ACCORD D'ALGER : Des anciens leaders de l'AEEM disent non à la manipulation

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Depuis quelques semaines, des jeunes maliens vivant en France s’agiteraient dans la capitale française pour disent-ils, dénoncer les Accords signés avec les rebelles le mois dernier à Alger. Après les marches de protestation, ils auraient décidé de porter plainte contre lesdits accords devant les tribunaux sous les conseils d’un avocat malien qui aurait séjourné récemment à Paris.

Réunis dimanche dernier, ses agitateurs dirigés par l’ancien secrétaire général du bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants, Bakary Mariko, veulent désormais donner une nouvelle dimension à leur manœuvre. Pour ce faire, toujours sous les conseils dudit avocat, ils voudraient mettre en branle d’autres mouvements de protestation dans le district de Bamako et éventuellement dans des villes de l’intérieur du pays avec d’anciens responsables de l’AEEM. Joints au téléphone par leurs commanditaires, quelques deux à trois personnes se sont empressées de créer des associations fantômes pour tenter rapidement de semer le désordre. Elles voudraient préparer des manifestations dans les prochains jours n’eut été le refus de nombreux ex-leaders estudiantins de s’embarquer dans une affaire dont ils ignorent les tenants et les aboutissants. Surtout la personne de Bakary Mariko ne semble plus leur inspirer confiance.

En effet, celui-ci a été dans un passé très récent, un grand militant du Mouvement Citoyen et au cours de son dernier séjour à Bamako, a tenté de convaincre ses anciens camarades de le rejoindre. Ceux-ci ne comprenaient pas ses agissements actuels avant qu’on leur explique que les doléances qu’il avait soumises à certaines autorités, n’avaient pas été satisfaites. Cette information a été confirmée par l’un de ses proches amis actuellement en service au ministère de la Jeunesse et des Sports qui précise qu’ " il avait voulu avoir tout et tout de suite ". Pour celui-ci, les agissements de M. Mariko ne sont qu’une manière de se venger et de faire chanter les autorités. Un projet auquel ses camarades les plus avertis refusent de participer. Notamment Ibrahima Coulibaly dit IC, ancien secrétaire général adjoint du bureau de coordination et actuellement secrétaire général de l’Amicale des Anciens et Sympathisants de l’AEEM qui nous a confié hier ceci :

"Comme tout le monde,  j’ai entendu que des contacts sont pris avec d’anciens responsables de l’AEEM  par des animateurs d’une association dénommée Le Mouvement des Jeunes pour la Démocratie, la Paix et la Solidarité (MJDPS) et  notre camarade Bakari Mariko semble être la tête de proue de cette organisation. Pendant les quelques jours où il a fait les choux gras de certains journaux de la place, les déclarations et autres agissements ont toujours été au compte dudit mouvement .Le bureau de l’Amicale des anciens et sympathisants de l’AEEM dont je suis le secrétaire général n’a jamais eu de contact avec ce mouvement en France. Notre bureau ne s’est jamais préoccupé des accords d’Alger. Si nous devrions le faire, ce serait de façon solennelle lors d’une assemblée générale ou d’une réunion de bureau. Aujourd’hui, nous prenons notre distance avec des agissements malsains et des passions pour nous positionner en responsables de demain, garant de la démocratie, du développement et de l’avenir de ce pays. Aucune action tape à l’oeil ne saurait nous distraire et nous embarquer dans des aventures superfétatoires aux desseins personnels. Les accords d’Alger sont aujourd’hui un alibi, la petite bête pour beaucoup de gens qui veulent soit exister politiquement soit qui veulent se faire et se réaliser à travers des positions extrémistes. Chacun y va de ses propres commentaires et interprétations selon soit  ses rapports avec le regime soit selon son niveau de compréhension et d’information. Aujourd’hui, les anciens de l’AEEM sont des responsables de ce pays. Parmi nous il y a eu des ministres, il y a des directeurs nationaux, des directeurs administratifs et financiers, d’éminents avocats, de grands journalistes et chefs d’entreprises prospères qu’aucune influence ne peut entrainer dans des débats anachroniques. Donc nous ne jetons l’anathème sur personne et nous tenons à préciser que nous refusons de vendre notre conscience".

Un discours qui ne laisse pas de place aux amalgames et à la manipulation.

 

Fatoumata H

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