Konaré, ATT, l’armée et les institutions maliennes ont été détruites par l’irresponsabilité, l’affairisme et l’incompétence. Dans la crise actuelle, s’il y a une chose à faire, c’est de refuser radicalement l’arrivée au Mali des touristes armés de l’ONU criminelle. Une arrivée que la classe de négro-maçons pourris, sous l’égide de Dioncounda et autres, s’apprêtent à accepter sur ordre de leurs maîtres France-Otan-USA. Acceptez ces troupes d’occupation fera de l’armée malienne un simple segment de police municipale sans pouvoir de défense souveraine et sans autonomie. Déjà sérieusement disqualifiée à tort, c’est le dernière chose à refuser des occidentaux et des satrapes de la CEDEAO. Regardez ce qui se passe au Congo et partout où ses soudards de l’ONU débarquent.

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